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La stratégie de l’Iran, la politique d’une puissance faible

De nouveau, l’Iran est revenu au premier plan de l’actualité internationale au Moyen-Orient, sur fond de vives tensions avec l’adversaire traditionnel, les États-Unis. Ces tensions sont à la fois dues aux agissements de l’Iran dans la région, perçus comme fortement déstabilisateurs, et à la personnalité du président américain, Donald Trump, dont le retrait en 2018 de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien a relancé la défiance entre les deux pays.

L’antagonisme, ancien, s’est accentué avec une série d’incidents opposant Téhéran et Washington, dont les plus importants furent la destruction du drone RQ‑3A américain abattu en juin 2019 par l’Iran et l’élimination du général Qassem Soleimani (1) début janvier 2020. Ces deux événements faillirent entraîner la guerre entre les deux pays. Pourtant, l’affrontement direct a pu être évité, dans un contexte régional déjà extrêmement volatil, alors que l’Iran est affaibli par les sanctions économiques et agité de mouvements de contestation intérieurs violents. L’analyse des crises entourant l’Iran est souvent effectuée en fonction du point de vue occidental, qu’il soit américain, européen ou même israélien. Toutefois, cela empêche probablement de bénéficier d’une vision d’ensemble permettant d’appréhender la situation d’une manière plus complète, et donc de définir une politique et une stratégie permettant d’éviter l’escalade.

Comprendre le positionnement de l’Iran dans son environnement régional et international constitue l’une des clés fondamentales pour formuler une analyse fine de la crise actuelle. Cela suppose en premier lieu d’identifier les fondamentaux géopolitiques de l’Iran, ce qui permettra de saisir quelles sont ses perceptions, sur lui-même comme sur son environnement. À partir de là, il devient plus aisé de comprendre la politique de l’Iran et, après avoir évalué ses forces et faiblesses, d’en déduire la stratégie qu’il tente de mettre en œuvre. Tout ce travail n’aurait qu’une utilité limitée s’il ne permettait pas de s’interroger sur ce qu’il pourrait advenir en Iran dans un futur proche.

Les fondamentaux géopolitiques de l’Iran

Il convient d’abord de distinguer les fondamentaux historiques, profonds, de l’Iran, de ceux qui sont plus spécifiques à la République islamique. L’explication de ces fondamentaux est indispensable à une meilleure compréhension du positionnement stratégique iranien. Avant tout, l’Iran est un vieux pays. Sous une forme ou une autre, il existe depuis au moins le VIe siècle av. J.‑C., lorsque le roi des Perses Darius Ier se révolta puis vainquit les Mèdes, eux-mêmes de langue iranienne, vers 550 av. J.‑C. Depuis, l’Iran a mis en place, renforcé et diffusé une tradition étatique qui fut notamment reprise par Alexandre le Grand, puis par les Arabes au VIIIe siècle. Ce sont en effet les structures administratives issues de l’Empire sassanide qui furent empruntées par les conquérants arabes. La langue iranienne servit de lingua franca de Delhi à Constantinople, et jusque dans les cités étapes de la route de la soie en Asie centrale. L’ancienneté et le prestige de la civilisation iranienne, de sa culture, de sa langue, de ses traditions étatiques contraste avec l’histoire de la majorité de ses voisins actuels et constitue sans conteste un moteur puissant du sentiment national, voire de l’exceptionnalité, du peuple iranien.

L’autre élément historique à prendre en considération est la peur de l’invasion. L’histoire de l’Iran est en effet une suite d’invasions ou, plus récemment, d’influences extérieures. Grecs, Romains, Huns hephthalites, Byzantins, Arabes, Turcs, Afghans, Anglais, Russes, et pour finir Américains puis Irakiens ont tenté d’envahir l’Iran ou réussi à le faire, ou tout du moins à exercer une tutelle. À chaque fois que les Iraniens ont voulu secouer la tutelle étrangère, surtout à partir du début du XXe siècle avec la révolution constitutionnelle en 1905, les puissances étrangères sont intervenues pour rétablir l’ordre ancien. Pendant les deux guerres mondiales, l’Iran fut occupé par les Russes et les Britanniques. Le Premier ministre nationaliste Mossadegh fut victime d’un coup d’État fomenté par les Américains en 1953. La révolution islamique de 1979 fut également une réaction nationaliste, réussie cette fois ! Il est impératif de ne pas perdre de vue ce fait si l’on veut comprendre les dernières décennies de l’histoire iranienne. Pour une fois, l’Iran n’a pas ployé et s’est dressé face aux Grands du monde. Outre la crainte d’être agressé, cette histoire d’invasion a aussi eu son effet sur le nationalisme iranien.

Les fondamentaux propres à la République islamique sont avant tout liés à sa nature révolutionnaire initiale. Après une première phase d’expansion (avortée), la rhétorique révolutionnaire de la jeune République s’est avant tout focalisée sur un discours de libération des opprimés, des pauvres qui subissent le joug des régimes impérialistes. Ce discours eut un écho certain, fustigeant les États-Unis et les monarchies sunnites traditionnelles inféodées à Washington et corrompues. Le discours révolutionnaire fut aussi destiné à l’Umma, la communauté des croyants, afin de présenter la République chiite comme défendant l’islam véritable, s’attaquant à Israël en soutenant des Palestiniens délaissés par les régimes arabes.

Le contrecoup de ce fondamental révolutionnaire fut que la République islamique a suscité, dès ses débuts, une profonde hostilité : celle des États-Unis après la prise d’otages de l’ambassade américaine (1979-1981), celle des monarchies sunnites du Golfe (surtout l’Arabie saoudite, le grand concurrent régional champion du sunnisme rigoriste), celle d’Israël bien sûr. De cette hostilité quasi générale procède un isolement diplomatique confirmé dès l’invasion irakienne de 1980. L’Iran, pays agressé, fut alors placé sous embargo des armes, contrairement à l’Irak, pays envahisseur. La faiblesse diplomatique, économique et militaire de l’Iran fut durement ressentie. L’Occident suscite une méfiance qui ne s’est jamais dissipée, comme en témoigne le retrait américain en 2018 de l’accord sur le programme nucléaire iranien de juillet 2015. Peu confiant envers les structures de sécurité collective comme l’ONU, l’Iran ne perçoit le monde qu’en termes de rapports de force.

L’Iran est ainsi un pays ayant une haute considération de lui-même, à raison d’ailleurs, mais qui souffre d’un complexe d’encerclement, le régime se percevant comme assiégé et isolé. Ces perceptions collectives, les unes partagées par l’ensemble de la population (exceptionnalité de l’Iran, refus de l’ingérence étrangère), les autres par le régime islamique (complexe d’encerclement, hostilité de l’étranger) constituent le socle du positionnement stratégique de l’Iran et de sa politique extérieure. Minorer ou ignorer le rôle central des perceptions empêche indéniablement de comprendre l’Iran.

Quelle traduction en politique extérieure ?

Ces perceptions ont bien entendu une traduction en termes de positionnement extérieur. L’objectif de Téhéran est double. D’une part, le régime islamique cherche avant tout à survivre et à se maintenir au pouvoir. Il s’agit d’un objectif spécifique à l’establishment au pouvoir, qui vaut aussi bien en interne qu’en externe. Le second objectif est celui de faire rayonner l’Iran comme puissance régionale, rôle qui lui reviendrait de droit. Plus concrètement, ces objectifs engendrent deux grands axes : tenir tête aux États-Unis (surtout depuis qu’ils sont tentés par le regime change), et lutter contre les concurrents régionaux, au premier rang desquels figure l’Arabie saoudite. L’hostilité envers Israël est réelle, et même constitutive de la révolution, mais doit avant tout être appréhendée dans le contexte de la concurrence avec les puissances sunnites, encore une fois avant tout l’Arabie saoudite, dont le monarque est gardien des Lieux saints, mais qui est perçu comme inféodé aux Américains et ne défendant que très mollement la cause palestinienne. Il s’agit bien d’un positionnement de légitimation aux yeux des musulmans, Téhéran soutenant seul la cause palestinienne.

Ces deux axes se concrétisent pratiquement eux-mêmes en deux stratégies : développer des outils pour résister à une invasion (américaine) et affaiblir les concurrents régionaux. Or le régime iranien est parfaitement conscient de ses faiblesses, surtout face aux États-Unis, mais aussi à Israël ou à l’Arabie saoudite. Faiblesse économique, mais surtout faiblesse militaire. Les Américains disposent de l’outil militaire le plus puissant du monde et sont présents en Irak, en Afghanistan, dans le golfe Persique. Israël a l’armée conventionnelle la plus efficiente de la région, tandis que pour l’Arabie saoudite, les budgets de défense parlent d’eux-mêmes (même s’il s’agit d’approximations) : 13,2 milliards pour l’Iran, 67,5 milliards pour l’Arabie saoudite (2). Téhéran dispose pourtant d’atouts, comme une influence importante sur de nombreux groupes affiliés tels le Hezbollah au Liban ou des milices chiites en Irak. Conscient de ses propres faiblesses économiques et militaires, l’Iran a dû développer des moyens adaptés.

Les faiblesses de l’Iran – et comment il tente d’y faire face

La première faiblesse est diplomatique. Mise à part la Syrie, l’Iran est isolé, malgré un certain soutien, modeste, de la Russie. Conjugué à l’hostilité américaine, son isolement diplomatique le prive de relais puissants en cas de crise grave. La deuxième est économique. Largement dépendant de ses exportations pétrolières, le pays subit un régime de sanctions particulièrement strict, surtout depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire. Cela prive le régime de ses ressources et aggrave le mécontentement de la population compte tenu du poids des redistributions et subventions. Enfin, militairement, l’Iran est faible en termes conventionnels. Ses forces armées sont dotées de matériels généralement obsolètes en raison de l’embargo sur les armes que subit le pays. Ses capacités offensives sont très réduites (elles étaient estimées à une brigade lourde il y a une décennie (3)). Les capacités de commandement et contrôle sont dépassées, comme l’a récemment illustré le drame de l’avion de ligne abattu par des missiles antiaériens. Ce drame révèle aussi de possibles lacunes en matière d’entraînement. La marine et l’armée de l’air sont dans un état qui ne permettrait en aucun cas de mener de réelles opérations (4).

Comment l’Iran tente-t‑il de remédier au mieux à ces faiblesses qui ne lui laisseraient que très peu de chances de résister en cas d’affrontement ? Les deux principales réponses sont de développer des moyens et capacités asymétriques d’une part, et de développer une stratégie régionale de revers d’autre part. Les moyens et capacités asymétriques constituent la réponse du faible au fort, destinés à faire en sorte que le coût d’une attaque contre l’Iran soit très coûteux humainement, matériellement et politiquement. Cela se rapproche ainsi d’une forme de dissuasion. Ces capacités asymétriques sont de plusieurs types et se combinent parfois.

Les forces armées iraniennes utilisent d’abord des forces spéciales destinées à intervenir à l’extérieur des frontières nationales. Ce sont avant tout celles relevant de la force Al-Qods (« de Jérusalem »), élite des Gardiens de la révolution. Ses membres agissent ainsi pour former, financer, armer les groupes et milices étrangères soutenus par l’Iran. Ils agissent également directement sur le terrain, au combat, comme en Syrie, et pourraient être impliqués dans des actions de sabotage. La force Al-Qods permet ainsi à l’Iran de disposer de moyens d’action peu onéreux, peu gourmands en hommes et dont les activités sont efficaces.

Autres capacités asymétriques, les moyens dits anti-­accès/déni d’accès. L’objectif est ici de repousser une attaque ennemie ou d’empêcher l’adversaire d’agir à sa guise. Ils sont essentiellement de deux types : les moyens antiaériens destinés à sanctuariser l’espace aérien iranien ainsi que les sites les plus sensibles (grâce à des systèmes essentiellement acquis auprès de la Russie, comme le S‑300), et les moyens antinavires, avant tout pour bloquer le détroit d’Ormuz par où transite un important flux pétrolier. Les moyens sont ici constitués de mines et de missiles antinavires, principalement livrés par la Chine.

Les forces balistiques constituent le troisième volet des capacités asymétriques iraniennes. L’industrie nationale a été en mesure, grâce à un remarquable travail de rétro-­ingénierie, de produire ses propres missiles balistiques puis de les perfectionner (portée, précision). L’Iran dispose ainsi d’un arsenal varié de vecteurs balistiques, pour l’instant dotés de charges conventionnelles, qui peuvent frapper un adversaire à plusieurs milliers de kilomètres. Cela lui permet de faire peser une menace sur l’ensemble de la région, à un coût moindre que s’il devait se doter, par exemple, de moyens aériens de bombardement. Il semble d’ailleurs fournir des vecteurs balistiques aux groupes qui lui sont liés, comme le Hezbollah libanais ou les milices houthistes au Yémen. Les attaques de ces derniers contre des cibles en Arabie saoudite grâce à des missiles tendent à confirmer ces allégations.

Enfin, il est nécessaire d’évoquer la question du programme nucléaire militaire iranien, ultime capacité asymétrique pour le régime. La question n’est peut-être toujours pas tranchée au sommet du régime, mais le message envoyé depuis 2001 par les États-Unis est interprété par Téhéran comme une incitation à se doter de l’arme suprême. Les États désignés comme faisant partie de l’Axe du mal par George W. Bush, à savoir l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, sont alors clairement menacés par Washington. Le régime iranien a constaté que l’Irak, sans arme nucléaire, a été envahi par les États-Unis. La Corée du Nord, de son côté, était déjà soupçonnée de disposer de quelques bombes A et n’a pas été envahie. La conclusion logique est donc qu’un État doté de l’arme nucléaire n’est pas envahi, au contraire d’un pays non doté. Il est toutefois clair que l’Iran hésite toujours, étant signataire du Traité de non-­prolifération. Certes, il menace de s’en retirer, mais les conséquences seraient graves. Il est en revanche plus probable qu’il cherche à se doter des moyens de devenir une puissance nucléaire militaire en cas de nécessité, ce qui se rapproche de la notion de seuil nucléaire. L’Iran pourrait continuer ses efforts dans ce sens sauf si le prix à payer était trop fort, notamment en matière économique, ce qui menacerait la stabilité intérieure du pays.

Au niveau stratégique, le soutien à de nombreux groupes et milices liés à l’Iran (« proxys ») peut être considéré comme un moyen asymétrique qui lui permet de peser dans la région grâce à des actions de revers. Face à un concurrent régional comme l’Arabie saoudite, le soutien aux rebelles houthistes au Yémen est certainement à analyser dans ce sens, plus que comme une solidarité entre chiites. En effet, les Houthis sont chiites zaydites, théologiquement très proches des écoles sunnites, au contraire des Iraniens, chiites duodécimains. Les Houthis sont néanmoins un moyen très efficace pour perturber le concurrent saoudien. Le soutien de l’Iran aux rebelles est ainsi à analyser dans le cadre des affrontements régionaux. Le cas du Hezbollah et des milices irakiennes chiites est davantage lié à une connivence idéologique, mais procède ici encore des rapports de force régionaux. Le Hezbollah permet à l’Iran de faire peser une menace sur Israël, mais aussi d’intervenir en Syrie, où des membres du groupe politico-religieux libanais combattent aux côtés des forces loyalistes et de la force Al-Qods. Les milices irakiennes permettent à Téhéran de peser sur le jeu politique irakien tout en maintenant la pression sur les forces américaines présentes dans le pays. Il est donc possible de considérer cette politique iranienne de proxys comme un moyen d’allumer des contre-­feux face aux puissances perçues comme hostiles à l’Iran, tout en lui fournissant un moyen d’action et d’influence au Moyen-Orient.

À quoi peut-on s’attendre ?

L’analyse des perceptions que l’Iran a de lui-même et de son environnement régional, et des intentions qu’il prête aux puissances étrangères permet ainsi de mieux comprendre les impératifs et les choix du régime iranien. Obnubilé par sa survie, ce dernier se doit de tenir tête aux États-Unis qui ne cachent pas leur désir de regime change, ce qui ne facilite pas d’éventuelles négociations. Outre la survie, le régime souhaite, comme toute puissance, rayonner dans la région. Il a donc mis en place une stratégie double qui cumule ces deux objectifs. Le soutien aux proxys, par exemple, est à la fois un moyen de peser sur les adversaires et de renforcer l’influence iranienne. Un programme nucléaire militaire répondrait aussi à cette double exigence : protéger le pays grâce à une force de dissuasion, et montrer la puissance de l’Iran.

En conclusion prospective, il conviendrait de s’interroger succinctement sur ce qu’il pourrait se passer à court terme. Une guerre avec les États-Unis semble, pour l’instant, peu probable. Les élections américaines qui se préparent ne forment pas une période propice pour lancer une guerre en Iran, et l’échec irakien est encore dans les mémoires au Pentagone. Un retour à la situation d’avant 2018 est-il envisageable ? Difficile tant que la Maison-Blanche est occupée par Donald Trump. Un successeur démocrate pourrait peut-être relancer le dialogue, mais le régime iranien serait‑il enclin à accepter une nouvelle fois des pourparlers, alors qu’il n’a aucune confiance envers les Américains ? Peut-être cela sera-t‑il possible si le régime est exsangue économiquement et qu’il n’a pas le choix. L’issue pourrait provenir de l’Iran lui-même. Les probabilités d’effondrement du pouvoir actuel augmentent à mesure que la crise économique paupérise l’ensemble de la population, et le régime pourrait ne plus être en mesure de satisfaire ses derniers soutiens. Toutefois, une chute de la République islamique apaiserait-elle les tensions au Moyen-­Orient ? Si un régime nationaliste parvient au pouvoir, il est certain que les antagonismes avec l’Arabie saoudite perdureraient, ne serait-ce qu’en raison de la quête du leadership régional. De même, rien ne permet d’affirmer qu’un tel Iran ne chercherait pas à se doter d’un arsenal nucléaire s’il estimait en avoir besoin. Certes, les rapports avec Israël seraient bien meilleurs, mais un scénario de ce type n’est pas pour autant gage d’une nouvelle ère de paix et de stabilité au Moyen‑Orient.

Notes

(1) Le général Soleimani était le commandant de la force Al-Qods, branche chargée des opérations spéciales extérieures des Gardiens de la révolution (Pasdaran). Il était également considéré comme un pilier du régime.
(2) Chiffres 2018 fournis par le SIPRI.
(3) Anthony H. Cordesman et Martin Kleiber, Iran’s Military Forces and Warfighting Capabilities : The Threat in the Northern Gulf, CSIS Press, Washington, 2007.
(4) Pour un éclairage sur les forces armées iraniennes, voir Matthieu Anquez, « Les forces armées iraniennes : le tigre de papier du golfe Persique ? », Les Grands dossiers de Diplomatie, no 37, février-mars 2017.

Légende de la photo en première page : Disposer d’un arsenal balistique est un réel avantage comparatif pour l’Iran. (© aaediex/Shutterstock)

Article paru dans la revue DSI n°146, « Bombardiers russes : Quelle modernisation ? », janvier-février 2020.

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