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Daech au Khorasan : loin d’un « État » islamique

Si la branche locale de Daech n’a pas réussi à ériger une structure étatique hiérarchisée pérenne dans la zone Afghanistan-Pakistan-Asie centrale, son ultraradicalité et sa capacité renouvelée à mener des actions violentes sont redoutées, au point de faire de son élimination un enjeu des négociations de paix en cours avec les talibans.

Les organisations terroristes internationales ne s’occupent pas des frontières, dont elles œuvrent plutôt à la destruction, dans le but d’ouvrir l’espace dans lequel s’épanouira le Califat de leurs rêves. Ainsi, l’idée répandue selon laquelle Daech au Khorasan serait né en Afghanistan avant de déborder sur le Pakistan, est une idée fausse qui biaise l’analyse. La première formation apparaît sous un autre nom, avant même la proclamation de l’État islamique par Al-Baghdadi en juin 2014, dans les entrelacs complexes du djihad et des structures tribales, des deux côtés de la frontière dite « Af-Pak ». Mais cette genèse est tragique et marquera définitivement le caractère ultraradical de Daech-Khorasan.

Genèse tragique, 2014

En février 2014, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif semble avoir de bonnes chances de réunir quelques talibans modérés à une table de négociations, mais un ultraradical du Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), Omar Khalid, fait capoter le processus en égorgeant 23 soldats pakistanais qu’il détenait depuis juin 2011 ! Or Omar Khalid, un Pachtoune de la tribu Mohmand, se faisait déjà appeler « Khorasani » depuis l’entrée en scène du TTP en 2007. Chacun sait que Khorasan était le nom d’usage, avant la création de l’Afghanistan en 1747, d’une vaste région qui allait de l’Est iranien à la vallée de l’Indus en englobant au nord le Khanat de Boukhara. Ainsi la référence à ce vieil ensemble aux contours imprécis évite aujourd’hui d’avoir à nommer l’Afghanistan, le Pakistan et les républiques d’Asie centrale qui sont des États nations — un concept que les djihadistes radicaux récusent, contrairement d’ailleurs aux talibans afghans. Le décor est planté : Omar Khalid se situe résolument dans le djihad international et affiche d’emblée sa violence extrême.

Mais « Khorasan » est aussi l’objet d’un « hadith » (dire du prophète) selon lequel la libération (conversion) de l’Inde, signe annonciateur de la fin des temps, se ferait depuis le Khorasan. Ce n’est donc pas un hasard si, après avoir fait sécession du TTP en février 2014, Khalid Khorasani fonde le « Ahrar-ul-Hind » (libération de l’Inde), rejoint le « califat » d’Al-Baghdadi dès sa proclamation en juin et fonde l’État islamique Khorasan Province (EIKP) en septembre. Entre-temps, le Ahrar-ul-Hind est rebaptisé Jamaat-ul-Ahrar (Société de la libération), une manière d’indiquer que l’Inde n’est pas la seule cible de EIKP.

Al-Baghdadi attendra cependant janvier 2015 avant de reconnaître cette extension de Daech en Khorasan. Il est au départ assez réticent à cause des imbrications tribales, contraires à l’idéologie universaliste de Daech, de ce nouveau groupe ; il ne lui déplaît toutefois pas de battre en brèche l’autorité d’Al-Qaïda, dont le berceau de naissance est justement la frontière Af-Pak ! (1) Mais pourquoi Khaled ne se rallie-t-il pas plutôt à Al-Qaïda, dont la vocation est aussi celle du djihad international ? Parce que les groupes exogènes (ouzbeks, tchétchènes, ouïghours, etc.), qui sont autant de cellules d’Al-Qaïda, font déjà partie du TTP dont il ne reconnaît plus l’autorité en général et encore moins celle de son nouveau chef Fazlullah.

La montée en puissance, 2015

Omar Khalid Khorasani n’est pas un aventurier solitaire, il bénéficie d’abord de la solidarité de sa tribu Mohmand, dont l’implantation transfrontalière lui permet de s’imposer rapidement en Afghanistan, dans la province du Nangarhar, qui reste à ce jour la place forte de l’EIKP. Mais surtout, il tire un profit considérable d’une double crise, au sein du TTP en 2014 et chez les talibans afghans en 2015.

Le TTP est secoué par des problèmes de succession depuis la mort de son chef Hakimullah Mehsud, en septembre 2013. Le nouvel émir, Fazlullah, est originaire de la vallée de Swat et le pouvoir échappe donc aux fondateurs du mouvement, les Mehsud du Waziristan. Cette disgrâce incite des militants mécontents, et non des moindres, à suivre Khalid : Shahidullah Shahid, alors porte-parole, et Hafiz Saeed Khan, un proche de feu Hakimullah, rejoignent l’EIKP en octobre 2014 et gonflent considérablement le nombre de ses combattants et son étendue territoriale. L’un et l’autre sont originaires de l’agence tribale de Orakzai, où Hafiz mène depuis des années une guerre de purification confessionnelle antichiite contre les tribus Touri et Bangash. Cette orientation radicale antichiite reste la marque de l’EIKP, dont Hafiz est le premier gouverneur (wali), nommé par Al-Baghdadi lui-même le 26 janvier 2015.

Mais il y a aussi des défections du côté des talibans afghans de Mollah Omar, la plus spectaculaire étant celle d’Abdul Khadem Rauf, le numéro deux du mouvement à parité avec Mollah Akhtar Mansour. Or, si Rauf s’était radicalisé à Guantanamo, la vraie raison de sa défection est d’ordre tribal. Rauf est un Noorzai alors que Mansour est un Ishaqzai, deux tribus qui ont toujours été en rude compétition dans la province de Helmand. Rauf ne fait pas mystère de sa colère quand son « co-tribal » Abdul Qayum Zakir est écarté de son poste de premier commandant militaire, alors même que le rival Akhtar Mansour devient de facto le numéro un du mouvement (2). Rauf est d’ailleurs l’un des premiers à s’inquiéter du sort de Mollah Omar, dont on n’a plus de nouvelles ! Le 26 janvier 2015, Abdul Khadem Rauf devient le commandant suprême de l’EIKP sous l’autorité de Hafiz Saeed Khan ; il est tué par drone le 9 février suivant mais son passage, même éphémère, à la direction de l’EIKP, renforce ce dernier dans le Sud afghan et au Pakistan : les Noorzai sont installés du Helmand à Quetta en passant par Kandahar.

À la mi-juillet 2015, nouvelle déflagration dans le mouvement des talibans : la mort cachée de Mollah Omar est enfin annoncée, avec deux ans de retard, mais à la veille de la deuxième rencontre de paix prévue à Murree (Pakistan) le 29, ce qui suffit à faire capoter définitivement le processus. De nombreux militants, furieux qu’on leur ait caché si longtemps la vérité, font défection et rejoignent eux aussi l’EIKP.

En même temps, l’opération militaire « Zarb-e-Azb » bat son plein au Waziristan pakistanais, la place forte du TTP, mais aussi à OrakzaI et Kurram, où certains combattants se sont réfugiés avec leurs familles. Les vallées de Shakai, Shawal et Razmak sont quasiment vidées de leurs habitants, qui se réfugient dans les provinces afghanes de Khost, Paktya et Paktika. Certains remontent même dans l’extrême Nord-Est de la vallée de Kunar. Tout au long de leur errance, beaucoup de ces exfiltrés du TTP viennent renforcer des cellules déjà existantes de l’EIKP. Il reste difficile de savoir en quelle quantité.

Le « trou d’air », 2016

Depuis l’annonce tardive de la mort de Mollah Omar, son successeur Akhtar Mansoor ne parvient pas à s’imposer et les défections sont nombreuses au profit de l’EIKP. Mais sa liquidation par drone, le 21 mai 2016, change complètement la donne : son successeur Haibatullah Akhunzada est un « Âlem » (docteur de la loi) reconnu par ses pairs, ce que n’était pas Mollah Omar lui-même ; il redore ainsi l’identité religieuse originelle du « Taleb » (« étudiant en théologie »). En élevant Sirajuddin Haqqani (chef du réseau éponyme) au rang de vice-émir, à parité avec le fils de Mollah Omar, Yakoob, il affirme respectivement la continuation des combats et la légitimité de l’héritage. Cette association claire de « la religion, de l’épée et du sceptre » convient à la psyché afghane et à peu près tous les dissidents talibans rejoignent le mouvement, dont certains grands noms comme Razak Akhund, ancien ministre de l’Intérieur, Mollah Rasool, ex-gouverneur de Nimroz, mais aussi les combattants du Tora-Bora Military Front (3). Même des vétérans du Mouvement Islamique d’Ouzbékistan (MIO), qui avaient rejoint Daech en 2015, reviennent dans le giron du TTP avec qui ils partageaient une longue histoire depuis que Tahir Yuldashev s’était installé au Waziristan en 2004. Tout cela explique la réelle consolidation des talibans afghans, leurs considérables gains territoriaux entre 2016 et 2019, mais aussi les cuisantes défaites de l’EIKP dans les provinces du Sud et Sud-Est afghan.

Ainsi l’EIKP, qui avait gonflé ses rangs en 2015, connaît un sérieux trou d’air. Selon un rapport d’experts du Conseil de sécurité des Nations Unies du 5 octobre 2016, le nombre de combattants a alors chuté de 3500 à 1600 environ, dont 700 étrangers, désormais cantonnés dans les districts du Nangarhar et de la Kunar, plus quelques poches dans le Nord : Badakhshan, Kunduz et Jawzjan (4).

Idéologie et stratégies

L’idéologie qui sous-tend les actions de Daech ne diffère pas beaucoup de celle d’Al-Qaïda et fait référence à Ibn Taymayya (théologien du XIVe siècle) et Abd el Wahhab (théologien saoudien du XVIIIe siècle). En revanche, les choix stratégiques diffèrent. Si Al-Qaïda multiplie les groupes actifs partout dans le monde où un terrain lui semble favorable, c’est pour préparer l’avènement d’un nouveau grand califat qui réunirait la « oummah » (communauté des croyants) dans un même ensemble non fragmenté, de Jakarta à Casablanca. À l’inverse, Al-Baghdadi a choisi de proclamer d’abord le Califat en Irak et au Levant, avec l’intention de le structurer et de le faire croître. Mais il prenait ainsi le risque que les structures d’un proto-État, installées sur un territoire donné, ne deviennent des cibles que des armées modernes pouvaient détruire. La défaite physique de Daech en Syrie ne signifie cependant pas la défaite de l’idéologie et ses militants éparpillés sont recyclables y compris dans les réseaux d’Al-Qaïda ; Daech dans le Khorasan (EIKP) ne constitue d’ailleurs pas une alternative en termes de proto-État déjà constitué — on en est même loin —, et rien ne dit que les combattants venus de Syrie accourent déjà en grand nombre en Afghanistan.

Toutefois, l’EIKP n’est pas réductible à des alliances avec les réseaux locaux d’Al-Qaïda et encore moins avec les talibans. Il reproche à ces derniers de n’avoir aucun autre agenda que la reconquête de l’Afghanistan dans ses frontières et reproche à Al-Qaïda d’avoir abandonné sa mission internationale en s’associant avec les talibans. Il est vrai que le TTP est formé d’une trentaine de groupes dont une dizaine sont des cellules exogènes d’Al-Qaïda (Tchétchènes, Ouzbeks, Ouïghours, etc.) et que le réseau Haqqani, dont le fondateur Jallaluddin fut le premier à accueillir Ben Laden sur ses terres de Khost dès 1986, a toujours servi d’intermédiaire entre le TTP et le mouvement des talibans afghans. Le mariage est d’ailleurs consommé depuis 2016 lorsque Serajuddin Haqqani (fils de Jallaluddin aujourd’hui décédé) en est devenu le numéro deux.

La propagande de Daech en Afghanistan, par des moyens radio et réseaux sociaux très élaborés (5) insiste beaucoup sur la pureté de son djihad, qui lui confère une légitimité exclusive. Cette question de « pureté » s’inscrit aussi dans la vision apocalyptique du hadith de référence, selon lequel la libération de la oummah, à partir de la province de Khorasan, serait annonciatrice de la fin des temps. Ainsi la purification confessionnelle est un impératif avant d’affronter le jugement dernier. En attendant d’avoir les moyens de ses ambitions, l’EIKP a surtout visé de 2016 à 2019 les communautés chiites, en utilisant l’arme du pauvre, l’attentat-suicide, d’une redoutable efficacité pour des résultats effroyables. En 2018, on compte pas moins de 15 attaques massives en Afghanistan pour au moins 500 morts, sans compter les attentats tout aussi meurtriers au Pakistan, contre les Hazaras chiites (Quetta) et les soufis du Baloutchistan. L’EIKP ne commence à diversifier ses attentats, par des moyens combinés plus sophistiqués, qu’à partir de la mi-2017, ce qui laisse entendre un renforcement de ses effectifs et de ses savoir-faire : hôpital militaire, convoi de l’OTAN, Radio-TV de Jellalabad, Kabul Military Academy, etc. Ces attentats urbains marquent davantage les esprits que les combats de terrain des talibans dans les districts ruraux, d’où un effet de loupe et une guerre politique des chiffres.

La guerre des chiffres

Si les sources ouvertes fixent le nombre des talibans dans une fourchette entre 65 000 et 75 000, il n’y aucune donnée fiable s’agissant de l’EIKP. Quelle que soit la réalité, la Russie, l’Asie centrale et la Chine ont tendance à gonfler les chiffres depuis que l’EIKP est perçu comme leur ennemi numéro un. En effet, les talibans, qu’ils reçoivent régulièrement à la table des négociations, n’ont pas d’agenda international, à la différence de Daech, qui draine vers l’Afghanistan les militants en déshérence du djihad international en Syrie, aux portes méridionales de l’ex-URSS. En revanche, Donald Trump sait qu’il n’a pas gagné la guerre contre les talibans, qui resteront ses ennemis prioritaires tant que les négociations de Doha n’auront pas abouti. La tendance de son état-major militaire est donc de minimiser l’importance de l’EIKP, qui ne serait alors que le souci de son concurrent Poutine. Ainsi, selon le général Nicholson et West Point (6), les combattants de l’EIKP ne seraient que 1000 à 1200. Le gouvernement afghan monte le curseur entre 3500 et 5000, tandis que Zamir Kabulov, représentant spécial de Vladimir Poutine en Afghanistan, affirme qu’ils sont déjà plus de 10 000 en 2017 (RT-France, 23/12/2017). D’autres sources croisées (Nations Unies, Afghanistan Analysts Network, Long War Journal, etc.) se recoupent sur un chiffre moyen de 4000.

La situation a certes évolué depuis ces chiffrages de 2018, même si la chute de Daech en Syrie n’a pas provoqué une vague massive d’arrivée de militants en Afghanistan. Didier Chaudet, chercheur à l’Institut français d’études sur l’Asie centrale (IFEAC), établit cependant une fourchette entre 7000 et 11 500 (7). Mais la difficulté est toujours de savoir si les chiffres englobent ou non certains groupes actifs distincts, qui ont en commun leur haine des chiites et sont souvent des prestataires de service pour le compte de l’EIKP, comme le Lashkar-i-Jhangvi à Quetta, ou le Lashkar-i-Islam dans les zones tribales Afridis, ou encore le Lashkar-e-Taeba qui prête tout aussi bien ses services au TTP-Al-Qaïda qu’au Réseau Haqqani…

Enfin, Andrew Korybko, analyste de l’agence Sputnik, cite le directeur des Services du renseignement russe (FSB) et alerte que 5000 combattants venus de Syrie et originaires d’Asie centrale sont déjà amassés dans le Nord de l’Afghanistan, prêts à s’infiltrer en Ouzbékistan, au Turkménistan et au Tadjikistan, dès cet été 2019. Soutenir et armer les talibans pour qu’ils en finissent eux-mêmes avec ces réseaux de Daech en Khorasan serait selon lui la solution qu’envisage le Kremlin ! (8)

Si l’EIKP est né dans et par les entrelacs tribaux transfrontaliers, l’idéologie universaliste et la violence extrême de ses combattants ont considérablement abîmé les structures tribales qui les avaient portés. Citons ici une intéressante étude publiée par Afghanistan Analysts Network le 27 septembre 2016 à propos des Shinwari du Nangarhar dont les systèmes de solidarité ont été totalement détruits (9). Il ne semble donc pas que l’EIKP soit jamais soluble dans la complexe société afghane. En revanche, sa capacité à semer la terreur ne cesse de croître, particulièrement en milieux urbains, et surtout, cette branche Khorasan de Daech, dont la cruauté sans égale rend moins infréquentables les talibans, est devenue un enjeu politique majeur entre les deux processus concurrents de paix en cours, l’un qui passe par Doha, où Donald Trump essaie sans succès de négocier avec les talibans le retrait de ses troupes, l’autre par Moscou, où les talibans sont depuis longtemps traités comme une force politique incontournable et quasiment normalisée (10). Mais le gouvernement légitime d’Afghanistan est absent de ces processus, exclu de celui de Moscou et non inclus dans celui de Doha. Vers un nouveau « Grand Jeu » ? 

Notes
(1) Abu Jarir ash-Shamali, « Al Qa’idah of Waziristan, a testimony from within », Dabiq, no 6, décembre 2014.
(2) Borhan Osman, « The Shadows of ‘Islamic State’ in Afghanistan : What Threat Does It Hold ? », Afghanistan Analysts Network, 12/02/2015 (https://​www​.afghanistan​-analysts​.org/​t​h​e​-​s​h​a​d​o​w​s​-​o​f​-​i​s​l​a​m​i​c​-​s​t​a​t​e​-​i​n​-​a​f​g​h​a​n​i​s​t​a​n​-​w​h​a​t​-​t​h​r​e​a​t​-​d​o​e​s​-​i​t​-​h​o​ld/).
(3) Bill Roggio, « Former Taliban Interior Minister Swears Allegiance to Emir », Threat Matrix, A Blog of FDD’s Long War Journal, 12 décembre 2016.
(4) http://www.securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3-CF6E4FF96FF9%7D/s_2016_842.pdf
(5) Afghanistan Analysts Network, « ISKP’s Battle for Minds : What are its main messages and who do they attract ? » (https://​www​.afghanistan​-analysts​.org/​i​s​k​p​s​-​b​a​t​t​l​e​-​f​o​r​-​m​i​n​d​s​-​w​h​a​t​-​a​r​e​-​t​h​e​i​r​-​m​a​i​n​-​m​e​s​s​a​g​e​s​-​a​n​d​-​w​h​o​-​d​o​-​t​h​e​y​-​a​t​t​r​a​ct/)
(6) Combating Terrorism Center, janvier 2018, vol. 11, issue 1.
(7) Didier Chaudet, « Afghanistan : radioscopie des mondes rebelles », Diplomatie, no 95, novembre-décembre 2018, p. 31.
(8) https://​eurasiafuture​.com/​2​0​1​9​/​0​5​/​2​2​/​d​a​e​s​h​-​i​s​-​g​e​t​t​i​n​g​-​r​e​a​d​y​-​t​o​-​i​n​f​i​l​t​r​a​t​e​-​i​n​t​o​-​c​e​n​t​r​a​l​-​a​s​i​a​-​f​r​o​m​-​a​f​g​h​a​n​i​s​t​an/
(9) https://​www​.afghanistan​-analysts​.org/​d​e​s​c​e​n​t​-​i​n​t​o​-​c​h​a​o​s​-​w​h​y​-​d​i​d​-​n​a​n​g​a​r​h​a​r​-​t​u​r​n​-​i​n​t​o​-​a​n​-​i​s​-​h​ub/
(10) Georges Lefeuvre, « Les trois jours qui ont ébranlé le destin de l’Afghanistan », Le Monde Diplomatique, avril 2019.

Légende de la photo en première page : Vue de Peshawar, la capitale de la province pakistanaise du Khyber Pakhtunkhwa (zones tribales du Pakistan). Bien qu’il ait bénéficié des solidarités tribales transfrontalières dans cette zone à ses débuts, l’État islamique au Khorasan (EIKP) s’est toujours méfié de celles-ci, ce qui est sans doute l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas réussi à y construire un autre califat. (© SAKhanPhotography/Shutterstock)

Article paru dans la revue Diplomatie n°99, « État islamique : Nouveaux fronts, nouvelles menaces », juillet-août 2019.

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