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Les combattants étrangers de Daech au prisme de la sociologie militaire

S’ils paraissent a priori éloignés l’un de l’autre, les champs militaire et religieux présentent des similitudes. © Shutterstock/sylv1rob1

Les attentats survenus en 2015 et 2016 sur le territoire français et la multiplication du nombre de combattants en partance vers la Syrie et l’Irak ont hissé les phénomènes de radicalisation djihadiste au sommet de la hiérarchie des menaces. Avec près de 1 700 personnes en 2015, la France représente le premier « fournisseur » occidental de combattants étrangers (1). Concernant majoritairement des hommes, le phénomène touche aussi des femmes et des familles avec enfants (2). Préoccupation majeure des services de sécurité, cet embrigadement intéresse aussi des universitaires issus d’un large spectre de disciplines.

Si les premiers cas de radicalisation ont été le fait d’individus issus des deuxièmes générations de l’immigration (maghrébine et indo-pakistanaise en Europe, somalienne aux États-Unis), ce phénomène connaît de profondes mutations sociologiques. On observe sa massification ainsi que la diversification des profils des acteurs engagés. Et loin de se cantonner à une jeunesse de culture musulmane en proie à un sentiment de relégation, il touche une large part de convertis (3) issus de milieux hétérogènes tant du point de vue social et scolaire que du point de vue géographique et des personnes insérées dans le tissu social et économique (4).

L’organisation de l’État islamique (EI ou Daech) peut se targuer d’avoir réussi à attirer en quelques années entre 25 000 et 30 000 combattants issus de plus de 90 pays. À titre de comparaison, les brigades internationales de djihadistes en Afghanistan ont représenté environ 20 000 soldats enrôlés sur une période de plus d’une décennie (1980-1992). Ce développement s’explique en grande partie par la proximité géographique du théâtre syrien, aisément accessible pour des ressortissants européens, mais également en raison des nouvelles capacités de communication qu’autorisent les outils numériques et les réseaux sociaux.

Les méthodes de recrutement : un marketing high-tech

Comprendre les logiques d’engagement, qu’il soit djihadiste ou militaire, implique de déplacer le regard vers ce que l’on pourrait appeler l’« offre de recrutement ». Pour optimiser sa stratégie de séduction, l’EI a investi dans Internet et les réseaux sociaux. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais Daech a appris à maîtriser la viralité sur le Net, décuplant ainsi l’impact numérique de ses messages (5). Analysant près de 800 vidéos générées par l’organisation, le chercheur espagnol Javier Lesaca en déduit que celles-ci sont loin d’être exclusivement fondées sur des ressorts purement religieux. Une part importante des productions, telles que Flames of War ou HH19, est d’un point de vue formel inspirée de la culture pop occidentale et des blockbusters hollywoodiens, comme American Sniper (de Clint Eastwood, 2014), V pour Vendetta (de James McTeigue, 2006) ou Matrix (des Frères Wachowski, 1999).

Les jeux vidéo sont également devenus une source d’inspiration communicationnelle de premier plan. Conscients d’une certaine fascination de la jeunesse pour les figures héroïsées, les communicants de Daech rivalisent d’ingéniosité pour la séduire, relayant des images de guerriers esthétisés à l’extrême. Ces dernières exposent des collectifs de soldats virilisés, armés et cagoulés dans des postures comparables à celles que véhiculent les jeux de guerre les plus en vogue (Call of Duty, Battlefield). Ils constituent également des supports stratégiques pour les responsables des ressources humaines militaires. Ainsi, aux États-Unis, les partenariats entre développeurs de jeux vidéo, chercheurs et militaires se sont institutionnalisés. Dépendant de l’University of Southern California, l’Institute for Creative Technologies est un centre qui coopère avec les armées afin d’améliorer l’entraînement des soldats sur simulateur et d’optimiser les capacités de recrutement de ces dernières. Les distributions gratuites de jeux vidéo de guerre sont également une pratique courante. En France, ces types de procédés sont moins fréquents et n’ont pas ce degré de formalisation. Ils ont néanmoins fait l’objet d’expérimentations, prenant la forme d’une incrustation de publicités et de marketing pour les métiers militaires à l’intérieur de jeux vidéo (6). Déjà en 1999, le ministère de la Défense avait élaboré un clip vidéo de 40 secondes, inspiré des prouesses technologiques de Matrix.

Ayant un impact auprès des publics adolescents et jeunes adultes, ces procédés ont fait l’objet de critiques, en particulier lorsqu’ils sont le fait de structures officielles. Certains travaux universitaires dénoncent le brouillage des frontières entre un monde virtuel qui esthétise à l’extrême l’héroïsme des combattants et les réalités souvent cruelles de l’activité guerrière (7).

Au-delà des antagonismes symboliques entre militaires et djihadistes

Si l’on se place du point de vue des représentations collectives, le djihadiste incarne la figure la plus antagonique du militaire occidental. Cette observation est d’autant plus défendable que ces dernières années ont vu une forme d’importation des conflits internationaux ainsi qu’une multiplication des agressions physiques de soldats occidentaux.

Ainsi, lors de la tragédie survenue en mars 2012 à Toulouse et à Montauban, Mohammed Merah a tué trois soldats français et blessé un autre en raison de leur engagement sur le théâtre d’opérations afghan. En mai 2013, Cédric Cordiez, soldat au 4e régiment de chasseurs de Gap, et le Britannique Lee Rigby, membre du Régiment royal des fusiliers, ont été respectivement agressé à Paris et tué à Londres. En octobre 2014, Michael Zehaf-Bibeau a abattu un caporal devant le Monument commémoratif de guerre à Ottawa. Deux jours auparavant, toujours au Canada, deux soldats étaient renversés à Saint-Jean-sur-­Richelieu, dont l’un a succombé à ses blessures. En mars 2016, Ayanle Hassan Ali s’est attaqué au centre de recrutement des armées de Toronto et a blessé deux militaires avec un couteau.

Perpétrées par des musulmans désireux de « venger » leurs coreligionnaires victimes des « armées de croisés » à travers le monde, ces attaques illustrent l’émergence de formes de menaces aussi imprévisibles qu’anxiogènes. Elles accréditent également l’idée d’une altérité irrémédiable entre des parties de la jeunesse que tout oppose, celles qui ont fait le choix de s’intégrer socialement à travers un métier qui érige le patriotisme en valeur cardinale, et celles en proie au nihilisme et à de profonds malaises identitaires. Pourtant, la réalité se laisse difficilement enfermer dans ce schéma binaire, et l’analyse des biographies de certains djihadistes incite à plus de nuances.

Les parallèles et les porosités entre parcours d’engagement militaire et engagement djihadiste s’incarnent dans de multiples exemples. Ainsi, Lionel Dumont, ex-membre du « gang de Roubaix » (1996), avait effectué son service militaire au 4e régiment d’infanterie de marine de Fréjus. Il partit par la suite à Djibouti avec le 5e régiment interarmes d’outre-mer et participa à l’intervention multinationale de l’ONU en Somalie (1992-1993). En juillet 2010, Mohammed Merah avait tenté de s’engager au sein de la Légion étrangère. De même, les témoignages sur le parcours d’Hasna Aït Boulahcen, proche des terroristes des attentats du Bataclan du 13 novembre 2015, rapportent qu’elle souhaitait s’enrôler au sein des armées françaises. À l’étranger, le converti Abdul Shakur (né Steven Vikash Chand) s’est engagé au sein du Régiment royal du Canada de 2000 à 2004 avant de se livrer à des activités terroristes lors du complot déjoué à Toronto en juin 2006.

L’ambivalence de ces trajectoires sociales déstabilise tant les valeurs associées à ces logiques d’engagement respectives paraissent opposées dans les imaginaires collectifs. Les recherches consacrées à l’engagement des militaires issus de l’immigration fournissent quelques éléments d’éclairage sur les points de convergence susceptibles de rapprocher ces deux phénomènes a priori antagoniques (8). Selon une typologie des logiques d’engagement de ces segments de population, la catégorie « engagés en rupture » regroupe des acteurs dont les trajectoires sociales présentent de nombreuses similitudes avec celles des jeunes séduits par un projet d’adhésion religieuse radicale, notamment dans ses déclinaisons salafistes. On y retrouve de nombreux jeunes provenant de milieux sociaux et familiaux instables, voire précaires. L’évolution dans des familles disloquées et le déficit de figure paternelle sont des caractéristiques récurrentes.

Sans toujours le verbaliser explicitement, beaucoup d’entre eux choisissent le métier des armes pour ses dimensions affectives et presque familiales. S’ils paraissent a priori éloignés l’un de l’autre, les champs militaire et religieux présentent des similitudes. Les modalités d’entrée en religion de certains jeunes en voie de désaffiliation sociale et celles d’engagés désireux d’intégrer les armées sont comparables. On observe dans les deux cas la quête d’une identité positive dans un univers social structurant ou, tout du moins, d’un cadre normatif valorisant.

La sociologue Danièle Hervieu-Léger a mis en lumière les traits communs qui prévalaient entre les expériences religieuse et militaire (9). Outre qu’on y retrouve la subordination à une puissance transcendante qui s’incarne dans Dieu pour l’une et dans la mission pour l’autre, toutes deux font appel aux notions d’obéissance, d’ascèse (notamment par l’entraînement physique chez les militaires) et de dépouillement. Le cœur de cette congruence se situe plus précisément dans la mobilisation de la notion de « sacré ». Elle souligne que la source de l’expérience du sacré est à trouver dans l’« émotion des profondeurs », c’est-à-dire dans les moments durant lesquels les sociétés produisent un type d’expérience collective spécifique appelé l’« expérience du nous » et qui représente ces instants où les individus réalisent qu’ils forment une entité non réductible à la somme des atomes individuels qui composent le groupe. À l’instar de l’engagement religieux, les carrières militaires permettent à certains jeunes de sortir d’un cycle négatif et de retrouver un équilibre de vie et, in fine, de s’extraire de la spirale de l’échec et de la dépréciation de soi.

Au-delà de leur divergence apparente, engagement religieux et engagement militaire ont également comme propriété commune de transmettre des identités positives et de pallier des déficits affectifs protéiformes en offrant une fraternité, qu’elle se décline sous la forme d’une communauté de croyants (oumma) ou celle du métier des armes (frères d’armes). Cette double quête d’un environnement affectif et autoritaire se retrouve dans les expériences sociales des « born again ». L’inclusion au sein d’un collectif religieux ou militaire procure à la fois un sentiment de sécurité et de force collective particulièrement recherché pour des jeunes en quête d’identité. On note dans les deux types d’engagements l’idée d’un rite de passage et d’une forme de renaissance.

Des motivations protéiformes

Le mouvement d’embrigadement généré par Daech ne représente pas un phénomène monolithique. L’engagement djihadiste dans les contrées syro-irakiennes confère aux jeunes Occidentaux des ressources, sinon similaires, au moins comparables en matière d’identification positive et d’exaltation collective. Il pourvoit à une quête d’adrénaline et d’aventure que l’on a pu observer à l’intérieur d’autres mouvements. Car ce volontariat n’est pas une nouveauté en soi : les Brigades internationales dans la guerre civile espagnole (1936-1939) et les conflits afghan (1979-1989) et yougoslave (1991-1995) (10) constituent des précédents connus.

Motivées par des facteurs politiques, idéologiques ou religieux, ces formes d’engagement peuvent également assouvir une envie d’aventure. Pour beaucoup de candidats, le choix du métier des armes répond à une stratégie de rupture avec un environnement social ou professionnel jugé terne et monotone. Plusieurs déplorent le manque d’intensité et l’absence d’excitation qui marquaient leur vie. Intérimaire dans une usine de la banlieue parisienne, Moussa déclarait quelques mois avant son engagement dans un régiment d’infanterie : « Mon job actuel est nul. Je bosse en horaires décalés ; les relations entre les gars sont mauvaises. C’est comme un panier de crabes : chacun veut se faire bien voir pour choper un CDI. C’est cette ambiance qui est pourrie. À l’armée, je sais que ce sera très différent. On sera entre potes, dehors, à l’étranger […]. On se battra pour quelque chose et c’est vraiment ça qui m’attire » (11).

Il y a dans ces propos une volonté de se soustraire à un quotidien monotone. Ces arguments rappellent certaines théories mettant l’accent sur l’importance des rétributions immatérielles, psychologiques et affectives pour expliciter certaines formes de militantisme. Celles-ci concernent notamment le désir d’identification à un groupe et les satisfactions psychologiques liées au sentiment d’être en accord avec soi-même, voire d’être un artisan de l’histoire. Plusieurs chercheurs abondent dans ce sens en insistant sur le fait qu’il serait hasardeux d’analyser le pouvoir d’attraction de l’EI sans prendre en considération la force de ces incitations. Une interprétation fondée sur le seul prisme d’une quête de violence ou de mort serait lacunaire. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Daech exerce également une attirance en raison de sa dimension communautaire, fraternelle. Les images des jeunes sections de combattants étrangers, cosmopolites et presque joyeuses sur leurs 4 x 4, ont fait le tour de la planète. Elles mettent en scène une fraternité d’armes valorisante, voire fascinante, pour les populations désœuvrées des grandes agglomérations occidentales et, plus largement, pour une jeunesse sensible à des projets collectifs à forte intensité émotionnelle (recherche d’action, mission humanitaire, idée d’une société idéale, etc.). Le combat ne constitue pas l’activité la plus chronophage pour les soldats de Daech : il met en lumière l’existence d’une vie collective extraguerrière fondée sur la camaraderie et l’égalitarisme et marquée par de nombreux moments festifs et ludiques (12). On en conclut l’idée d’une sous-culture djihadiste alliant des éléments puisés dans le substrat islamique et d’autres, glanés au sein des cultures occidentales d’origine.

Les habillements illustrent ce mixage. Les tenues mêlent vêtements militaires classiques (gilets, uniformes, treillis) et codes occidentaux (baskets). Les photographies mettant en scène les hommes de l’EI reflètent cette même ambivalence, véhiculant tantôt les images de combattants traditionnels arabes assis à même le sol (ou à cheval), tantôt celles de jeunes posant virilement et collectivement avec leurs armes, poses qui ne sont pas sans rappeler celles de gangsters ou de rappeurs en vogue issus des sous-cultures urbaines occidentales. Le style capillaire, cheveux longs et barbe, ou le port de bijoux en argent forment également des marqueurs récurrents de cet univers culturel.

Comme dans les cultures militaires occidentales, les djihadistes usent de chants pour fortifier la ferveur et la cohésion interne. Ainsi, les anachid, poèmes islamiques chantés, sont prisés. Le rôle et l’importance de ce type d’activités dans le renforcement de l’identité de groupe ont été explorés par les sociologues des armées. Les chants militaires visent à fortifier le collectif en dressant un rapport antagonique entre « l’en dedans » et « l’en-dehors » (13). Ils permettent aux combattants de consolider leur identité et de se galvaniser dans l’adversité.

La fratrie comme arme de combat

Le mode de fonctionnement des cellules djihadistes traduit sinon un calquage sur les procédés connus de la sphère militaire, à tout le moins une inspiration de ceux-ci. Le premier élément tient à l’organisation des groupes. Pour optimiser la réussite de leurs projets, les terroristes doivent se défaire d’un quadrillage de plus en plus intense de la part des différents services de renseignement. Aussi n’hésitent-ils plus à travailler selon des logiques claniques et familiales pour déjouer le contrôle des services de sécurité. Les attentats perpétrés à Toulouse en 2012, à Boston en 2013, à Paris en 2015 et à Bruxelles en 2016 ont comme dénominateur commun d’avoir impliqué des frères (respectivement les Merah, les Tsarnaev, les Kouachi et les El-Bakraoui).

Ces logiques d’action font écho au concept de résilience des groupes primaires souvent mobilisé dans la sociologie du monde militaire. Les solidarités fraternelle et familiale sont un vecteur idéal pour la cohésion face à l’adversité. Les vertus des liens affectifs comme élément cohésif ont été utilisées dès l’Antiquité comme ressource pour le combat. À l’époque de la Grèce antique, le Bataillon sacré (ou de Thèbes) qui fédérait des couples d’hommes représentait une troupe d’élite se distinguant par son ardeur au combat. Qu’elle repose sur des fratries ou des couples, la dimension affective est un ressort évident pour le combat. Des sociologues américains tels que Morris Janowitz et Edward Shils ont mis en lumière l’importance de la fraternité dans la cohésion interne des groupes. Ces auteurs ont notamment théorisé l’idée selon laquelle, plus que le partage d’une idéologie commune, c’est la camaraderie et la confiance mutuelle qui constituent le principal ressort des groupes de combat. Analysant de manière quantitative les caractéristiques sociales des membres d’Al-Qaïda, Marc Sageman attribue également un rôle fondamental aux solidarités amicales dans la formation et la résilience des réseaux terroristes.

Des virages biographiques

La notion de bifurcation biographique pour analyser le processus d’engagement de militaires s’avère éclairante pour saisir et décrire les trajectoires sociales des volontaires au djihad. Leurs décisions d’engagement sont rarement le fruit d’une longue réflexion du point de vue temporel. Certains choisissent d’intégrer les armées pour contrecarrer une spirale de marginalisation sociale (difficultés économiques, délinquance…), d’autres par lassitude de leur environnement socioprofessionnel ou familial. Dans tous les cas, leurs décisions prennent le plus souvent la forme d’une bifurcation biographique. Les témoignages rapportés par l’entourage des djihadistes corroborent le caractère brusque et imprévisible des décisions au départ. Les demi-frères Jean-Daniel et Nicolas Bons, de Toulouse, sont partis en Syrie en prétextant des vacances en Thaïlande. Les reportages médiatiques retraçant les parcours de ces acteurs après les tragédies insistent toujours sur l’étonnement, voire la stupéfaction de leur environnement immédiat.

La compréhension de l’univers social et mental de certaines catégories d’engagés militaires s’avère riche d’enseignements pour saisir le phénomène djihadiste. Le décryptage des carrières biographiques des combattants permet de montrer qu’au-delà des antagonismes symboliques apparents, ces deux types d’engagements entretiennent de fortes proximités tant du point de vue de la forme que du point de vue du fond. Le nombre de djihadistes ayant tenté d’intégrer les armées avant leur processus de radicalisation – estimé à quelques dizaines – constitue un autre indice de l’intérêt d’approfondir ce parallèle.

Planisphère de l’organisation de l’État islamique

Notes

(1) The Soufan Group, Foreign Fighters: An Updated Assessment of the Flow of Foreign Fighters into Syria and Iraq, décembre 2015.

(2) En octobre 2016, Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, évaluait à 280 le nombre de Françaises en Syrie et à environ 400 les mineurs de moins de quinze ans.

(3) Certains experts estiment entre 20 et 30 % la part des convertis impliqués dans les filières djihadistes.

(4) Marc Sageman, Leaderless Jihad: Terror Networks in the Twenty-First Century, University of Pennsylvania Press, 2008.

(5) Entretien avec Daniel Thomson, « Djihad 3.0 : comme si l’État islamique avait recruté Steve Jobs… », in La Nouvelle Revue Géopolitique no 126, juillet-
septembre 2014.

(6) Soline Ledésert, « Pour recruter, l’armée s’incruste dans les jeux vidéo en ligne », in Rue 89, 8 février 2010.

(7) Isabelle Gusse, L’armée canadienne vous parle : Communication et propagande gouvernementales, Les Presses de l’université de Montréal, 2013.

(8) Elyamine Settoul, Contribution à la sociologie des forces armées : analyse des trajectoires d’engagement des militaires issus de l’immigration, Thèse IEP de Paris, 2012.

(9) Danièle Hervieu-Léger (dir.), « Fait religieux et métier des armes », in Inflexions no 10, mars 2009.

(10) Pascal Madonna, Les volontaires français dans les guerres de Yougoslavie de 1991 à 1995, Document de travail présenté au sein du séminaire de l’IRSEM le 4 mars 2016.

(11) Entretien avec l’auteur, 15 novembre 2010, Aulnay-sous-Bois.

(12) Thomas Hegghammer, « The Soft Power of Militant Jihad », in The New York Times, 18 décembre 2015.

(13) Marie-Anne Paveau (dir.), « Le langage des militaires. Les militaires et l’ordre du discours : doctrine, lexique et représentations », in Les Champs de Mars no 3, 1998.

Article paru dans la revue Moyen-Orient n°33, « Salafisme : un islam mondialisé ? », janvier-mars 2017.

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