Technologie, guerre de demain et réseaux

À partir de la Renaissance, il y a une inversion. Le réseau devient plus important que les lieux qu’il relie. Le réseau prend ainsi le pas sur tout ; il uniformise tout. Les transactions financières sont dès lors plus importantes que le travail lui-même. La conséquence militaire ? Les armées (mer et air) se déplacent dans un système fluide sans lieux. Ce déplacement se fait de manière ad hoc, en créant des lieux artificiels, mathématiques : les coordonnées d’un point. Avec l’informatique, les armes en réseau démultiplient la puissance. Les avions et les navires aussi, tout comme la radio.

Il y a 400-450 ans, les Anglais ont été les seuls à entrevoir les possibilités du réseau et de la maîtrise des espaces fluides. L’astrologue personnel d’Elizabeth Ire a eu une imagination suffisante pour voir les possibilités infinies du réseau. C’est l’époque de Giordano Bruno qui démonte l’idée que la Terre est au centre du système, de Johannes Kepler qui confirme le système héliocentrique, de la navigation hauturière océanique, etc. On voit bien que tout est lié.

Les Anglais ont eu, avant tout le monde, dès le XVIe siècle, une pensée stratégique réticulaire, déterritorialisée, fluide, et non pas territoriale et « solide » : celle du réseau.

Légende de la photo en première page ; La technologie contribue au succès des armes, mais elle n’est pas un objet magique. © Shutterstock

Article paru dans la revue DefTech n°05, « Technologies & guerres du futur », septembre-octobre 2019.

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