Magazine Les Grands Dossiers de Diplomatie

La sécurité énergétique au XXIe siècle, enjeux de souveraineté et compétition géopolitique

Sachant que les pays émergents les plus fortement consommateurs, en particulier l’Inde et la Chine, représenteront 50 % de la hausse de la demande mondiale en énergie jusqu’en 2035 et qu’ils joueront un rôle politique croissant dans des régions productrices comme le Moyen-Orient, la géopolitique de l’énergie au XXIe siècle restera hautement concurrentielle et potentiellement forte de conflits larvés ou franchement ouverts.

Notes

(1) Voir le point 135 des conclusions du sommet de l’OTAN de Varsovie (https://www.nato.int/cps/en/natohq/official_texts_133169.htm).

(2) Voir par exemple, pour la Chine, le texte de Kang Wu de 2014, China’s energy security: Oil and gas (Energy Policy, 73, 11–4) et China’s quest for energy security publié par le think tank américain Rand (https://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/monograph_reports/MR1244/MR1244.ch3.pdf).

(3) Il s’agit de la XXIe conférence des parties, d’où le nom de COP21, à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

(4) http://unfccc.int/portal_francophone/essential_background/convention/items/3270.php

(5) L’intensité énergétique est un indicateur désignant le rapport entre la consommation d’énergie d’un pays et son produit intérieur brut (PIB). Elle permet de mesurer le degré d’efficacité énergétique d’une économie. Cet indicateur peut aussi être appliqué par secteur : transports, bâtiments, etc. Au niveau mondial, l’intensité énergétique peut être exprimée en tonne d’équivalent pétrole (TEP) par millier de dollars de PIB.

(6) Voir la Statistical Review of World Energy du groupe BP pour les principales grandeurs du mix énergétique mondial (https://www.bp.com/en/global/corporate/energy-economics/statistical-review-of-world-energy.html).

(7) Voir le journal du CNRS consacré au gaz, énergie de la transition, pour ces estimations (https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/numeros_papier/cnrs_277.pdf).

(8) Voir le rapport annuel de l’EIA, l’Energy Information Administration américaine, sur le charbon (https://www.eia.gov/coal/annual/).

(9) Voir le site de la Umwelt BundesAmt, l’agence environnementale allemande, pour ces chiffres, entre autres le rapport « A resource efficient pathway towards a greenhouse gas neutral Germany » (https://www.umweltbundesamt.de/en/publikationen/a-resource-efficient-pathway-towards-a-greenhouse).

(10) Voir l’Indexmundi des réserves gazières mondiales (https://www.indexmundi.com/g/r.aspx?v=98&l=fr).

Article paru dans la revue Les Grands Dossiers de Diplomatie n°43, « Géopolitique de l’énergie », février – mars 2018.

Légende de la photo ci-dessus :

En quête d’indépendance énergétique, la Chine a commencé à extraire avec succès en mai dernier de l’hydrate de méthane – également appelé gaz de glace – en mer de Chine, ce qui pour Pékin constituait une réussite aussi importante que la révolution du gaz de schiste aux États-Unis. Alors que les réserves disponibles dans la seule mer de Chine méridionale seraient estimées à près de 80 milliards de tonnes équivalents pétrole – soit l’équivalent d’un siècle d’approvisionnement énergétique –, Pékin y voit là de quoi s’affranchir de sa dépendance pétrolière, bien que sa viabilité économique reste à démontrer. (© Xinhua/Liang Xu)

À propos de l'auteur

Christophe-Alexandre Paillard

Christophe-Alexandre Paillard

Haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po Paris, à l’IEP de Rennes et à l’Institut catholique de Paris, chercheur associé de l’Université Bernardo O’Higgins (UBO, Santiago, Chili), responsable du cours sur l’économie et la société brésilienne de l’École de guerre économique (EGE).

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