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La démocratie indienne malade de son « hindouité »

Les conflits entre hindous et musulmans, quoique pré-existants sous différentes formes, sont intrinsèquement liés à la naissance de l’Inde et à la partition sanglante avec le Pakistan. Dans ce pays d’1,2 milliard d’habitants majoritairement hindous (80 % de la population), qui compte toujours malgré tout une importante minorité musulmane (17 %, soit plus de 200 millions d’âmes – la troisième communauté musulmane au monde), peut-on distinguer différentes étapes d’évolution de ces tensions ethno-religieuses jusqu’à aujourd’hui ?

M. Boisvert : En effet, nous pouvons noter certains moments charnières dans le développement du clivage entre les communautés hindoues et musulmanes sur le sous-continent sud-asiatique. Les décennies qui ont suivi la première guerre d’indépendance (1857), que les Britanniques nomment plutôt « la grande rébellion », marquent le début de négociations concrètes entre le pouvoir colonial et l’élite intellectuelle et politique indienne. En 1885 est créé l’Indian National Congress (Parti national du Congrès, PNC) et, en 1906, la All-India Muslim League (Ligue musulmane indienne) ; les Britanniques sont heureux de faire face à deux formations distinctes, moins puissantes qu’une forte coalition.

En 1923, l’activiste Vinayak Damodar Savarkar, qui n’était pas membre du PNC, publie un livre défendant la notion d’hindutva afin de mobiliser l’ensemble des hindous sous une même bannière nationale. Ce terme, que l’on pourrait traduire par « hindouité », exprime la volonté, dans ces groupes radicaux et une partie de la classe politique, de créer une Inde exclusivement hindoue, dont les valeurs sont essentiellement hindoues. Devant cette montée d’un nationalisme religieux, Mohamad Ali Jinnah quittera le PNC pour rejoindre la Ligue musulmane et y présenter, en 1940, la Résolution de Lahore exigeant la création du Pakistan, dont il deviendra le premier gouverneur général. L’année de création de ces deux pays (1947) est la plus sanglante de l’histoire du sous-continent : plus de 10 millions de déplacés et un million de victimes. On ne peut passer sous silence les traces profondes de la Partition dans l’imaginaire national indien ou pakistanais. À la suite de l’indépendance, et mis à part quelques brèves périodes, le Congrès national indien dirigera l’Inde jusqu’en 1998, alors défait par le Bharatiya Janta Party (BJP). Ce dernier émerge en 1983, adopte officiellement en 1989 l’idéologie politique de l’hindutva et remporte ses premières élections fédérales en 1998.

Depuis 2014, l’Inde est dirigée par Narendra Modi, partisan de ce nationalisme religieux dur qu’est l’hindutva, en excluant chrétiens et musulmans, ce qui aurait contribué, selon plusieurs commentateurs, à une augmentation de l’intensité et de la fréquence des violences dirigées contre les minorités religieuses. Partagez-vous cette analyse ?

Je vais en Inde depuis près de quarante ans et je remarque le recul de la tolérance ainsi que les changements intervenus en matière de vivre ensemble dans le pays au fil des dix dernières années. Des milices hindoues sont présentes un peu partout sur le territoire afin d’assurer – parfois de façon très violente – que les « valeurs hindoues » soient respectées. Cette polarisation entre hindous et musulmans est de plus en plus flagrante sur l’ensemble du territoire indien.

Il convient toutefois de nuancer le propos, dans la mesure où il s’agit moins pour l’instant d’une politique explicite, que de transformations implicites au sein de la société qui se sont développées depuis 1992, même si la tendance s’est accentuée considérablement depuis lors. Cette année-là est marquée par un événement majeur dans le Nord de l’Inde : la destruction par des groupes d’extrême droite hindous de la Babri Masjid, cette grande mosquée qui aurait été construite au XVIe siècle par le premier empereur moghol, Babur. Cette atteinte à un symbole très important de la présence musulmane sur le continent sud-asiatique a autant attisé la réaction hostile des musulmans qu’encouragé chez les hindous le désir toujours plus ardent d’instaurer une Inde purement hindoue. À la suite de cet événement, on constate ainsi une montée des tensions provenant principalement d’une catégorie d’hindous qui se radicalisent, qui s’accaparent le pouvoir politique, en marge des partis politiques officiels, en particulier à travers deux factions hindoues paramilitaires d’extrême droite préexistantes : le Rastriya Svayamsevaka Sangh (RSS, 1925) et le Vishva Hindu Parisad (VHP, 1964) – toutes deux appartenant au Sangh Parivar, cette « famille d’organisations » nationalistes hindoues d’extrême-droite. Les membres de ces groupes sont extrêmement actifs, surtout dans le Nord de l’Inde, et s’attaquent à des pratiques généralement associées aux musulmans, aux basses castes (dalits), autochtones (adivasi) ou chrétiens.

Si le phénomène s’est accentué sous le gouvernement Modi, la plupart des décisions politiques associées, suivant elles aussi ce mouvement de radicalisation, sont prises au niveau des États, et non du gouvernement central. Monsieur Modi – ayant lui-même été activement impliqué dans le Sangh Parivar et, plus particulièrement, dans le RSS et la branche étudiante de ce groupe, le Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad, qu’il dirigeait au niveau étatique dans le Gujarat – fait très attention dans toutes ses prises de position publiques à ne pas avoir de discours explicitement hindutva. Certes, le parti de Narendra Modi, le BJP, s’enracine dans l’hindutva. Lorsqu’il est créé, dans les années 1980, le VHP et le RSS existent déjà. Ce sont ces deux mouvements paramilitaires qui vont alimenter idéologiquement le BJP, le supporter et lui permettre d’accéder au pouvoir en 1998, puis de revenir en force en 2014. Aujourd’hui encore, ses ministres et les mouvements d’extrême droite se chargent de mener les campagnes pour Modi, tandis qu’il s’efforce de conserver une posture relativement neutre.

Quelle est l’importance de ces mouvements paramilitaires d’extrême droite dans le pays ? Comment agissent-ils ?

Bien qu’il soit difficile de donner des chiffres exacts, le nombre de membres actifs du RSS dépasse probablement les 5 millions. Ce qui est certain, c’est que ces mouvements ont des bureaux dans l’ensemble de l’Inde, dans chacune de ses provinces et qu’ils sont extrêmement bien organisés. Le RSS propose également depuis 2002 des camps (Hindu Yuva Vahini) pour les jeunes hindous entre 12 et 18 ans à l’intérieur desquels ceux-ci apprennent les « valeurs traditionnelles hindoues ». Le modèle ici est calqué sur les Jeunesses hitlériennes d’avant la Deuxième Guerre mondiale. Les jeunes garçons tout comme les jeunes filles y apprennent à se battre et sont formés aux « valeurs intrinsèques de l’art de vivre qu’est l’hindouisme ». C’est une façon de mobiliser la jeunesse, de lui donner un sens et, surtout, de lui donner une orientation politique hindoue d’extrême droite, de la former dans l’hindutva. Or, ces groupes de jeunes sont souvent impliqués dans des violences communautaires.

On décompte principalement quatre grands « combats » des fondamentalistes hindous qui visent indirectement principalement la communauté musulmane. Le premier, c’est le combat autour des vaches sacrées mené par le Bhartiya Gau Raksha Dal (« organisation indienne de protection des vaches », dans les faits, une organisation d’extrême-droite nationaliste hindoue). En 2017, la plupart des États indiens ont rendu quasiment impossible l’abattage des bovins (déjà très régulé dans ce pays où la vache est un animal sacré) et la consommation de viande bovine. La grande majorité des travailleurs de l’industrie bovine en Inde étant musulmane, c’est une façon indirecte de viser cette communauté, et d’imposer un régime alimentaire conforme à l’orthodoxie hindoue. Selon moi, cette initiative des gouvernements étatiques a pour objectif de miner le pouvoir économique de la communauté musulmane qui était en charge de cette importante industrie de viande bovine. Avant 2017, l’Inde était parmi les premiers exportateurs de viande bovine au monde. De plus, il y a énormément de sous-industries liées à l’élevage bovin, notamment la tannerie. Le nombre de tanneurs de peau était trois fois plus important que celui des travailleurs de l’industrie bovine pour la production de viande. Une fois encore, ces tanneurs sont soit des musulmans, soit des personnes appartenant aux basses castes, des dalits ou « intouchables ». On voit là que le BJP, le VHP et le RSS militent pour les valeurs non seulement hindoues, mais aussi dans l’intérêt des castes supérieures. Ces mesures visent des catégories de la population qui appartiennent à des couches de la société exclues par le parti actuellement au pouvoir. De plus, bien que le gouvernement Modi ait finalement renoncé, en novembre 2017, à généraliser l’interdiction de l’abattage des bovins sous la pression de la justice, les milices paramilitaires poursuivent leur action. Elle patrouillent partout dans le pays et lorsqu’elles trouvent de la viande de vache dans le réfrigérateur ou des camions qui transportent de la viande bovine, elles arrêtent les gens, les malmènent et les médias indiens ont même reporté plusieurs incidents au cours desquels les interpellés ont littéralement été lynchés sur place, dans leur maison ou bien sur la route. L’idéologie hindutva se propage et s’insinue dans toutes les régions du pays.

Le second combat des fondamentalistes a trait à la moralité. Les « bataillons anti-Romeo », sorte de police de la moralité, groupes informels associés avec le VHP ou le RSS, vont s’assurer que les comportements des jeunes couples sont en accord avec la culture hindoue traditionnelle : on ne se tient pas par la main dans la rue, on ne se donne pas de baiser dans la rue, on ne s’envoie pas de carte de Saint-Valentin (matérialisation de l’impérialisme de la culture occidentale), on ne fréquente pas quelqu’un d’une autre caste…

Le troisième combat, assez proche de celui-ci, est mené par les anti-« love jihad ». Les membres des différentes factions du Sangh Parivar considèrent que les hommes musulmans cherchent à se marier avec des femmes hindoues pour les convertir, que ces couples mixtes relèvent nécessairement d’une stratégie de conversion et ne peuvent pas reposer sur un amour véridique. Leurs milices visent donc prioritairement les couples associant un homme musulman et une femme hindoue, qu’ils vont chercher à intimider, pour faire en sorte de briser leur relation. Dans les dernières années, on recense plusieurs incidents graves au cours desquels de tels couples (ou bien l’un des membres du couple) ont été assassinés.

Un quatrième combat, le Ghar Wapsi (« retour à la maison »), concerne les conversions à l’hindouisme. Il faut rappeler que la majorité des États indiens détiennent des lois anticonversion, élaborées à l’origine dans le but de prévenir les conversions forcées vers le christianisme. L’État de l’Orissa (désormais Odisha) fut le premier à adopter une telle loi en 1967. Plusieurs de ces lois sont contestées devant les tribunaux par différentes églises et regroupements chrétiens. Mais les milices ghar wapsi arpentent les campagnes indiennes pour convertir des villages entiers de musulmans et chrétiens à la religion hindoue, en échange de 50 kg de riz ou de lentilles. Bien que ces pratiques soient censément interdites par les lois, elles ne sont pas considérées comme des conversions en tant que telles par ces groupes extrémistes, parce que ces musulmans ou chrétiens étaient auparavant – il y a 10, 15, 20 générations – hindous. Ils considèrent donc qu’il s’agit d’un « retour à la maison », d’une reconversion à leur religion d’origine. On voit comment, ainsi, l’application des lois se fait selon deux poids, deux mesures, interdisant les conversions « intéressées » vers l’islam ou le christianisme, mais permettant de telles conversions vers l’hindouisme. « L’humanité entière n’était-elle pas elle-même complètement hindoue lors de l’âge d’or de cette tradition ? », suggèrent plusieurs.

Comment la communauté musulmane réagit-elle à ces attaques et persécutions ?

La communauté musulmane est profondément affectée par ces réformes menées par les groupes d’extrême droite, d’autant plus que le gouvernement Modi ne condamne pas explicitement les violences, ne tente pas de calmer le jeu. C’est cela qui est dangereux.
Mais, bien que très importante en nombre, la communauté musulmane est minoritaire et minorisée, de plus en plus marginalisée. En 1947, parmi les musulmans alors présents en Inde, ce sont (schématiquement) les plus aisés et les plus éduqués qui sont partis pour le Pakistan, ceux qui « avaient le plus à perdre ». Les figures de proue de la communauté musulmane, l’élite musulmane indienne s’est ainsi déplacée vers le Pakistan ou d’autres pays à la suite de l’indépendance. C’est pourquoi, si l’on regarde le profil socio-démographique de la communauté musulmane indienne, on constate que le niveau d’éducation de ceux-ci, leur statut économique et leur présence sur la scène politique fédérale et étatique sont de loin inférieurs à ceux des hindous. Cela nourrit un ressentiment très fort chez les musulmans, accompagné d’un sentiment d’impuissance.

Certes, en 2014, un nouveau parti politique s’est créé à Delhi, le Aam-Admi (littéralement, « Nous, le peuple »). C’est un parti qui se veut le défenseur de la bonne gouvernance (anti-corruption) et le porte-parole des classes populaires ; il n’a aucune plate-forme religieuse et est plus représentatif des basses castes et basses classes et très conscient des enjeux agricoles – rappellons-le, l’Inde est à 70 % rurale. Ce parti émergent – créé en 2012 mais qui a remporté les élections législatives du Territoire de la Capitale Nationale (Delhi) en 2016 – s’efforce de se structurer pour pouvoir peser sur les élections générales de 2019. Mais je ne pense pas qu’il sera déjà en mesure de concurrencer à l’échelle du pays les deux grands partis que sont le BJP et le Congrès.

Où situeriez-vous désormais le curseur entre facteurs religieux, politiques, ethniques, de caste et économiques favorisant les tensions intercommunautaires en Inde ?

Le facteur religieux est central. Que ce soit vis-à-vis des musulmans ou des chrétiens, mais aussi vis-à-vis des basses castes, car ce sont des pratiques de ces gens-là qui sont contestées, ces pratiques qui ne sont pas en lien avec l’orthodoxie hindoue telle que véhiculée par le Sangh Parivar. Cependant, la problématique n’est bien sûr pas uniquement religieuse. Elle se décline également selon les appartenances de classes, de castes, régionales et linguistiques. Le vecteur religieux est utilisé pour faire valoir les intérêts de classes sociales particulières, les classes sociales élevées hindoues. Le religieux est ici instrumentalisé.

Pourtant, l’Inde est une république laïque, ainsi que le prévoit toujours le premier paragraphe de sa Constitution. Et après l’indépendance, Jawaharlal Nehru mènera une réelle politique de pays non-aligné, contre le colonialisme, souhaitant également une gestion harmonieuse des différentes communautés à l’intérieur des frontières étatiques. Mais il y a une très forte pluralité linguistique et culturelle en Inde : on compte 22 langues officielles, sans même parler des dialectes, et le français est plus proche du hindi que le hindi n’est proche du tamoul, la langue parlée dans le Tamil Nadu (Inde du Sud). Le facteur religieux vient encore complexifier cette mosaïque de communautés. Politiquement, selon les orientations partisanes des États de l’Inde, le facteur religieux va être instrumentalisé de différentes façons.

À l’approche du scrutin législatif de 2019, la popularité du parti du Premier ministre, le Bharatiya Janata Party (BJP), ne semble pas contredite. Faut-il s’attendre à un embrasement plus massif ?

En effet, la popularité de Monsieur Modi est de plus en plus grande, et les électeurs se détournent du Parti du Congrès – perçu comme étant corrompu. Si le BJP remporte à nouveau massivement les élections comme en 2014, les années qui suivront seront fort difficiles pour les minorités – musulmanes, chrétiennes, basses castes et dalits.

Personnellement, je crains que si le BJP est reconduit en 2019, le climat politique interne en Inde change de façon drastique et que les tensions intercommunautaires augmentent de façon considérable dans les cinq années à venir. Des journalistes contemporains indiens sont très conscients de la situation et très actifs sur la scène publique. Ils font entendre leur opposition. Mais ils deviennent très vite la cible des groupes d’extrême droite. Sur Internet circule une liste noire de journalistes considérés comme étant des traîtres à la nation, même si ce n’est pas tout à fait formulé ainsi. On pense notamment à Arundhati Roy, célèbre activiste de l’écologie, des droits humains et de l’altermondialisme, qui vient de publier en 2017 son second roman, The Ministry of Utmost Happiness (publié en français sous le titre Le Ministère du Bonheur Suprême, chez Gallimard). Elle y fait un portrait très critique de la scène politique contemporaine en Inde. Mais bien entendu, elle fait très attention de ne nommer personne explicitement, parce qu’elle craint pour sa vie. En 2017, la journaliste Gauri Lankesh – activiste féministe et anti-caste – a été assassinée devant son domicile.

En outre, les groupes d’extrême droite bénéficient souvent d’une impunité judiciaire révoltante. Au-delà de l’atrocité des crimes, les affaires de viol qui font la une des journaux viennent tristement corroborer ces dires. En 2017, une jeune fille de 17 ans aurait été violée en Uttar Pradesh par Kuldeep Singh Sengar, membre BJP de l’assemblée législative de l’État. La police n’a accepté d’enregistrer la plainte qu’au printemps 2018, après que la jeune fille eut tenté de s’immoler par le feu devant la résidence du chief minister de l’État et que son père fut mort, emprisonné alors qu’il avait voulu porter plainte pour sa fille. En janvier 2018, au Cachemire indien (seul État du pays à majorité musulmane), une fillette appartenant à une communauté de bergers musulmans nomades aurait été violée par plusieurs hommes hindous.

Là encore, des hindous ont tenté d’empêcher la police d’enregistrer les charges contre les hommes impliqués dans l’événement. Qui plus est, deux ministres du BJP ont participé à des manifestations organisées en soutien aux accusés. Dans les deux cas, le gouvernement central a tardé à prendre les choses en main, et ne l’a fait que sous la pression internationale. C’est ce qui est aussi inquiétant que choquant : les hindous des classes supérieures sont à la fois privilégiés par le système judiciaire et défendus par la société, quelle que soit l’atrocité des crimes dont ils sont soupçonnés. La radicalisation générale de la société indienne, d’une part, et l’emprise des groupes d’extrême droite, qui s’arrogent le pouvoir et bénéficient d’une impunité révoltante, est extrêmement effrayante et ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de cette grande démocratie : si le BJP était reconduit au pouvoir au printemps 2019, fortifié par cette deuxième victoire successive, son agenda hindou et faciste pourrait devenir plus explicite.

Propos recueillis par Nathalie Vergeron, le 2 juin 2018

Légende de la photo en première page : Des opposants arborent le portrait de Yogi Adityanath, nouveau Chief minister de l’Uttar Pradesh, à Calcutta, le 1er avril 2017. Début 2017, ce religieux, fondateur du Hindu Yuva Vahini, une organisation véhiculant la vision suprémaciste hindoue, extrême parmi les extrêmes, a été choisi à la surprise générale par le BJP, parti de Narendra Modi, pour diriger l’Uttar Pradesh, qui, avec plus de 200 millions d’habitants, est le plus peuplé de l’Inde et comprend environ 18 % de musulmans. (© Shutterstock/Saikat Paul)

Les religions en Inde
Article paru dans la revue Diplomatie n°93, « Guerres de religion : mythe ou réalité ? », juillet-août 2018.

À propos de l'auteur

Mathieu Boisvert

Mathieu Boisvert

Professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et directeur du Centre d’études et de recherche sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS/UQÀM).

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