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Démographie et santé : les défis majeurs du réchauffement climatique

Si les migrations climatiques sont bien souvent présentées comme l’une des principales conséquences à venir du changement climatique, de nombreux autres impacts sont à prévoir, que ce soit au niveau sanitaire ou des conditions de vie de l’être humain sur terre.

Les enjeux démographiques et de santé liés au réchauffement climatique peuvent être abordés à partir de deux grands angles : en amont sur le rôle de la population dans la possibilité de réduire les émissions de gaz à effet de serre ; et en aval sur l’impact des dérèglements climatiques sur ces mêmes populations, par exemple via les effets d’événements extrêmes ou la propagation de parasites et de maladies. Dans les deux cas, la nécessité de respecter l’Accord de Paris et de ne pas dépasser les +2°C par rapport à l’ère préindustrielle s’avère un défi nécessaire, mais sans précédent dans l’histoire contemporaine.

Une terre à 7, 11 ou 16 milliards d’humains en 2100 ?
Les projections de l’ONU considèrent dans un scénario moyen que la population mondiale — qui est actuellement de plus de 7,5 milliards — pourrait dépasser les 11 milliards en 2100. Selon une fourchette haute, les démographes de l’ONU envisagent aussi que la population pourrait s’accroître jusqu’à 16,5 milliards, ou au contraire, dans une perspective basse, diminuer à 7,3 milliards, après un pic au-dessus de 8,7 milliards vers 2050 (figure 1).

1. Évolution et projections de la population mondiale (1860-2100)

Ces chiffres « hors éventuelles catastrophes » illustrent à quel point l’avenir reste ouvert, selon que les habitants de la planète adopteront des attitudes de contrôle plus ou moins important des naissances. La question n’est pas seulement démographique ou économique, elle est aussi environnementale. En effet, dans son dernier grand rapport de 2013-2014, le GIEC a de son côté considéré quatre grands scénarios d’évolution des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ou RCP (Representative Concentration Pathways). Ces scénarios, notés de 2.6 à 8.5, correspondent au forçage radiatif de ces gaz et principalement du CO2 (figure 2).

2. Les émissions de CO2 anthropiques (1860-2011) et les projections à 2100 selon les 4 scénarios retenus par le GIEC (en GT)

Seul le scénario RCP 2.6 permet d’espérer rester en dessous des +2°C par rapport à l’ère préindustrielle, limite entérinée par l’Accord de Paris en 2015. Les autres scénarios vont bien au-delà. Le RCP 4.5 pourrait amener un réchauffement de +3,4°C, le RCP 6.0 de près de +4°C et le RCP 8.5 de +5,5°C, des options que la communauté scientifique exhorte désormais à éviter absolument.

Zéro carbone fossile en 2050

Respecter le seuil maximum de +2°C établi lors de la COP21 obligera à arrêter dans moins de cinquante ans d’émettre du carbone fossile à l’échelle de la planète. Concrètement, cela signifie rejeter moins de CO2 qu’avant la Révolution industrielle, sachant que la population était alors d’environ 1,5 milliard, que les énergies carbonées (pétrole, charbon et gaz) représentent actuellement plus de 80 % de la demande mondiale et qu’on ne dispose pas de sources de substitution d’une telle ampleur (1). Dans ce contexte, on perçoit à quel point il serait problématique que la population continue de croître, a fortiori si un nombre toujours plus important de personnes aspire à intégrer la société de consommation, alors que la majorité des activités contemporaines sont fortement demandeuses d’énergie (agriculture, industrie, habitat, transport…).

Le rapport spécial du GIEC de 2018 sur les différences entre un réchauffement planétaire de +1,5°C ou de +2°C a même montré que les perturbations dans le deuxième cas seraient bien plus graves qu’envisagé initialement. Les chercheurs exhortent donc à s’efforcer au maximum de ne pas aller au-delà de +1,5°C (2). Un tel objectif nécessite de diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux en 2032, et d’atteindre zéro carbone fossile en 2050. Pour un réchauffement de maximum +2°C, les échéances sont à peine plus éloignées : 2038 pour la division par deux et 2065 pour le zéro carbone fossile. En outre, cela ne sera qu’une étape, car il faudra ensuite capter puis stocker de 150 à 1000 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2100, soit 2 à 16 milliards de tonnes de CO2 par an, alors que 37 milliards de tonnes ont été émises pour la seule année 2018. Par-delà les coûts de telles opérations, pour lesquels les financements sont à trouver, on ne dispose pas encore de techniques de captage à cette échelle (3).

Dans un contexte où les émissions mondiales de CO2 ont augmenté entre 2015 et 2018, autant dire que — en dépit des discours — quasiment aucun gouvernement ne se donne actuellement les moyens concrets de relever ces défis, même si des pays comme la France affichent officiellement la volonté de parvenir à une « neutralité carbone » d’ici 2050. Le réaliser sera d’autant plus difficile que l’approche en termes de « décroissance » demeure un tabou dans les pays de l’OCDE qui s’accrochent au « développement durable », même si de nombreuses voix s’élèvent pour montrer les limites de ce concept. Les doutes face à ces promesses expliquent notamment les récents mouvements de jeunes, comme celui initié par Greta Thunberg pour exiger que les « adultes » et plus largement les dirigeants mettent rapidement en œuvre les moyens de respecter les engagements pris en 2015.

Vers une planète à 1 milliard d’humains ?

Quelles seraient les conséquences démographiques d’un dépassement au-delà de +2°C ? La planète évitera déjà difficilement d’aller vers un climat du type de celui du Pliocène — il y a trois millions d’années —, où la concentration en CO2 de l’atmosphère était équivalente à celle atteinte en 2018, soit plus de 400 ppm (4). Cette transformation, qui risque d’entraîner à terme une montée du niveau des mers de plusieurs dizaines de mètres, se produit en outre au moins 100 à 1000 fois plus vite que lors des périodes de réchauffement « naturelles ». De telles modifications seront particulièrement difficiles à anticiper et à gérer.

Mais la situation pourrait encore s’aggraver. Une équipe internationale de chercheurs a montré que si les émissions n’étaient pas réduites de manière drastique, la planète entrerait dans un emballement de réchauffement incontrôlable, aussi appelé scénario de la « Terre étuve » (5).
Un des co-auteurs de l’étude sur la « Terre étuve », le physicien Hans Joachim Schellnhuber — ancien directeur de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique — a même déclaré que si l’on continuait sur ces trajectoires, les conséquences et effets en cascade (y compris la baisse tendancielle des rendements agricoles liée à l’augmentation des températures, la désertification, la déstabilisation d’écosystèmes, ou de graves perturbations des régimes pluviométriques…) pourraient mener à une Terre incapable de faire vivre plus d’un milliard d’êtres humains.

Sur ces bases, s’il n’y a pas de stabilisation, puis de réduction volontaire de la population mondiale, associée une diminution des consommations individuelles, la baisse démographique risque de se produire de manière dramatique avec également un impact lourd sur l’économie.

Dès 2006, dans un rapport au gouvernement britannique, Nicholas Stern, ancien vice-président de la Banque mondiale, avait estimé que si rien n’était fait pour freiner significativement le réchauffement climatique, cela risquait d’entraîner une baisse de 5 % à 20 % du PIB mondial à l’horizon 2050, soit selon lui les effets négatifs combinés de la crise de 1929 et des deux guerres mondiales réunies. Cette éventualité de très forte chute du PIB a été intégrée en France dans les documents des plans énergie-climat.

Bien qu’ayant fait l’objet de publications scientifiques, de telles prévisions sont rarement reprises par les médias, qui évoquent surtout les réfugiés climatiques, en laissant généralement penser de manière abusive que cela concernerait surtout les populations des Suds.
Événements extrêmes et risques liés au nucléaire au Nord comme aux Suds

Beaucoup ont encore l’impression erronée que les menaces de réchauffement de grande ampleur sont lointaines, alors que les échéances se comptent en années et décennies. En outre, même si tous les pays décident rapidement de s’engager à lancer des politiques permettant de ne pas dépasser +1,5°C, les défis resteront considérables et pas seulement pour les pays dits « en développement ». En effet, il est trop souvent dit que les pays des Suds seraient les plus vulnérables (6). C’est oublier que beaucoup de pays de la première industrialisation comprennent des régions tropicales comme la Floride pour les États-Unis, ou d’Outre-mer pour de nombreux pays européens, dont la France.

Par ailleurs, dans un contexte de multiplication des événements extrêmes, les tempêtes, canicules ou inondations n’épargneront pas les régions tempérées. Ainsi, selon une modélisation de l’Institut Pierre Simon Laplace, la canicule de 2003, qui a causé le décès prématuré de 70 000 personnes en Europe occidentale, pourrait devenir la norme un été sur deux à partir de 2050. Certes, il sera possible de s’y préparer, notamment en augmentant le nombre d’installations climatisées, mais une telle démarche accroîtra également les émissions de gaz à effet de serre, ou bien soulignera les faiblesses liées à la dépendance vis-à-vis du nucléaire, particulièrement pour un pays comme la France qui en tire 70 % de son électricité. De fait, les périodes de canicule correspondent à des sécheresses ou des fortes hausses de températures, qui entraîneront l’obligation d’arrêter les centrales par manque d’eau ou parce qu’elle sera trop chaude (7).

Une autre menace sanitaire liée à la combinaison du réchauffement climatique et du nucléaire pourrait survenir à travers de nouvelles pollutions radiologiques en raison de la multiplication des incendies. Si des feux se déclaraient dans les régions contaminées de Tchernobyl et de Fukushima, mais aussi dans des zones moins connues comme celle de Maïak en Russie (8), cela pourrait renvoyer dans l’atmosphère des quantités considérables de radioéléments présents dans les sols et la végétation. Cette menace a beaucoup inquiété en 2010, lors des incendies qui ont ravagé plus de 800 000 hectares en Russie. D’autres accidents pourraient aussi survenir en cas d’inondations, comme cela a failli se produire à la centrale du Blayais près de Bordeaux en 1999, ou à celle de Brunswick aux États-Unis en septembre 2018, ce qui souligne les dangers liés à l’éventuel accroissement du parc nucléaire mondial.

Propagation des vecteurs de maladies

Un autre grand risque — dont les effets se font déjà sentir — est la propagation de parasites et de maladies. Les deux peuvent être intrinsèquement liés lorsque des animaux transmettent des maladies infectieuses, notamment virales. Avec l’extension de l’aire du moustique tigre (Aedes albopictus), 2,4 milliards de personnes devraient être exposées d’ici aux années 2050 à plus de vingt virus dangereux dont il est le vecteur, y compris le chikungunya, les virus Zika et du Nil occidental, ainsi que ceux responsables du paludisme, de la dengue et de la fièvre jaune. Cet anophèle s’est installé dans le Sud de l’Europe au début des années 2000, mais il a depuis gagné des régions plus au nord, y compris à Paris dans les années 2010. Renforcé par les mobilités liées à la mondialisation, il pourrait se propager à la majeure partie de l’Europe occidentale et centrale au milieu du XXIe siècle.

À l’échelle mondiale, ce phénomène concernera aussi des régions tropicales d’altitude jusqu’alors épargnées, mais également les façades océaniques des États-Unis, la côte orientale de la Chine et la majorité du Japon et de la Corée du Sud. Si le réchauffement climatique n’est pas contenu, des évolutions similaires devraient aussi survenir de manière structurelle avec d’autres moustiques comme Aedes aegypti, qui transmet les même maladies qu’Aedes albopictus, et qui était jusqu’ici cantonné aux zones tropicales. Sujet d’inquiétude supplémentaire, nombre de ces virus sont de la famille des Flaviviridae, c’est-à-dire à ARN, avec des taux de mutation élevés, ce qui complique la recherche de vaccins et laisse craindre l’apparition de variants potentiellement encore plus infectieux.

Une recrudescence d’autres parasites comme les tiques est aussi à craindre dans les zones tempérées. Par exemple, la fréquence de la maladie de Lyme, propagée par Borrelia burgdorferi, pourrait augmenter de 20 % avec une élévation de température de 2°C (9). Ce sera d’autant plus grave dans un contexte où les résistances aux antibiotiques se multiplient.

De même, les phlébotomes, principaux vecteurs de la leishmaniose, grave maladie parasitaire jusqu’ici surtout présente dans les régions chaudes, risquent de se propager en Europe du Nord d’ici le milieu du XXIe siècle. Par ailleurs, le dégel des sols dans les régions arctiques pourrait entraîner la réapparition de germes ou de virus disparus depuis des milliers d’années, et contre lesquels les systèmes immunitaires contemporains ne seraient pas préparés à lutter.

La multiplication de phénomènes extrêmes comme les cyclones devrait également favoriser la fréquence des épidémies de maladies liées à l’eau, telles que la typhoïde ou bien le choléra, comme cela a été le cas en mars 2019 avec le cyclone Idaï au Mozambique. Dans son rapport de 2018, le GIEC a souligné que toutes ces conséquences deviendraient significativement plus graves avec un réchauffement dépassant +1,5°C, et a fortiori si la limite de +2°C n’était pas respectée.

Problèmes de santé liés aux fumées et aux pollens dans un contexte non linéaire

La plus grande fréquence des incendies et des pics de pollution devrait de son côté aggraver les troubles respiratoires, particulièrement pour les personnes vulnérables, comme on l’a vu en Californie à l’été 2018 où les niveaux de concentration en particules fines de l’air ont localement dépassé ceux des villes les plus polluées telles que Pékin ou New Delhi. Ces phénomènes sont déjà récurrents en Asie du Sud-Est, où les brûlis incontrôlés provoqués par les défrichements pour des plantations de palmiers à huile répandent annuellement des fumées nocives en Indonésie, en Malaisie et à Singapour.

À ces événements « accidentels » — mais renforcés par le réchauffement — s’ajoutent aussi des changements plus structurels susceptibles de provoquer des maladies respiratoires, notamment liées aux pollens et aux moisissures. Les études ont confirmé le lien en Europe entre le réchauffement climatique et l’avancée de la saison ainsi que les quantités émises des pollens les plus allergisants, notamment ceux du bouleau, du cyprès et des graminées. Ce souci existe aussi avec les moisissures, mais de manière moins systématique, car si des printemps précoces et humides peuvent favoriser leur prolifération, les canicules ont en revanche un effet inverse.

Ce dernier point amène à pointer un des aspects insuffisamment soulignés du réchauffement climatique : sa « non-linéarité ». Cette particularité, qui fait d’ailleurs que certains préfèrent les expressions de « changement climatique » ou de « dérèglement climatique » signifie que la période actuelle est typique d’une phase de « transition » dominée par des perturbations de plus en plus chaotiques. Avant de se stabiliser — si les sociétés parviennent à stopper leurs émissions —, ces variations chaotiques se manifesteront de manière à la fois inter- et infra-annuelles. Elles seront nettement plus difficiles à supporter que des variations progressives ou régulières, particulièrement pour les organismes fragiles, à commencer par les personnes âgées et les jeunes enfants, mais plus largement pour l’ensemble de l’humanité et de la biodiversité.

Vivre dans des îlots de pollution et de chaleur urbains

Alors que plus de la moitié de la population mondiale vit désormais dans les villes et que l’ONU envisage que cette proportion monte à deux tiers à l’horizon 2050 [voir p. 93], un autre double défi attend l’humanité : la pollution de l’air et les îlots de chaleur urbains.
La concentration d’activités comme les installations industrielles, le résidentiel ou les transports motorisés fait que désormais 90 % des habitants des villes sont exposés à un air présentant des niveaux de concentration en polluants dépassant les normes de l’OMS, notamment en termes d’ozone troposphérique, de particules fines et de monoxyde de carbone dont l’impact est directement aggravé par le réchauffement climatique (10).

Les espaces urbanisés sont par ailleurs sujets au phénomène d’îlots de chaleur, liés aux activités mentionnées et renforcés par la minéralisation des surfaces et le problème de circulation de l’air. Par rapport aux zones rurales, les températures peuvent être supérieures de +2°C pour les villes de 1000 habitants et jusqu’à +12°C dans certains quartiers des métropoles de plusieurs millions d’habitants (11). Les urbanistes commencent à peine à prendre en compte ces vulnérabilités. Elles vont obliger à repenser très largement la conception des villes, notamment pour les végétaliser, mais elles pourraient aussi à terme remettre en question l’essor des métropoles dans de nombreux pays dits « en développement » comme dans certains du Nord. Là encore, la tentation d’accroître la climatisation se heurtera à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour respecter l’Accord de Paris et éviter d’entraîner la planète vers le scénario de la « Terre étuve », ce qui constituerait une spirale vicieuse.

Ainsi, des adaptations considérables vont devoir être mises en œuvre. Elles ne seront toutefois pas suffisantes sans une forte atténuation en amont, c’est-à-dire sans une réduction massive et rapide de la consommation de carbone fossile. En l’état actuel des techniques, cela paraît difficilement possible sans une remise en question des logiques consuméristes et de croissance, pour aller vers plus de sobriété et une minimisation de l’empreinte écologique de toute l’humanité, à commencer par sa fraction des pays industrialisés.

L’inégale vulnérabilité face au changement climatique

Notes

(1) Les énergies renouvelables représentent environ 16 % de la consommation. Il faudrait multiplier leur production par cinq pour remplacer les énergies fossiles. Le nucléaire actuel basé sur la fission représente quant à lui 2 % de l’énergie mondiale. Même à ce niveau très faible de production, il y a selon l’AIEA moins d’un siècle de réserve d’uranium. Si l’on voulait par exemple remplacer le charbon par le nucléaire, ces réserves tomberaient à moins de dix ans. Les autres formes de nucléaire restent aléatoires et ne pourraient être au point dans les délais de la transition énergétique du XXIe siècle.

(2) IPCC, Global warming of 1.5°C, 2018.

(3) Une tonne « carbone » correspond à environ 3,667 tonnes de « CO2 ». Les modes actuels de stockage (reboisement, injection dans le sous-sol…) ont un potentiel limité et certains présentent des risques importants de relargage ou de perturbation des écosystèmes.

(4) Le sigle ppm correspond à « parties par million ». La concentration en CO2 dans l’atmosphère était d’environ 280 ppm avant l’ère industrielle.

(5) W. Steffen et al., « Trajectories of the Earth System in the Anthropocene », PNAS, 14 août 2018, vol. 115, no 33, p. 8252-8259.

(6) F. Durand, « Réchauffement climatique : le Nord n’est pas moins concerné que le Sud », Territoires en mouvement, no 14-15, 2012, p. 21-33.

(7) En France, la limite des rejets thermiques est fixée par décret pour chaque centrale, afin de protéger la flore et la faune aquatiques locales, ce qui a déjà obligé par le passé à des réductions d’activité et à des arrêts complets.

(8) Un accident de niveau 6 a eu lieu dans le complexe nucléaire soviétique de Maïak en 1957 provoquant la contamination d’une superficie de 800 km².

(9) I. Dumic et E. Severnini, « “Ticking Bomb” : The Impact of Climate Change on the Incidence of Lyme Disease », Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology, octobre 2018.

(10) World Health Organisation, Health & Climate change, COP24 special report, 2018, 73 p.

(11) ONERC-Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, Villes et adaptation au changement climatique, Rapport au Premier ministre et au Parlement, Paris, La Documentation française, 2010, 158 p.

Légende de la photo en première page : Le 31 août 2017, le maire de Port Arthur au Texas déclarait que l’ensemble de la ville était sous l’eau après les fortes pluies de l’ouragan tropical Harvey, qui a causé de nombreuses inondations dans l’aire métropolitaine de Houston, au Texas. Alors que le réchauffement climatique va entraîner une augmentation des catastrophes naturelles, c’est l’ensemble de la planète qui est concerné par le phénomène, y compris dans les pays du Nord tels que les États-Unis. (© SC National Guard)

Article paru dans la revue Les Grands Dossiers de Diplomatie n°53, « La démographie : un enjeu géopolitique majeur », Juin-Juillet 2019.

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