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Offre éducative et diplomatie universitaire : un vecteur de soft power ?

On a souvent épilogué sur les difficultés de la France à attirer davantage d’étudiants internationaux, en pointant tour à tour la complexité d’un système universitaire, l’absence de taille critique des établissements qui les rendrait invisibles à l’international, la quasi-gratuité considérée dans les pays émergents comme un symbole de la moindre qualité des études… Mais il me semble que d’autres critères sont bien plus discriminants. L’enseignement en anglais reste en effet une exception et la politique française continue de faire peser sur les étudiants internationaux un soupçon migratoire. La France reste néanmoins un des moteurs européens, puisqu’elle se situe au 7e rang mondial des pays d’accueil avec 246 000 étudiants en mobilité diplômante en 2019.

Propos recueillis le 15 juin 2023 par Alicia Piveteau.

Légende de la photo en première page : Dans le Massachusetts, aux États-Unis, les étudiants en droit fraîchement diplômés de l’université de Harvard célèbrent leur succès. En tête des classements internationaux, le plus ancien et prestigieux établissement d’enseignement supérieur des États-Unis attire plus de 40 000 candidatures par an. Triés sur le volet, seuls 1700 étudiants sont admis au sein de chaque nouvelle promotion. Un peu moins d’un quart d’entre eux sont des étudiants internationaux. Outre sa renommée, d’après son rapport financier paru en 2021, l’institution serait la plus riche université du monde. (© Harvard University)

Article paru dans la revue Diplomatie n°122, « Afrique : le prochain califat ? », Juillet-Août 2023.
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