Les trois fonctions du sport dans les relations internationales : miroir déformant, arène de rivalités ou catalyseur de paix ?

En 2018, plus que jamais, les grandes compétitions sportives internationales fortement médiatisées jouent des rôles majeurs dans les relations internationales : elles sont tout à la fois des miroirs déformants, des caisses de résonance et des champs d’affrontement entre puissances.

Pour la géopolitique du sport, l’année 2018 s’annonce comme un moment-clé. Elle a déjà tenu deux de ses trois grandes promesses aux Jeux olympiques en Corée et aux Jeux du Commonwealth en Australie… avant la Coupe du Monde de football en Russie, quelques mois après la réélection de Vladimir Poutine.

Depuis longtemps, les grandes compétitions sportives internationales ont quitté le statut d’événements mineurs. Elles sont devenues des enjeux de puissance et de communication pour les États. En 2018, le Nation branding et le soft power de la Corée, de la Russie, de l’Australie ainsi que du Royaume-Uni ont été au premier plan des relations internationales grâce au sport.

Qu’il s’agisse des Jeux olympiques, des Jeux du Commonwealth ou de la Coupe du Monde de football, ces compétitions manifestent trois fonctions essentielles du sport de haut niveau et de forte médiatisation dans les relations internationales. D’abord la fonction idéale : les Jeux de Pyeongchang laissent espérer que le sport peut contribuer à la paix. Ensuite, la fonction agonistique : la Coupe du Monde de football manifeste déjà les tensions internationales. Fonction heuristique enfin : les Jeux du Commonwealth ont tendu un miroir déformant au monde britannique et anglophone. En l’espèce, le sport peut mettre en évidence des changements dans les relations internationales. Dans les éditions 2018 des Jeux et du Sommet du Commonwealth, le Royaume-Uni a tenté de mettre en œuvre une stratégie permettant de « faire attendre », le temps de trouver une solution favorable… avec des résultats mitigés.

Jeux olympiques de Pyeongchang : l’espoir de la paix par le sport

La XXIIIe édition des Jeux olympiques d’hiver a tout eu d’un événement géopolitique majeur, laissant entrevoir la possibilité d’une paix sur une péninsule Coréenne en guerre depuis des décennies. Organisés du 9 au 25 février 2018, ils se sont déroulés dans la petite ville de Pyeongchang, à environ 80 kilomètres de la zone démilitarisée (DMZ) séparant la Corée du Nord et la Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953). La portée stratégique de l’événement tient non seulement au lieu, une péninsule marquée par la guerre et l’escalade nucléaire, mais également au tempo : depuis le début de la présidence Trump au tournant de 2016, le régime de Kim Jong-un a donné un nouvel élan à la course aux armements, déjà fort active dans la région. Il a perfectionné la militarisation de ses têtes nucléaires grâce à une série de tests. Et il a étendu de plus en plus le rayon d’action de ses missiles, menaçant le Japon et même le territoire des États-Unis.

Cependant, les Jeux ont complètement changé la donne : le monde attend aujourd’hui que « l’esprit de Pyeongchang » préside à la rencontre entre le leader coréen et le président américain. Les Jeux ne font pas la paix à eux seuls, mais ils peuvent y contribuer.

Corée : vers une trêve olympique durable ?

La première tendance concerne la sécurité sur la péninsule Coréenne. Loin d’un apolitisme olympique toujours rappelé mais sans cesse écorné, les JO de Pyeongchang ont mis en évidence des symboles de paix entre la République populaire démocratique de Corée (Nord) et la République de Corée (Sud) : la Corée du Sud a accueilli sur son sol non seulement des sportifs nord-coréens mais également des artistes, des personnalités culturelles et des officiels de très haut rang du Nord ; elle a accepté de constituer une équipe féminine de hockey intercoréenne ; elle a mis en évidence la poignée de main entre le président sudiste Moon et la sœur du leader nordiste, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux ; et elle a fait se côtoyer, à la tribune présidentielle de la cérémonie de clôture des Jeux, la fille du président Trump et le général nordiste Kim Yong-chol.

Toute la question est désormais de savoir si la trêve olympique entre les deux Corées conduira à une nouvelle « politique du rayon de soleil », selon le slogan du président sudiste Kim Dae-jung durant les années 2000 en faveur d’un rapprochement intercoréen. Les Jeux seront-ils une parenthèse intercoréenne rapidement refermée par les enjeux plus larges de l’affirmation de la puissance chinoise et de la politique trumpienne en Asie du Nord ? Ou bien lanceront-ils une dynamique de long terme tout comme les Jeux de Séoul en 1988 avaient favorisé la démocratisation de la République de Corée ?

États-Unis : vers un réchauffement avec le Nord grâce aux Jeux du Sud ?

Les Jeux ont incarné une inflexion de la donne stratégique par-delà les seules relations intercoréennes. C’est la deuxième tendance de l’édition 2018 : les relations entre les États-Unis et les deux Corées ont évolué.

D’une part, les États-Unis ont accepté de reporter leurs exercices militaires conjoints en mer de Corée, ce qui était un facteur irritant pour le Nord et une demande du Sud. Mais, d’autre part, ils ont adopté de nouvelles sanctions contre lui pendant la compétition. La Corée du Nord elle-même a appelé à une reprise des discussions entre Pyongyang et Washington. La compétition a illustré à la fois la force des États-Unis et les limites de l’intransigeance manifestée par le vice-président Pence refusant de serrer la main aux dignitaires nord-coréens à la cérémonie d’ouverture. Les États-Unis peuvent-ils utiliser cette désescalade entre les deux Corées pour trouver une issue ? Ou bien essaieront-ils au contraire de miner le rapprochement intercoréen pour garder sur place un allié intransigeant ? L’esprit des Jeux semble pour le moment présider aux perspectives des relations américano-nord-coréennes : la Corée du Nord a démantelé son site d’essais atomiques en mai. Et les deux leaders, Donald Trump et Kim Jong-un, se sont rencontrés le 12 juin à Singapour. Ces deux événements propices à la paix étaient inimaginables quelques semaines avant les Jeux.

Russie : de l’humiliation à la revanche ?

La troisième tendance géopolitique à l’œuvre dans ces Jeux incite à tempérer l’optimisme concernant la paix par le sport. Le mouvement olympique et le soft power sportif de Russie ont abordé les Jeux dans une position qu’ils ont ressentie comme humiliante. À la suite de plusieurs rapports au CIO pointant l’existence d’un dopage d’État aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, le comité exécutif du CIO a suspendu le comité national olympique russe durant la durée des Jeux pour le rétablir dans ses droits à l’issue de la compétition. Les conséquences sportives et symboliques ont gravement nuit au prestige du sport de haut niveau de Russie : plusieurs dizaines d’athlètes russes n’ont pas été admis à participer aux compétitions ; le drapeau et l’hymne russes ont été remplacés, lors des cérémonies notamment des remises de médaille, par les symboles olympiques ; les « athlètes olympiques de Russie » (nom donné à la délégation russe) ont de plus obtenu seulement 17 médailles en se classant à la 13e position au classement général par pays.

Les Jeux de la Paix pour les Corées et les États-Unis peuvent être ceux de la revanche pour la Russie lors de la Coupe du Monde de football. On glisserait alors de la première à la troisième fonction du sport dans les relations internationales.

Les Jeux du Commonwealth : le Royaume-Uni à la recherche d’un nouveau souffle mondial après le Brexit

Méconnus du grand public francophone, les Jeux du Commonwealth revêtent une grande importance pour la géopolitique du monde britannique. Cette année, leur impact était redoublé par leur lieu (l’Océanie) et par leur date (du 4 au 15 avril 2018), quelques jours avant l’ouverture du Sommet de l’Organisation du Commonwealth à Londres dont le Royaume-Uni prend la présidence tournante.

Un carrefour diplomatique pour le monde britannique

La 21e édition des Jeux du Commonwealth a rassemblé les délégations de 71 nations issues de tous les continents. Le Commonwealth comprend en effet près d’un tiers de la population mondiale (2,4 milliards d’habitants) et près d’un quart des terres émergées.
Depuis 1930, tous les quatre ans, ces compétitions réunissent les 53 nations de l’Organisation Commonwealth britannique et au-delà.

Successivement dénommés « Jeux de l’Empire britannique » puis « Jeux du Commonwealth britannique », ils maintiennent, sur le plan sportif, culturel et symbolique, le lien du Royaume-Uni avec les États liés historiquement à la Couronne britannique par la colonisation, la langue, la culture, les échanges économiques, l’éducation, etc. Sur le plan symbolique, la tradition veut qu’une course en relais parte de Buckingham Palace vers le lieu des Jeux, portant un message du monarque britannique à la cérémonie d’ouverture des Jeux. La communauté culturelle britannique s’illustre dans la sélection des sports officiels : 26 sports sont reconnus par le comité d’organisation et la compétition met l’accent sur les sports populaires dans le monde anglo-saxon comme le rugby à 7, le boulingrin et le netball.

Cette compétition jouit du statut de carrefour du monde britannique grâce à son audience : 9 millions de téléspectateurs ont regardé la cérémonie d’ouverture de l’édition 2014 à Glasgow et 2,7 millions de spectateurs ont regardé la cérémonie d’ouverture de l’édition 2018 en Australie. Sur le plan diplomatique, les pays du Commonwealth se sont également réunis en sommet à Londres au même moment.

Une place centrale pour l’Australie dans l’espace indo-pacifique ?

En Asie, la dynamique de négociation intercoréenne apparue à l’occasion des Jeux paraît de bon augure pour le pouvoir pacificateur des compétitions sportives internationales et médiatisées. Mais peut-il y avoir un effet « Jeux du Commonwealth » comme il y a eu un effet « Jeux de Pyeongchang » ? On peut en douter, car ces Jeux ont servi à l’Australie pour continuer à se placer au centre de la géopolitique de l’Océanie, à la charnière entre l’océan Indien et l’océan Pacifique, face à la Chine.

Pour l’Australie, qui a accueilli la compétition pour la sixième fois, le contexte est bien différent de celui des Jeux olympiques de Sydney de 2000 et des Jeux du Commonwealth de 2006 à Melbourne. Loin de vouloir toucher les dividendes de la paix comme dans les années 2000, le pays déploie des efforts militaires significatifs : il a annoncé une augmentation drastique de ses budgets de défense jusqu’à atteindre 2 % (1) du PIB en 2021. Il a commandé à la France pas moins de 12 sous-marins, ce qui constitue le point phare d’un vaste programme de réarmement : le pays reconstitue sa marine et son aviation pour être capable de se déployer dans ces immenses espaces face à l’activisme de la Chine qui a lancé une version maritime de sa nouvelle route de la soie.

En accueillant les sélections du Commonwealth, l’Australie a manifesté sa capacité fédératrice dans des zones (océans Pacifique et Indien) où l’expansion de la flotte chinoise inquiète d’anciennes colonies britanniques : la Nouvelle-Zélande, l’Inde, la Malaisie au premier chef. Par ces Jeux, l’Australie a manifesté son rôle de chef de file dans le Pacifique Sud et l’océan Indien, face à la Chine, d’autant plus que le Royaume-Uni peine à assumer ce rôle. Mais l’Australie et le Commonwealth se sont également affirmés comme les avocats de causes progressistes, à l’opposé de son origine colonialiste : l’égalité entre peuples, l’égalité des droits entre hommes et femmes ainsi qu’entre hétérosexuels et LGBT.

Des Jeux au Sommet du Commonwealth : de l’euphorie aux doutes…

En Europe, cette compétition est intervenue à un moment où les négociations sur le Brexit sont dans une nouvelle phase où les inconvénients économiques, douaniers, financiers et politiques deviennent de plus en plus manifestes à la population britannique. Les Jeux ont eu lieu également au moment où le Royaume-Uni a pris la présidence tournante de l’organisation du Commonwealth, de 2018 à 2020. On s’en souvient, le renforcement des liens avec le Commonwealth a constitué un argument très important, durant la campagne du référendum, dans l’argumentaire des partisans du Brexit. Pour les Brexiters, Boris Johnson au premier chef, le Brexit est l’occasion de développer le commerce avec le Commonwealth (2) et de renouer avec le grand large et la politique internationale. Moins d’Europe et plus de Commonwealth (3), selon un principe de vases communicants.

Mais, durant la campagne, les 52 autres nations du Commonwealth ont au contraire milité pour le « Remain » du Royaume-Uni. Il est vrai que le commerce entre Londres et le Commonwealth peine à progresser : il représente depuis des années 10 % du PIB britannique. Et le commerce avec l’UE représente, pour le Royaume-Uni, une part cinq fois plus importante que celle du commerce avec le Commonwealth (4).
Le Brexit est-il une bonne nouvelle pour le Commonwealth ? Bien des membres du Commonwealth, notamment africains et caribéens, le redoutent : grâce à l’adhésion du Royaume-Uni, ils étaient indirectement liés à l’Union européenne, à ses accords de libre-échange, à ses budgets d’aide au développement et à son sérieux budgétaire. Réciproquement, le Brexit n’assure pas au Royaume-Uni la possibilité de se réorienter vers le Commonwealth : en effet, les anciennes colonies sont toujours très vigilantes en ce qui concerne les accents néo-impérialistes qui pourraient se manifester à Londres. Par exemple, l’initiative maladroitement nommée « Empire 2.0 » prise par le Royaume-Uni pour relancer le Commonwealth n’a pas été particulièrement bien accueillie par les membres de l’organisation. De plus, la remise en cause de la légitimité du souverain britannique à la tête du Commonwealth, question émergente à l’approche de la succession de la reine Elisabeth, marque la distance grandissante des nations de ce groupe à l’égard de l’ancienne métropole.

Les Jeux du Commonwealth ont préfiguré l’image donnée par l’organisation du Commonwealth lors de son sommet : l’avenir des membres du Commonwealth ne se joue pas nécessairement dans le rapprochement avec l’ancienne métropole. Le sport est en l’occurrence un miroir déformant : l’euphorie de la compétition sportive a un certain décalage avec les doutes concernant le rôle du Royaume-Uni dans le monde, la capacité du Commonwealth à « remplacer » l’Union européenne pour l’économie du Royaume-Uni et la pertinence de l’Organisation du Commonwealth. Bien sûr, au moment où le Royaume-Uni a participé aux frappes occidentales contre les installations chimiques de la Syrie, le 14 avril 2018, le Sommet a manifesté la solidarité du Canada, de l’Australie, etc. Mais bien des commentateurs ont considéré que le Sommet n’avait pas pu trouver son thème : lutter contre le plastique, pour l’éducation des femmes, contre la corruption ou encore contre la malaria sont des causes louables, mais elles peinent à donner à l’organisation du Commonwealth la portée que les Jeux pourraient lui promettre.

Mondial de football : la Russie, paria ou fille prodigue ?
Berlin 1936 ou nouveau départ pour la Russie ?

L’événement sportif le plus important de l’année est sans conteste la Coupe du Monde de football organisée en Russie : sa portée est universelle et ses enjeux géopolitiques considérables. Boris Johnson n’a-t-il pas comparé l’événement aux Jeux olympiques de Berlin de 1936 (5) ? Par-delà les outrances rhétoriques, on voit que la compétition cristallise une bonne partie des tensions géopolitiques de la période.
La signification géopolitique de l’événement tient d’abord et avant tout au lieu et au moment de la compétition (6). Du 14 juin au 15 juillet, durant tout un mois, dans une dizaine de villes de Russie occidentale ou européenne, le Mondial de football 2018 aura placé sous les yeux de l’opinion internationale, un État en butte à des sanctions économiques, financières et sportives au moment où il peine à transformer son expédition militaire en Syrie en réussite diplomatique.

Le soft powersportif russe en question

Le Mondial est organisé par un État dont le Comité olympique national vient d’être suspendu par le Comité olympique international en raison de dopage lors des derniers Jeux de Sotchi. Dans un pays qui a depuis longtemps érigé le sport de haut niveau en levier d’influence, en outil de prestige national et en instrument de statut géopolitique, il s’agit d’un camouflet significatif. La réussite de l’organisation du Mondial 2018 est, pour les autorités russes, un moyen de retravailler son image : effacer les controverses sur les coûts financiers et environnementaux des Jeux de Sotchi et attirer le plus possible de spectateurs européens, tels seront les premiers défis de la Russie.

Le pays a en effet fait construire ou rénover à grands frais de grands stades, a transformé Moscou (7) au risque de susciter de multiples manifestations à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2018. Le boycott par certains leaders occidentaux, voilà le premier défi en termes d’image.

Changer de statut, de puissance disruptive à puissance responsable ?

D’autre part, le Mondial est accueilli dans un État en butte à des sanctions économiques et financières, à la suite de l’annexion de la Crimée et de la guerre dans le Donbass en 2014. L’économie russe, plongée dans la récession depuis lors, notamment en raison de la chute des prix des hydrocarbures, vient tout juste de se rétablir. Et, sur la scène diplomatique, la Russie a repris l’initiative en déclenchant une expédition militaire en Syrie à partir de septembre 2015. Si son succès militaire est souvent reconnu, la Russie est abondamment critiquée pour son soutien à un régime fortement soupçonné de crimes de guerre et d’utilisation d’armes interdites par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques de 1993 (CIAC).

La Coupe du Monde ne résout assurément rien : il n’y a pas d’esprit de Moscou comme il y a un esprit de Pyeongchang. Mais la Coupe du monde pose la question de la stratégie de la Russie, au moment où l’Union européenne examine la possibilité de lever partiellement ou complètement les sanctions, en même temps qu’elle analyse la mise en œuvre du cessez-le-feu en Ukraine, en vertu de l’accord dit « Minsk II » (8). La Russie s’oriente-t-elle vers l’apaisement et la reprise du dialogue pour répondre au boycott des dirigeants européens qui s’était produit pour les Jeux d’hiver de Sotchi ? On se souvient que la chancelière Merkel et le président Hollande avaient refusé d’assister aux Jeux pour protester contre l’annexion en cours de la Crimée (9). Ou bien l’événement est-il la continuation de l’affirmation de la puissance russe ?

Apaisement ou rupture ? L’immédiat après-Coupe du Monde sera essentiel. C’est là que se décidera si un « esprit de la Coupe du Monde de football 2018 » peut œuvrer à la paix, à l’instar de celui des Jeux d’hiver qui semble promettre l’apaisement à la péninsule Coréenne. D’une fonction à l’autre… L’avenir des relations diplomatiques se joue aussi, on le voit, sur les terrains de sport.

Notes
(1) http://​www​.bbc​.com/​n​e​w​s​/​w​o​r​l​d​-​a​u​s​t​r​a​l​i​a​-​3​5​6​5​7​021
(2) http://​www​.bbc​.com/​n​e​w​s​/​u​k​-​p​o​l​i​t​i​c​s​-​3​7​6​4​2​902
(3) http://​indiatoday​.intoday​.in/​s​t​o​r​y​/​c​o​m​m​o​n​w​e​a​l​t​h​-​g​a​m​e​s​-​b​r​i​t​a​i​n​-​b​r​e​x​i​t​/​1​/​9​0​5​0​5​9​.​h​tml
(4) https://​www​.theguardian​.com/​u​k​-​n​e​w​s​/​2​0​1​8​/​a​p​r​/​1​9​/​c​o​m​m​o​n​w​e​a​l​t​h​-​s​u​m​m​i​t​-​b​r​i​t​a​i​n​-​s​t​i​l​l​-​s​h​a​p​e​-​w​o​r​l​d​-​b​r​e​xit
(5) https://www.telegraph.co.uk/politics/2018/03/21/england-fans-could-boycott-world-cup-boris-johnson-suggests/?playlist=structure%253Apolitics
(6) https://​www​.lesechos​.fr/​i​d​e​e​s​-​d​e​b​a​t​s​/​c​e​r​c​l​e​/​0​3​0​9​9​9​4​0​9​6​4​5​-​m​o​n​d​i​a​l​-​2​0​1​8​-​p​o​u​r​-​l​a​-​r​u​s​s​i​e​-​b​e​a​u​c​o​u​p​-​p​l​u​s​-​q​u​e​-​d​u​-​f​o​o​t​-​2​1​3​6​9​6​4​.​php
(7) http://​www​.france24​.com/​f​r​/​2​0​1​7​0​8​3​0​-​f​o​c​u​s​-​r​u​s​s​i​e​-​u​r​b​a​n​i​s​m​e​-​m​o​s​c​o​u​-​t​r​a​v​a​u​x​-​s​e​r​g​u​e​i​-​s​o​b​i​a​n​i​n​e​-​m​a​i​r​e​-​v​i​l​l​e​-​c​h​a​n​t​i​ers
(8) http://​www​.rtl​.fr/​a​c​t​u​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​m​o​n​d​i​a​l​-​2​0​1​8​-​u​n​-​e​v​e​n​e​m​e​n​t​-​g​e​o​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​a​v​a​n​t​-​t​o​u​t​-​e​x​p​l​i​q​u​e​-​u​n​-​s​p​e​c​i​a​l​i​s​t​e​-​7​7​9​1​2​3​0​152
(9) http://​www​.lemonde​.fr/​s​p​o​r​t​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​1​3​/​1​2​/​1​6​/​l​e​-​d​e​b​a​t​-​f​a​i​t​-​r​a​g​e​-​s​u​r​-​l​e​-​b​o​y​c​o​t​t​a​g​e​-​d​e​s​-​j​o​-​d​e​-​s​o​t​c​h​i​_​4​3​3​5​2​6​8​_​3​2​4​2​.​h​tml

Légende de la photo en première page : Le 12 février 2018, des supporters nord-coréens encouragent leur équipe de patineurs lors des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. La Corée du Nord a accepté d’envoyer une équipe aux JO2018, alors qu’elle avait boycotté les JO1988 à Séoul, les premiers organisés en Corée du Sud. (© Shutterstock/Leonard Zhukovsky) 

Article paru dans la revue Diplomatie n°93, « Guerres de religion : mythe ou réalité ? », juillet-août 2019.
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