Psychologie de la baïonnette. Dans les sillons de la décision tactique

(10) Sur un total de 2 052 984 blessés. Ministère de la Guerre, Direction du Service de santé, Étude de statistique chirurgicale, guerre de 1914-1918, « Les blessés hospitalisés à l’intérieur du territoire ». L’évolution de leurs blessures, tableau LII, tome 1er, Imprimerie Nationale, 1924, p. LXIII.

(11) Sans nier sa portée, cette remarque reste à moduler par la tendance du combattant à user de moyens contondants (coups de crosse notamment) pour se débarrasser de son adversaire.

(12) D’autant plus qu’une partie de ces pertes est imputable au caedes  : le défenseur en déroute subissant unilatéralement, apathique ou en fuite, la frénésie du vainqueur.

(13) La préférence pour la mort par balle se retrouve chez D. Grossman, On Killing, Back Bay Books, 1995, p. 121 « This powerful revulsion to being killed with cold steel can also be observed with mutinous Indian soldiers captured during the 1857 Sepoy Mutiny who “begged for the bullet” by pleading to be executed with a rifle shot rather than the bayonet […]. We have seen this in Rwanda, where the Hutu tribesmen made their Tutsi victims purchase the bullets they would be killed with in order to avoid being hacked to death.  »

(14) Marc Bloch, L’Histoire, la Guerre, la Résistance, Coll. « Quarto », Gallimard, Paris, 2006, p. 132.

(15) « This was a very critical point in the operation : […] fire was not to be opened unless absolutely necessary ; wounded had to be attended to ; and having just seen some of their comrades becoming casualties the soldiers were not feeling particularly sympathetic towards the Arab mutineers.  » Major Miller, cité dans Tim Ripley, op. cit. p. 227.

(16) Major Miller cité dans Tim Ripley, ibid.

(17) S’opposant par là à l’indistinction charge/charge à la baïonnette – « nul ne tient devant une attaque à la baïonnette […], baïonnette au canon ou dans le fourreau il n’importe  » – chez Ardant du Picq, op. cit., p. 121.

(18) À l’instar de la charge de McDonald à Wagram qui ne voit arriver au contact qu’entre 14 et 7 % de ses 22 000 soldats ; avec une estimation haute d’un tiers de blessés et de tués, le reste, soit un minimum de 55 %, ayant ralenti la marche d’approche ou s’étant volontairement laissé choir. Voir Ardant du Picq, op. cit., p. 131.

(19) « […] et toujours une des deux troupes si près que l’on voudra, à deux pas si l’on veut, fait demi-tour avant l’abordage. » Ardant du Picq, op. cit., p. 120.

Service de place, service en campagne, service intérieur, (20) Voir sur le traumatisme pour l’assaillant de l’engagement corps à corps, D. Grossman, op. cit., p. 120-133.

(21) « L’ordre seul alors impose dans une attaque, parce qu’il indique une résolution réelle, et voilà pourquoi il en faut prendre l’habitude, et le garder jusqu’au dernier moment, jusqu’au moment du corps perdu. » Ardant du Picq, op. cit., p. 121.

(22) Coup de main du chef d’escadron Gourgaud sur un avant-poste russe à la veille de la bataille de Laon, en mars 1814, et opération nocturne des chasseurs des Vosges lors la destruction du pont de Fontenoy où il est « expressément recommandé de ne pas tirer et de se servir uniquement de l’arme blanche ». Respectivement Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837, tome 5, Delloye, 1838, p. 221 et Destruction du Pont de Fontenoy, 22 Janvier 1871, Service de place, service en campagne, service intérieur, Cours spécial des E.O.R. reproduit dans art. 5 no 128, Études Touloises, 2008, p. 27-31.

(23) Ardant du Picq, op. cit., p. 112.

(24) Groupes pouvant être aussi offensifs et rebelles que les mutins d’Aden mâtés, sans effusion de sang chez eux, à la seule baïonnette.

(25) Tant par la seule vue de la baïonnette que par des exercices de démonstration de force (fixation ostentatoire et marche en rang baïonnette au canon). Voir Field Manual 19-15, division 8-3 et 11-6, 25 novembre 1985.

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