La 27e brigade d’infanterie de montagne préserve ses fondamentaux

Mi-novembre 2015, dans les Alpes, nous avons suivi une bonne partie de la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) pour l’exercice annuel « Cerces » (1). Interarmes, interarmées et interallié, cet entraînement est l’un des plus complets effectués par ces troupes françaises aguerries au combat en montagne. L’occasion de mieux comprendre leur savoir-­faire, reconnu pour être le meilleur au monde.

Les échanges avec les alliés sont nombreux, en particulier avec les armées de l’arc alpin (Allemagne, Autriche, Italie, Suisse), qui disposent de la même logique d’autonomie que la 27e BIM. Les Suisses disposent ainsi d’une très bonne expertise de sauvetage en montagne, dont les chasseurs alpins français sont friands. Avec les Alpini italiens, les activités communes sont plus difficiles à monter en raison du rythme opérationnel dense des deux armées.[/mks_accordion_item]

Mortier
Lorsqu’une demande d’appui est formulée de la part de fantassins ou de cavaliers, elle passe par les observateurs avancés (eux-mêmes artilleurs), lesquels font part de la demande au PC, qui attribue le tir à une section (entre deux et quatre pièces en fonction du besoin), donne la direction de tir et la hausse du tube adaptée. Sur place, les équipes de pièce n’ont plus qu’à afficher les données, à confectionner la charge correcte. Chaque pièce est servie par six personnes : un chef de pièce, un pointeur chargé de toutes les opérations de réglage, un artificier qui confectionne les charges sur les obus, un pourvoyeur, un pilote (celui qui conduit le VAB) et un chargeur tireur qui met l’obus dans le tube et tire sur la ficelle pour déclencher le tir. À côté du mortier, le goniomètre sert à pointer correctement le tir.

L’avantage du mortier repose sur sa rusticité et sa rapidité de mise en œuvre. Situé dans la manœuvre directement derrière les troupes appuyées, il est donc rapidement en mesure de délivrer les feux, d’une portée de 8 km en montagne. En moins de dix minutes, une section bien drillée est prête au tir. Par ailleurs, les artilleurs du 93e RAM apprennent le raid mortier héliporté (élingage du mortier), afin d’être capables de battre des zones situées hors de portée des lanceurs ou de certains itinéraires d’infiltration. La condition physique des hommes est une fois de plus essentielle, car il faut alors porter à quatre trois fardeaux de 200 kg pour déplacer le mortier… Il existe une procédure dite « de long feu », quand un obus n’a pas explosé (n’est pas parti du tube) : un laps de temps pyrotechnique, plus ou moins long en fonction des lots (dix minutes en moyenne) empêche tout mouvement autour du mortier dans un périmètre assez large avant qu’un artificier plonge son bras pour faire ressortir l’obus du tube…

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Article paru dans DSI Hors-Série n° 46, février-mars 2016.

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