Des modes de guerre réguliers et irréguliers

Notes

(1) Theo Farrell et Olivier Schmitt, « The Causes, Character and Conduct of Internal Armed Conflict and the Effects on Civilian Populations, 1990 – 2010 » in V. Türk, A. Edwards, & C. Wouters (dir.), In Flight from Conflict and Violence : UNHCR’s Consultations on Refugee Status and Other Forms of International Protection, Cambridge University Press, Cambridge, 2017, p. 25-58.

(2) Andrea Beccaro, « Modern Irregular Warfare : The ISIS Case Study », Small Wars & Insurgencies, vol. 29, no 2, 2018, p. 207-228 ; Élie Tenenbaum, « Le piège de la guerre hybride », Focus stratégique, no 63, octobre 2015 ; Mark Galeotti, « The mythical ‘Gerasimov Doctrine’ and the language of Threat », Critical Studies on Security, 2018 ; Alexander Lanoszka, « Stop calling every potential act of Russian aggression ‘hybrid warfare’ », blog International Affairs, 24 mai 2018, en ligne : https://​medium​.com/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​-​a​f​f​a​i​r​s​-​b​l​o​g​/​s​t​o​p​-​c​a​l​l​i​n​g​-​e​v​e​r​y​-​p​o​t​e​n​t​i​a​l​-​a​c​t​-​o​f​-​r​u​s​s​i​a​n​-​a​g​g​r​e​s​s​i​o​n​-​h​y​b​r​i​d​-​w​a​r​f​a​r​e​-​e​9​8​0​b​3​b​8​8​8a9 (consulté le 4 décembre 2018).

(3) Stéphane Taillat, « Modes de guerre : stratégies irrégulières, stratégies hybrides » in Stéphane Taillat, Olivier Schmitt et Joseph Henrotin (dir.), Guerre et stratégie : approches, concepts, PUF, Paris, 2015, p. 253-279.

(4) James Whitman avance même que la régulation de la guerre se renforce au XVIIIe siècle par l’émergence d’une norme instituant la bataille comme moyen de règlement des différends (par opposition aux autres formes de guerre comme les raids ou la poliorcétique). James Whitman, The Verdict of Battle : The Law of Victory and the Making of the Modern World, Harvard University Press, Harvard, 2014. L’effacement de cette norme s’expliquerait par l’émergence des armées et guerres « de masse ».

(5) Olivier Schmitt, « les théories de la guerre irrégulière » in Jean-Vincent Holeindre et Jean Baechler, Penseurs de la stratégie, Hermann, Paris, 2014, p. 227-238.

(6) Sandrine Picaud-Monnerat, La petite guerre au XVIIIe siècle, ISC/Economica, Paris, 2010.

(7) John Grenier, The First Way of War : American War Making on the Frontier 1607-1814, Cambridge University Press, Cambridge, 2008, p. 87-114.

(9) Sinisa Malesevic, The Sociology of War and Violence, Cambridge University Press, Cambridge, 2010, p. 118-145. Carl Schmitt, Théorie du partisan, Flammarion, Paris, 1963.

(10) Tanisha Fazal a montré combien le droit international humanitaire a tendu à limiter la mention des combattants irréguliers afin de ne laisser aucun doute sur l’asymétrie de la légitimité avec les États. Par conséquent, certaines organisations ont pu indiquer leur souci de respecter le droit des conflits armés afin de gagner en reconnaissance internationale. Tanisha M. Fazal, Wars of Law : Unintended Consequences in the Regulation of Armed Conflict, Cornell University Press, Ithaca, 2018, p. 30-37.

(11) Douglas Porch, Counterinsurgency : Exposing the Myths of the New Way of War, Cambridge University Press, Cambridge, 2013 ; Élie Tenenbaum, Partisans et centurions : une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle, Perrin, Paris, 2018.

(12) Lawrence Freedman, « The Meaning of Strategy. Part I : The Origin Story », Texas National Security Review, vol. 1, no 1, novembre 2017, p. 90-105. Sur la distinction entre stratégie directe et indirecte, voir André Beaufre, Introduction à la stratégie, 2e édition, Hachette Littérature, Paris, 1998, p. 62-63. Il s’agit de « deux modes qui coexistent et se complètent  » (p. 63).

(13) Le fait qu’il s’agit d’un défi politique et non d’une question de technique et de tactique est parfaitement mis en lumière par les échecs nombreux à adopter le modèle de guerre populaire prolongé. Thomas A. Marks et Paul B. Rich, « Back to the Future : People’s War in the 21st Century », Small Wars and Insurgencies, vol. 28, no 3, 2017, p. 409-425. Voir aussi M. L. R. Smith et David Martin Jones, The Political Impossibility of Modern Counterinsurgency : Strategic Problems, Puzzles and Paradoxes, Columbia University Press, New York, 2015.

(14) Le dépassement de cette opposition passe par la mise en lumière de la complexité des traditions militaires. Voir par exemple Jean-Vincent Holeindre, La ruse et la force : une autre histoire de la stratégie, Perrin, Paris, 2017.

(15) Il s’agit du lien classique entre irrégularité et asymétrie. Sur cette tradition historique, voir Lawrence Freedman, Strategy : A History, Oxford University Press, Oxford, 2013.

(16) Rob Johnson, « Hybrid War and Its Countermeasures : A Critique of the Literature », Small Wars and Insurgencies, vol. 29, no 1, 2018, p. 141-163.

(17Ibid., p. 155.

Légende de la photo en première page : Progression de combattants du Viêt-cong. Le mode de guerre irrégulier est ancestral, mais il ne peut se départir des fondamentaux de la stratégie. S’adapter aux contingences locales en fait partie. (© DoD)

Article paru dans la revue DSI hors-série n°64, « Techno-guérillas – Anatomie de l’ennemi probable  », février-mars 2019.

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