L’Afrique, terre de drones ?

Pendant la période qui précède la guerre du Kippour (octobre 1973), quelques Israéliens bricolent des « appareils photo volants » à partir de modèles réduits d’avions radiocommandés pour enfants discrètement achetés aux États-Unis (1). En juillet 1969, ces aéronefs sont les premiers drones (2) militaires à voler au-­dessus du continent africain, au-delà des levées de sable établies par les Égyptiens le long du canal de Suez. En 1977 s’envole le premier drone fabriqué en Afrique : le Champion (ainsi qu’il est nommé) sud-africain.

Quatre Champion sont produits et au moins un est testé en Rhodésie en 1978. La même année, il est acheté par la force aérienne sud-­africaine. Dans les années 1980, plusieurs autres drones sont obtenus en Israël, dont des Scout 800 (désignés localement RPV‑2B). Ils servent au-dessus du Mozambique et de l’Angola de 1980 à 1987. Seulement trois sont abattus par des missiles sol-air (3). Cinquante ans après l’essai israélien et une quarantaine d’années après le Champion, les drones aériens militaires ne sont plus rares en Afrique. Parmi les pays qui en possèdent, certains sont même devenus des « puissances-drones », avec des flottes d’aéronefs de classe III (4). Et sur une vingtaine d’États dans le monde qui alignent des drones armés, l’Afrique en compte trois (Égypte, Algérie et Nigeria), plus deux autres probables (Éthiopie et Zambie).

L’Égypte, première « puissance-drones » d’Afrique devant l’Algérie

L’Égypte s’affirme comme le pays du continent ayant le plus important potentiel en matière de systèmes de drones (UAS (5)), avec plusieurs modèles de classe III. De type MALE (6), des CH‑4 et des Wing Loong ont été achetés à la Chine en 2015. Le Caire dispose notamment de la version armée du CH‑4, le CH‑4B. Les UAS chinois ont de nombreux atouts. Tout d’abord, leur vente n’est pas compliquée par d’éventuelles considérations politiques quant à l’usage qui en sera fait (7). Par ailleurs, ils sont sensiblement moins chers que leurs équivalents occidentaux. Par exemple, un Wing Loong coûte environ 5 millions de dollars tandis que le MQ‑9 américain (dont sont inspirés les Wing Loong et les CH‑4) vaut 16 à 17 millions. Mais leurs performances sont moindres et ils ne sont pas nécessairement aussi perfectionnés. Cependant, la technologie chinoise progresse, notamment grâce à l’espionnage industriel, très prononcé dans le domaine des drones comme dans beaucoup d’autres.

De fait, l’Égypte a encore signé un contrat fin 2018 pour l’acquisition d’une version améliorée du Wing Loong, avec 32 Wing Loong ID commandés. Même s’il ne s’agit que de fiction, l’idée que Pékin vende un jour, à un client comme Le Caire, un modèle HALE destiné aux reconnaissances stratégiques n’est pas absurde. D’autant moins que l’Égypte veut s’imposer comme une puissance régionale à stature internationale, qu’elle rassemble pour cela des forces considérables et que les besoins en matière de reconnaissance stratégique sont importants (8).

En effet, le pays est impliqué dans la guerre civile libyenne où ses drones ISR et d’attaque opèrent (aux côtés des drones émiratis) en appui de l’Armée nationale libyenne. Il joue également un rôle d’allié majeur du bloc Arabie saoudite/Émirats arabes unis dans la lutte géopolitique qui l’oppose à l’Iran (y compris sur le continent africain). Enfin, il garde un œil prudent sur le Soudan et sur l’Éthiopie, même si les relations avec cette dernière, notamment à propos du grand barrage sur le Nil, se sont considérablement améliorées depuis 2018.

Outre les drones chinois, Le Caire est intéressé par le Patroller de Safran, mais plutôt dans une version armée. De classe III, avec un poids d’environ 1 000 kg, le Patroller a une endurance d’une vingtaine d’heures et peut emporter une charge d’environ 250 kg. Faire ce choix alors qu’on ne manque pas de drones de classe III (y compris armés) est cohérent avec un des aspects de la doctrine du pays : la diversification des fournisseurs d’armes. Si l’un cesse ses ventes, les autres continueront. Quoi qu’il en soit, le Patroller a pour lui des performances intéressantes et une qualité supérieure à celle des productions chinoises.

Beaucoup plus modestement, l’arsenal égyptien comprend aussi quelques drones chinois de classe II : des ASN‑209 d’environ 300 kg. Classiques, avec une capacité d’emport de 50 kg, ils sont destinés aux missions de surveillance, avec une endurance d’une dizaine d’heures. Enfin, l’Égypte détient encore de vieux R4E‑50 SkyEye qui servent peut-être pour l’entraînement ou bien sont placés en réserve. Dans le domaine classe I/drones de contact, le pays a commandé des RQ‑20B américains en mars 2018. SkyEye, ASN‑209 et RQ‑20 ont été, sont ou seront utilisés par l’armée de terre. Quant à la marine, elle possède au moins deux Camcopter 5.1. De plus, en 2012, il est fait état de la vente de 10 drones turcs Anka à l’Égypte. En réalité, aucun contrat ne semble avoir été signé.

Pour sa part, l’Algérie disposait de drones Mirach 100/5 et d’au moins six Seeker II. L’UAS Seeker 400 aurait également été testé en 2014, avec trois aéronefs. Dans tous les cas, le Seeker II pèse environ 300 kg et le Seeker 400 environ 450. Il s’agit donc d’appareils de classe I, à vocation tactique. Pour combler le déficit en drones de classe III, Alger porte son attention sur le MQ‑1 Predator et sur le MQ‑9 Reaper.

Devant les réticences de Washington, c’est finalement le CH‑4 chinois qui l’emporte, là encore à la suite d’essais menés à partir de 2014. En octobre 2018, on apprend que le pays aligne des CH‑4 dans leur version d’attaque et des CH‑3. Ce qui fait de l’Algérie une nouvelle « puissance-drones ». Cette flotte est renforcée d’au moins 2 drones inspirés du Yabhon United 40, drones d’attaque avec une masse maximale de 1 500 kg, et d’au moins 2 drones inspirés du Yabhon Flash-20. Ce dernier a également un poids maximum de 1 500 kg au décollage avec une confortable endurance d’une soixantaine d’heures (réduite selon le poids des capteurs emportés). De type MALE, ces aéronefs ont été conçus aux Emirats Arabes Unis par la société ADCOM (qui ne semble plus active) mais fabriqués localement en Algérie.

De son côté, le Maroc possède quatre MQ‑1A Predator qui constituent actuellement les fleurons de sa flotte de drones. Le royaume aligne aussi trois Heron‑1 (1 150 kg maximum au décollage), mais leurs capteurs commencent à dater. Il a aussi utilisé des IGNAT‑ER d’un poids maximal de 1 025 kg au décollage, qui ne sont plus en service (9). Alors que l’Algérie dispose de drones armés, la possibilité existe de voir le Maroc en acquérir aussi, par exemple les Yabhon. Le MA‑1, premier drone militaire de conception chérifienne – il a été conçu par Bio-cellular Design Aeronautics Africa (BDA) en partenariat avec une société sud-africaine –, effectue son vol inaugural à l’automne 2018. Sa commercialisation est censée débuter en 2019 avec une cible évidente : les Forces armées royales, même si rien n’indique qu’elles l’achèteront. Enfin, la Tunisie aligne des Scan Eagle.

Des « puissances-drones » secondaires aux flottes modestes

Le Nigeria a compris la valeur des drones militaires, tant pour des missions ISR que pour des missions d’attaque. Ils pallient dans une certaine mesure les déficiences de l’aviation quant aux capacités en matière de frappes de précision, ils coûtent moins cher (formation des personnels, entretien, coût des heures de vol) et peuvent être utilisés lors d’actions où la perte d’un pilote serait catastrophique, aussi bien humainement que politiquement. Dans l’urgence face à Boko Haram, Abuja a obtenu cinq CH‑3 chinois en 2014, avec des bombes guidées YC‑200 et des missiles air-sol AR‑1. Le premier raid connu est mené en février 2016. Les témoignages officieux sur l’efficacité des CH‑3 sont mitigés, ce qui conduit Abuja à se tourner de manière feutrée (10) vers d’autres solutions. Il est question de l’achat de Yabhon Flash‑20 en 2016, mais, à ce jour, la commande n’a pas été confirmée en source ouverte. En mars 2018, les premiers opérateurs formés localement sont diplômés et en 2019, les CH‑3 sont toujours en service. Nouvelle hypothèse : si l’acquisition de Yabhon Flash‑20 n’aboutit pas, l’achat de CH‑4 (dans sa version armée et dans sa version ISR) serait un choix logique dans le futur.

Le pays se tourne aussi vers ses capacités nationales, avec pour avantage des dépenses réduites, et se lance dans la conception du Gulma. Toutefois, il ne s’agit que d’un démonstrateur technologique qui n’est pas engagé contre Boko Haram. Le Tsaigumi suit, conçu en collaboration avec la société portugaise UAVision dans le cadre d’un accord signé en 2016. Il entre en service en janvier 2018. Source de fierté légitime pour Abuja, il reste cependant un drone tactique de classe I : son poids maximum au décollage est de 80 kg et son endurance d’une dizaine d’heures. Il est destiné à l’observation. Plus ambitieux, un programme de drone d’attaque est en cours. S’il est mené à terme, l’Ichoku deviendra le premier UCAV (11) africain opérationnel. Néanmoins, la route est encore longue et difficile. Le pays possède également des Aerostar achetés à Israël entre 2006 et 2007. Alors qu’ils n’étaient plus opérationnels depuis 2015, au moins deux ont été remis en état de vol en juillet 2017 et utilisés pour l’entraînement. L’armée de terre dispose quant à elle de quelques minidrones DJI (12) Phantom‑4, « jumelles déportées (13) » pour les unités au sol.

L’Éthiopie et la Zambie (14) sont elles aussi devenues des « puissances-drones » en faisant l’acquisition de CH‑4. De l’Égypte à la Zambie, ce drone satisfait globalement ses utilisateurs, avec un atout pour la vente : il bénéficie du label « combat proven ». Grâce à lui, l’aviation irakienne a remporté de nombreux succès dans sa campagne contre l’État islamique. Le Kenya est également intéressé par des UAV/UCAV chinois après avoir en principe obtenu des Scan Eagle. Plus modestement, d’autres États d’Afrique recourent aux drones. Depuis 2015, les forces camerounaises, et en particulier les BIR, utilisent des drones de contact. Ces petits aéronefs à voilure tournante sont de simples modèles commerciaux. Yaoundé aurait aussi acquis un drone Orbiter et des Scan Eagle. Quant aux pays du G5 Sahel, ils ont un retard considérable en matière de drones, même si la volonté de doter la Force conjointe d’UAS existe dans la logique de développer les capacités de renseignement.

En Somalie, la police dispose de cinq drones de contact offerts en 2017 par un ex-membre du renseignement américain (Brett Velicovich). D’origine chinoise, ils reprennent des éléments des drones commerciaux Mavic et Inspire. D’après les Shebab, en janvier 2018, les forces somaliennes ont engagé des drones lors de l’attaque d’une école djihadiste où étaient retenus des enfants (32 seront libérés). Aucune information n’ayant été donnée par les autorités somaliennes, ces drones pouvaient être ceux de la police, à moins que l’armée en aligne également. Le Soudan possède des drones d’origine iranienne Ababil‑3 et Mojaher qui ont servi (et servent) au-­dessus des zones de conflit dans le pays. Au Soudan du Sud, un système de surveillance a été installé dans Juba, afin de lutter contre le banditisme et accessoirement pour contre l’opposition rebelle. Opérationnel depuis 2017, il intègre notamment deux drones.

Paradoxalement, alors que l’Afrique du Sud est un acteur historique en matière de drones militaires, son poids sur le marché a grandement décru après la fin de l’apartheid. Actuellement, le pays tente de regagner de cette importance, mais la démarche est compliquée par les difficultés de son industrie d’armement. Dans les années 1990, après la dissolution du 10 Squadron chargé de la mise en œuvre des drones, la poignée d’aéronefs passe sous le contrôle du renseignement militaire avant la réactivation de ladite unité courant 2016. Cette décision fait suite à la commande de Seeker 400 en 2015. D’un poids d’environ 450 kg pour une endurance de 16 heures, ce drone est destiné aux missions ISR, au repérage au profit de l’artillerie ou encore à la surveillance maritime. Une variante armée a été développée, le Snyper, capable de délivrer quatre missiles air-sol Impi‑S ou des bombes à guidage GPS. Le Seeker 400 a de nombreuses qualités, mais il reste un drone de classe I et l’Afrique du Sud manque grandement d’un UAS de classe III qui correspondrait à ses ambitions en matière d’architecture africaine de paix et de sécurité (15). Avant cela, des classe III faciliteraient la surveillance des frontières du pays. Le recours aux UAV pour cette tâche est d’ailleurs préconisé par le Council for Scientific and Industrial Research (16). Cet organisme travaille ainsi à la recherche et au développement du Long Endurance Modular UAV (LEMU). Mais là encore, il ne s’agit que d’un drone de classe I, d’un poids maximum de 65 kg pour une endurance de seulement 8 heures (17).

Les minidrones et l’Afrique

Les minidrones commerciaux sont aujourd’hui très présents sur le continent africain, dans les domaines civil et militaire. Dans ce cas, ils ont un rôle de jumelles déportées (comme au sein des forces camerounaises et nigérianes). Leur mise en œuvre n’exige qu’un minimum de formation, ils sont précieux pour renseigner rapidement et facilement à l’échelon de l’unité tactique (section/peloton, compagnie), voire subtactique (groupe de combat) et ils représentent une plus grande efficacité pour les unités qui les utilisent et une économie en vies humaines. Là encore, la Chine occupe une place importante avec ses appareils variés et peu chers.

Sans surprise, des modèles de minidrones armés sont en cours de développement, tout spécialement en Chine. Le Blowfish A2 de la société Ziyan, drone VTOL, est un de ceux-ci. Relativement sommaire, mais potentiellement bien adapté aux rigueurs de l’Afrique, il mesure une soixantaine de centimètres de haut, avec une coque en kevlar. Il peut être armé d’un fusil d’assaut ou d’une mitrailleuse. La Chine développe également le CH‑901, surnommé « drone-­suicide » par ses concepteurs. Il s’agit d’un UAV‑bombe avec une endurance de 40 minutes. Sa caméra lui permet d’observer l’ennemi avant qu’il ne soit lancé contre celui-ci. La Russie s’intéresse elle aussi au concept de drone-­mitrailleuse et à celui de drone-­suicide. Rostec a ainsi révélé l’existence d’un aéronef de ce genre. Avec une autonomie d’une trentaine de minutes, une vitesse de 130 km/h, le KUB‑BLA peut délivrer une charge explosive de 3 kg avec précision. Les Biélorusses, eux, développent un modèle de drone avec un lance-roquettes.

Une fois commercialisés, les appareils de ce type pourraient intéresser plusieurs États d’Afrique confrontés à des groupes armés, avec un risque non négligeable de prolifération. La formule serait dangereusement séduisante. Elle se révèle relativement discrète et plus économique que des hélicoptères d’attaque ou d’assaut. L’efficacité tactique serait moindre, mais l’impact psychologique serait, lui, immense. L’on devine les ravages que pourraient causer des éléments militaires insuffisamment contrôlés (RDC, Soudan et Soudan du Sud, Congo, Burundi…). La tentation de les engager dans des opérations de maintien ou de rétablissement serait également grande (18). Dans une fonction défensive, des minidrones pour la protection des convois auraient une grande valeur dans des missions de l’ONU/UA ou des forces régionales (FC‑G5, MNJTF) : Somalie, RDC, zone du Liptako-­Gourma, etc. C’est ce à quoi travaille notamment DCD Protected Mobility avec des UAV couplés aux véhicules, à même de détecter des anomalies ou des individus suspects le long des itinéraires.

Depuis environ cinq ans, en Afrique, on assiste à une prolifération des drones militaires de toutes les classes et le phénomène s’étend désormais aux drones de combat. La montée en puissance des capacités offensives quasi stratégiques pour certains pays est synonyme d’accroissement du risque de conflit limité. Elle peut générer la tentation d’aller regarder chez le voisin, ou encore d’y mener une frappe contre un camp de rebelles. Le drone étant perçu comme moins agressif qu’un chasseur-bombardier, son usage au-­dessus de zones frontalières contestées pourrait se développer au cours des années à venir. Cette prolifération se constate également dans la sphère civile africaine, avec là encore une conséquence négative importante : les groupes armés ont accès aux modèles commerciaux. Leur usage par Boko Haram a augmenté fin 2018, pour des missions de reconnaissance. Reste que les drones militaires ont aussi des aspects éminemment positifs. Utilisés de manière responsable, ils renforcent la sécurité des États, à condition toutefois de ne pas s’affranchir totalement de moyens aériens classiques et de moyens d’intervention au sol. Quant aux drones civils, ils apportent beaucoup au continent : lutte contre le braconnage (Malawi, Namibie, Zimbabwe…), connectivité dans des zones isolées, logistique médicale (comme au Rwanda). Cette dernière application gagnerait d’ailleurs à être reprise par les services de santé militaires africains. À défaut d’hélicoptères, le parachutage par drone de poches de sang ou de kits d’urgence permettrait de gagner du temps en utilisant une technologie simple (19). Le développement de nouveaux concepts doctrinaux avec les drones et leur application sur le terrain sont immenses et les drones sont une part de la révolution dans les affaires militaires africaines.

Notes
(1) Yaakov Katz et Amir Bohbot, The weapon of wizards, How Israel became a high-tech military superpower, St. Martin’s Press, New York, 2017.
(2) D’autres nettement plus sophistiqués seront achetés par la suite. Voir Steven J. Zaloga, Unmanned Aerial Vehicles, Robotic Air Warfare 1917-2007, Osprey Publishing, 2008.
(3) Darren Olivier, « A history of South African UAVs », African Defence Review, 5 août 2015 (article initialement publié dans FlightCom/SA Flyer, https://​www​.africandefence​.net/​a​-​h​i​s​t​o​r​y​-​o​f​-​s​o​u​t​h​-​a​f​r​i​c​a​n​-​u​a​vs/).
(4) La catégorisation de l’OTAN, retenue dans cet article, est la suivante : schématiquement, la classe I inclut tous les drones aériens de moins de 150 kg, la classe II, ceux entre 150 et 600 kg et la classe III, les appareils au-­dessus de 600 kg.
(5) Unmanned Aircraft System, soit le dispositif dans lequel l’UAV (Unmanned Aircraft Vehicle) est mis en œuvre : éventuellement les moyens de lancement et de récupération de l’aéronef, la liaison qui permet le guidage ou la transmission d’informations entre le vecteur (l’aéronef avec ses capteurs et/ou sa charge offensive), le poste de commandement d’où est guidé l’aéronef.
(6) Medium-Altitude Long-Endurance.
(7) Même si la Chine tend désormais à se montrer plus attentive sur ce point, au moins officiellement.
(8) Se concrétisant partiellement à travers le programme spatial militaire égyptien, mené avec l’aide de la Russie.
(9) Tout comme les R4E‑50 Skyeye.
(10) Afin d’éviter de froisser Pékin, fournisseur important de l’armée nigériane.
(11) Unmanned Combat Aircraft Vehicle.
(12) Da Jiang Innovation, société chinoise.
(13) Emploi des systèmes de drones aériens, Concept inter-armées CIA‑3.3.12 ESDA (2012), Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations, no 136, 2012.
(14) Selon une filiale de China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), constructeur du CH‑4.
(15) Quand bien même celles-ci ne sont aujourd’hui plus réalistes au regard des nombreux problèmes de l’armée sud-africaine.
(16) Laurent Touchard, « Des murs et des hommes : sécuriser les frontières africaines au XXIe siècle », Focus stratégique, no 85, novembre 2018, Institut français des relations internationales (https://​www​.ifri​.org/​f​r​/​p​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​/​e​t​u​d​e​s​-​d​e​-​l​i​f​r​i​/​f​o​c​u​s​-​s​t​r​a​t​e​g​i​q​u​e​/​m​u​r​s​-​h​o​m​m​e​s​-​s​e​c​u​r​i​s​e​r​-​f​r​o​n​t​i​e​r​e​s​-​a​f​r​i​c​a​i​n​e​s​-​x​xie).
(17) Long Endurance Modular UAV, Focus on CSIR (https://www.csir.co.za/sites/default/files/Documents/Long%20Endurance%20Modular%20UAV.pdf).
(18) Le Nigeria n’a pas hésité, à plusieurs reprises, à utiliser ses Alpha Jet dans de telles missions afin de rétablir l’ordre à l’occasion de violences intercommunautaires.
(19) Au Rwanda, un simple appel par Smartphone permet à un médecin ou à tout personnel autorisé de se voir livrer des poches de transfusion, etc. La livraison s’accomplit vingt fois plus vite que par la route… Outre le Rwanda, le système de livraison de petit matériel médical par drone est désormais utilisé en Éthiopie, au Malawi et en Tanzanie. Et il intéresse d’autres États.

Légende de la photo en première page : le Model 324 Scarab de Scaled Composites, un drone furtif vendu à l’Égypte par les États-Unis au début des années 1980. (© Scaled Composites)

Article paru dans la revue DSI hors-série n°66, « Aviation de combat : Nouveaux chasseurs, nouveau contexte », juin-juillet 2019.

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