Le BTR-80, fer de lance motorisé russe

Le compartiment arrière abrite le GMP (groupe motopropulseur). Surmonté de quatre trappes de ventilation, il s’articule autour du moteur V8 polycarburant KamAZ‑7403 de 260 ch dont la consommation est de 0,5 l/km. Il est à noter que, en 1993, l’incendie de l’usine Kamaz a conduit à l’adoption temporaire du moteur YaMZ‑238M2, moins puissant de 20 ch. Le moteur est couplé à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports avant et une marche arrière. De plus, une boîte de transfert à deux étages permet au pilote de basculer en boîte courte lors de franchissements. Ce GMP bénéficie d’un système de préchauffage permettant le démarrage par moins 25 °C. Il autorise aux 14 t, en ordre de combat, du BTR-80 une vitesse maximale de 100 km/h sur route et de 20 à 40 km/h en tout-­terrain. Les deux groupes de réservoirs de 150 l chacun, dont les orifices de remplissage sont situés à la poupe de la caisse, permettent une autonomie de 600 km sur route et de 200 à 500 km en tout-­terrain. Le BTR‑80 peut évoluer sur des dévers de 42 %, gravir des pentes à 60 %, franchir des marches verticales de 0,5 m et des tranchées de 2 m de large. Lors de déplacements amphibies, il peut atteindre la vitesse de 10 km/h. Il est équipé d’un hydrojet dont la sortie se trouve à l’arrière de la caisse avec la prise de mouvement située à la sortie de la boîte de vitesses. L’apport en air du moteur est parfois obtenu grâce aux deux schnorkels qui, lorsqu’ils ne sont pas utilisés verticalement sur leur prise d’air respective situées sur le toit au niveau de la cloison pare-­feu moteur, sont rangés à l’horizontale, sur le toit, au-­dessus des pots d’échappement, de part et d’autre du compartiment.

Légende de la photo en première page : Un BTR-80 ukrainien au cours d’un franchissement. (© Shutterstock)

Article paru dans la revue DSI n°138, « Où va la Chine ? Une flotte de combat en pleine expansion », novembre-décembre 2018.

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