La nouvelle puissance russe en Afrique

Si l’Afrique semblait hors de sa portée et faire partie de ses anciennes sphères d’intérêt jadis privilégiées par Moscou, la « nouvelle » présence russe en Afrique, après un désengagement de près de 30 ans, évolue rapidement et peut brouiller plusieurs cartes tant qu’elle s’affirme comme un contrepoids aux ambitions chinoises.

Un peu comme un chat sorti d’un sac, le sommet Russie-Afrique du mois d’octobre 2019 où Poutine a réuni à Sotchi une trentaine de chefs d’État africains a frappé l’opinion médiatique, passant sous silence les racines soviétiques de cet intérêt. Malgré l’absence d’une justification idéologique globale comme au temps de l’URSS, la Russie de Poutine peut profiter de cet héritage et y faire valoir une approche pragmatique. Quelles en sont les racines historiques et quelle est la nature de cet héritage ? Quelles logiques animent les intérêts russes et quels acteurs africains en sont les partenaires privilégiés ? Finalement, quelles en sont les conséquences pour la Russie, pour ses partenaires africains et pour l’ordre mondial ?

Racines historiques

La Russie impériale n’a pas démontré d’intérêt particulier en Afrique et sa présence y a été pratiquement nulle. Cette emphase allait aussi marquer les débuts de la politique extérieure soviétique, malgré la profession de foi internationaliste et anticolonialiste et malgré le fait que plusieurs représentants des peuples soumis au joug colonial venaient se faire entendre dans les instances de l’Internationale Communiste. Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, les intérêts soviétiques hors d’Europe se sont concentrés sur l’Asie et ceci allait peu changer jusqu’à la mort de Staline.

Toutefois, la conjonction de la décolonisation africaine et de la déstalinisation soviétique, de même que l’impossibilité de faire des gains en Europe allaient permettre au continent africain d’entrer dans la mire des successeurs de Staline. Sous l’impulsion de Nikita Khrouchtchev, les pays du Tiers-Monde se devaient d’être une arène privilégiée d’expansion de l’influence soviétique dans le monde régi par la « coexistence pacifique » des deux blocs, que ce soit le mouvement des non-alignés — qui offrait beaucoup d’espoir aux dirigeants soviétiques — ou par une adoption plus franche du modèle soviétique comme à Cuba.

Même si l’URSS est devenue l’un des chantres des indépendances africaines, peu de nouveaux régimes africains ont dépassé le stade de l’amitié bienveillante, que ce soit par calcul, ou à cause d’erreurs soviétiques.

Forte de capacités accrues de ravitaillement aérien ou naval, l’URSS du début des années 1970 a pu approvisionner et soutenir des gouvernements prosoviétiques comme à Madagascar, au Bénin et plus tard au Burkina Faso. L’URSS allait surtout profiter de la décolonisation tardive des colonies portugaises (Angola, Mozambique, Guinée-Bissau et Cap-Vert), où des mouvements se revendiquant du marxisme-léninisme prirent le pouvoir, en parallèle de sa forte présence dans l’appui et l’entraînement des cadres de l’ANC, en Afrique du Sud et du ZAPU en Rhodésie du Sud (futur Zimbabwe). Le renversement de l’empereur Hailé Sélassié en Éthiopie en 1974 ajouta un allié, qui augmenta de fait le prestige de l’URSS en Afrique. Si on ajoute la coopération avec des États comme l’Algérie, la Libye, le Mali et le Kenya, l’influence soviétique en Afrique était à son apogée dans les années 1970, avec près de 40 000 conseillers militaires à l’œuvre, en plus des troupes cubaines, au nombre de 36 000 en Angola en 1976.
Pour la direction soviétique, l’Afrique représentait un marché en or pour les armes de sa fabrication. Mais l’aide matérielle et technique de l’URSS dans le but d’aider au développement de ses alliés africains tardait à donner des résultats concrets et le doute s’installait quant aux chances réelles d’y construire le socialisme à la soviétique. Quand le président de la Commission de planification est-allemande demanda à son homologue soviétique Nikolaï Baibakov en 1981 des livraisons accrues de pétrole, il se fit répondre : « Devrais-je alors couper la Pologne ? Le Vietnam est affamé ? Devrions-nous simplement laisser tomber l’Asie du Sud-Est ? L’Angola, le Mozambique, l’Éthiopie, le Yémen, nous les portons tous et notre niveau de vie est extraordinairement bas. » (1) Ironiquement, c’est au moment où le déclin de l’URSS fut irréversible que son positionnement stratégique dans le monde et en Afrique était à son zénith. S’ensuivra un désengagement qui éliminera presqu’entièrement la présence russe en Afrique.
Les réformes de Mikhaïl Gorbatchev ont eu le même effet en Afrique que dans la plupart des régions sous l’influence de Moscou : le besoin de se concentrer sur des réformes internes exigeantes a justifié un désengagement irréversible de « l’empire ». Puis, à part quelques projets épars et la poursuite de livraisons d’armes à des pays aux liens bien établis comme l’Angola, la Russie post-soviétique s’éclipse presque complètement de l’Afrique pour près de deux décennies. Symbole des temps, l’aide soviétique à un projet d’une gigantesque aciérie à Ajaokuta au Nigéria est interrompue alors que le projet était complété à 98 % (2). Les fermetures de consulats, de missions commerciales et de centres culturels allaient signifier l’incapacité de maintenir une présence soutenue en Afrique, alors que l’interruption brutale de l’aide russe et les exigences de remboursement de la dette de certains pays africains par le gouvernement de Boris Elstine refroidirent les relations russo-africaines (3).
Le retour de la Russie : un changement de paradigme ?
Le réengagement de la Russie en Afrique débuta par des visites du président Poutine en Afrique du Sud et au Maroc en 2006, puis de son successeur intérimaire Medvedev en Égypte, en Angola, en Namibie et au Nigéria en 2008, accompagnés dans les deux cas par des délégations d’hommes d’affaires en vue de parfaire des ententes privées. Ce qui n’est pas passé sous silence parmi les analystes occidentaux de la politique russe, qui y ont rapidement décelé une volonté de marquer des points sur le plan économique et symbolique (4). Poutine donnait le ton : « La Russie constate sans jalousie que d’autres pays ont noué des liens en Afrique, mais elle entend bien défendre ses intérêts sur le continent » (5). Toutefois, une autre stratégie était en même temps à l’œuvre au niveau étatique.
En 2006, le président Poutine annule la dette de l’État algérien (d’environ 4,5 milliards de dollars) en échange de lucratifs contrats de vente d’armes. Une stratégie semblable est mise en œuvre dans la Libye du colonel Kadhafi : contrats ferroviaires et gaziers à Gazprom contre l’annulation des dettes libyennes. La chute du dictateur vient contrecarrer un peu les plans, mais la Russie tente de rester influente, notamment auprès du commandant Haftar et des contrats obtenus par la firme de sécurité russe Wagner. En Égypte, ancien enfant chéri de la coopération soviétique à l’époque de Nasser, ce seront des contrats de ventes d’armes (dépassant les 3,5 milliards de dollars) avec le régime du président Al-Sissi, doublé d’un accord entre l’Agence russe d’énergie nucléaire Rosatom et le gouvernement égyptien pour la construction d’une centrale dans la région de Dabaa, ainsi que l’ouverture d’un marché pour le grain russe dans un contexte d’embargo (6). Cette approche donnant-donnant semble peu empreinte d’idéologie, mais n’est certes pas dénuée de vision stratégique en ce sens que les liens avec le régime d’Al-Sissi aident à maintenir une présence auprès d’Haftar en Libye orientale et à réaffirmer les intérêts russes bafoués lors de la chute de Kadhafi. L’effacement de la dette africaine était, il faut le rappeler, une politique mise en avant par le G8, dont la Russie faisait partie à l’époque (7), mais que le régime de Poutine appliqua à des partenaires précis en échange d’avantages concrets.
Durant la période 2009-2018, les exportations russes vers l’Afrique ont totalisé près de 100 milliards de dollars. Cependant, 80 % de ces échanges se sont concentrés auprès de 7 pays : l’Égypte, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Nigéria, le Soudan et l’Afrique du Sud. La plupart de ces derniers étant des partenaires de longue date, les deux tiers de ces échanges ont été dirigés vers deux pays en particulier : l’Algérie (25,8 milliards) et l’Égypte (37,5 milliards). En 2019, la majorité de tous les produits exportés par la Russie vers les pays africains pouvaient être regroupés en cinq catégories : armes, céréales, produits pétroliers, métaux ferreux et constructions navales. La prépondérance des intérêts soviétiques en Afrique du Nord est plus qu’évidente. À l’opposé, avec des pays en pleine ascension économique comme l’Éthiopie, la RDC et l’Angola, les échanges ne se chiffrent qu’en dizaines de millions de dollars annuellement. La Russie vise aussi l’exploitation du bauxite en Guinée, du platine au Zimbabwe et des diamants en Angola. La création d’une zone industrielle russe en Égypte pourrait non seulement assurer la prépondérance des firmes russes dans le marché égyptien mais leur permettrait également de se tailler une place de choix dans l’espace économique subsaharien (8).
Sous un angle comparatif, les échanges entre la Fédération de Russie et les pays africains demeurent modestes, la Russie figurant au 6e rang des partenaires commerciaux de l’Afrique, après la Turquie et loin derrière la Chine. Mais Moscou progresse rapidement : 17,2 % d’augmentation entre 2018 et 2017. Eux aussi en croissance rapide, les investissements russes passent à 5 milliards en 2018, mais représentent bien peu en comparaison avec les investissements chinois estimés à 130 milliards par an.
Fait à noter : des pays comme la Chine ont multiplié leurs exportations par 19, l’Inde par 11, la Russie et la Turquie par 9. À L’opposé, les puissances traditionnellement implantées comme les États-Unis ont vu leurs exportations seulement doubler, la France a vu les siennes multipliées par 1,7 et le Royaume-Uni par 1,6 (9). Il est clair que les puissances émergentes viennent remplacer les clients traditionnels et que la Russie ne veut pas laisser la manne passer sans en profiter, d’où un rattrapage qui a des airs d’offensive tous azimuts.
Les logiques à l’œuvre
Symbole des temps nouveaux du capitalisme russe, les activités économiques en Afrique se font par l’action conjointe d’acteurs privés et de grandes sociétés d’État. Le géant Gazprom signe la plupart des contrats de coopération dans le secteur gazier et pétrolier et souhaite, par exemple, relier les ressources gazières du Nigéria vers l’Europe, alors que Rosneft est surtout présent en Afrique du Nord et Lukoil au Nigéria et au Ghana. L’agence étatique Rosatom a des projets de coopération nucléaire avec l’Égypte, l’Algérie, le Nigéria et la Zambie.
Via Rosoboronexport (l’Agence russe d’exportation de défense), la Russie est toujours le premier exportateur d’armes en Afrique et le pays a bien su profiter des relations spéciales établies avec plusieurs États africains à l’époque de l’URSS. Toutefois, ses ventes sont géographiquement concentrées dans le Nord du continent alors que les pays du Maghreb se procurent plus de la moitié de leurs armes et équipements militaires en Russie. En Afrique subsaharienne, la concurrence chinoise est bien établie, mais le régime russe compte bien développer de nouveaux marchés. Souvent, les contrats d’exportation d’armes ouvrent la voie à des formes de coopération militaires ponctuelles comme l’utilisation par la flotte russe des ports du Mozambique ou des terrains d’aviation malgaches. En fait, s’il y a eu 7 accords de coopération militaire entre la Russie et des pays africains entre 2010 et 2017, il y en a eu 20 de plus depuis trois ans (10), ce qui fait que la Russie coopère d’une façon ou d’une autre sur le plan militaire avec la moitié de l’Afrique, que ce soit par l’encadrement fourni par des conseillers militaires qui peuvent même siéger sur des conseils de défense, ou par l’activité de firmes de sécurité privées qui, sans être l’apanage de la Russie, font de plus en plus parler d’elles depuis les années 2010.
Actives en Syrie, dans le golfe d’Aden, dans le conflit ukrainien et maintenant en Afrique, les firmes de sécurité privées russes comme Antiterror Orel, Sewa Security Services et la plus connue, Wagner, se chargent théoriquement de la sécurité des hommes d’affaires et travailleurs russes à l’étranger (11). Or, elles gèrent la sécurité du gouvernement soudanais et sont impliquées en Afrique subsaharienne, notamment en République centrafricaine où la disparition de trois journalistes russes en juillet 2018 a attiré l’attention des médias internationaux sur les ramifications des activités de ces firmes jusque-là très mal connues. Les trois journalistes d’un média d’opposition retrouvés morts enquêtaient précisément sur les activités du Groupe Wagner, dirigé par l’homme d’affaires Evgeny Prigojine, lui-même un proche du président Poutine.
Hors des priorités géopolitiques habituelles de la Russie, l’implication russe dans ce pays s’est faite d’abord par des ventes d’armes autorisées par l’ONU, avec des conseillers de sécurité au nombre de 170 dont quelques-uns seulement sont des militaires en service. Il est vrai que des conseillers russes en sécurité œuvrent auprès du président Faustin Archange Touadéra et participent, vu de Russie, à un échange de « services » servant à la stabilisation du pays, divisé en une dizaine de milices factieuses, aux côtés d’autres forces. Les firmes russes commencent à œuvrer dans les secteurs de l’extraction de l’or, des diamants et de l’exploitation de l’uranium, mais pour le moment, la valeur des échanges est encore assez modeste. La présence d’experts militaires russes coûte beaucoup moins cher que la présence des forces de l’ONU et permet la stabilisation des différentes factions dans le pays à des tarifs modestes, c’est du moins ce que plusieurs avancent dans la capitale russe (12). Toutefois, le travail de ces firmes se fait dans une certaine opacité, d’où le drame de 2018. 
Quoiqu’il en soit, l’implication grandissante de la Russie en Afrique se fait par des firmes dirigées par des oligarques ayant souvent une relation personnelle avec l’Afrique, pour servir à la fois leurs intérêts privés et la politique étrangère russe. C’est le cas pour Igor Sechin, président de Rosneft et proche du président Poutine, impliqué dans les services de sécurité en Angola et au Mozambique dans les années 1980 (13). Toutefois, si les États d’Afrique subsaharienne peuvent représenter une aire d’expansion économique et géopolitique potentielle, à ce jour leurs économies pèsent toujours peu dans la grande balance des intérêts russes en Afrique, même si cela peut changer à moyen terme. Avec une Afrique australe de plus en plus sous l’emprise des intérêts chinois, il se peut fort bien que la Russie souhaite se construire une zone d’influence en Afrique centrale, malgré ses engagements économiques traditionnels et prédominants en Afrique du Nord.
Perspectives de développement
Même si la Russie a pu profiter de certains liens tissés à l’époque soviétique, le retard créé par son désengagement, l’agressivité de l’offensive chinoise et le contexte de sanctions internationales font en sorte que le géant eurasiatique « dispose de peu de moyens pour développer sa stratégie africaine », et y va d’une approche combinant coopération militaire et influence médiatique (14). À son actif, elle n’a pas de passé colonial et mise sur les sentiments anti-français, par exemple au Mali ou en Centrafrique, dans des campagnes de relations publiques où elle se présente comme la garante de la souveraineté de ses partenaires africains, avec qui elle échange des services sans contrepartie, ni ingérence politique ou morale en ce qui a trait aux normes démocratiques. D’ailleurs, un aspect important du soft power russe en Afrique vient de son expérience en Syrie. Elle la présente comme une preuve qu’elle peut garantir souveraineté et indépendance économique en s’affranchissant des effets des sanctions occidentales (15) et en étant moins hégémonique que Pékin dans son appétit de ressources. Pour des leaders africains souhaitant diversifier leurs partenaires économiques, ces atouts ne sont pas à négliger. 
Ainsi, le sommet de Sotchi d’octobre 2019 a rassemblé les représentants de chacun des 54 pays africains, dont 43 chefs d’État. La Chine, l’Inde, la Turquie et le Brésil tiennent aussi déjà leurs sommets africains, tout comme les États-Unis, l’UE ou le Japon (16). Il faut donc voir dans cet exercice non pas un signe des desseins hégémoniques de la géopolitique poutinienne, mais plutôt le fait que la Russie doive faire comme tous les grands partenaires économiques de l’Afrique mêmes. L’impact médiatique fut, en quelque sorte, plus important que l’impact économique et diplomatique. Quelques traités bilatéraux et multilatéraux furent conclus, mais sans programmes d’aide. Le sommet devrait se tenir tous les trois ans et si les prévisions russes se concrétisent, il devrait d’ici là y avoir un doublement des échanges russo-africains qui visent à atteindre le niveau français.
Parce que la liste des pays africains ayant des accords de sécurité avec la Russie est plutôt longue, parce que ces projets de coopération se multiplient assez rapidement surtout ces dernières années, et parce que l’observateur étranger a un peu oublié que l’URSS avait des intérêts et des contacts soutenus avec l’Afrique depuis plusieurs décennies, il est facile de se méfier des ambitions russes en Afrique contemporaine. Certaines implications sont en droite ligne avec la logique de la présence soviétique en Afrique (Afrique du Nord, Afrique lusophone, Afrique du Sud et Éthiopie), d’autres sont nées de conjonctures nouvelles (Centrafrique). Toutefois, sur le plan économique, la Russie ne pèse pas très lourd en comparaison avec des acteurs tels que la Chine, les États-Unis ou la France.
Il ne fait aucun doute que la Russie va tenter d’accroître sa présence économique et militaire en Afrique dans le monde de l’après-COVID-19. Cette participation russe est pragmatique, liée aux secteurs d’activités où la Russie possède une expertise indéniable et suit des logiques variables, le plus souvent liant vente d’armes, coopération militaire et développement économique de secteurs clés. Le président Poutine et l’élite politique russe aiment faire la promotion d’un monde multipolaire et dénoncer l’ordre mondial, certes pour s’y faire une place dans un contexte de désengagement américain. Ce pragmatisme russe fait l’affaire de leaders africains heureux de diversifier leurs options de partenariat sans recevoir de sermons sur leurs standards démocratiques. Pour le multilatéralisme en Afrique, la montée en puissance de la Russie est en quelque sorte une bonne nouvelle, mais pour la promotion des droits humains, cela l’est beaucoup moins. En vertu des prédictions d’une croissance importante de la demande africaine en produits de toutes sortes durant les prochaines décennies, la Russie ne peut se permettre de manquer le bateau. Mais la compétition est déjà redoutable.

La Russie en Afrique en 2019

Notes
(1) Cité par Jeremy Friedman, Shadow Cold War : The Sino-Soviet Competition for the Third World, Chapel Hill, The University of North Carolina Press, 2015, p. 218-219.
(2) Alexandra Arkhangelskaya, « Le retour de Moscou en Afrique subsaharienne ? Entre héritage soviétique, multilatéralisme et activisme politique », Afrique contemporaine, vol. 248, no 4 (2013) : 62.
(3) Ibid., p. 63.
(4) Maxim Matusevich, « Russia in Africa : A Search for Continuity in a Post-Cold War Era », Insight Turkey, vol. 21, no 1 (2019), p. 35.
(5) Cité par Arkhangelskaya, loc. cit., p. 70.
(6) Matusevich, loc. cit., p. 37.
(7) Andreï Maslov, « No Sentiment, All Pragmatism as Russia Unveils New Approach to Africa », Moscow Carnegie Center, 31 octobre 2019 (https://​carnegie​.ru/​c​o​m​m​e​n​t​a​r​y​/​8​0​241).
(8) Igor’ Zubkov, « Afrikanskii siujet : Pochemu Rossiia spustia desiatiletia posle paspada SSSR vozvrashchaetsia v Afriku », Rossiisskaia gazeta, no 273 (8031), 3 décembre 2019 (https://​rg​.ru/​2​0​1​9​/​1​2​/​0​3​/​p​o​c​h​e​m​u​-​r​o​s​s​i​i​a​-​c​h​e​r​e​z​-​t​r​i​d​c​a​t​-​l​e​t​-​v​o​z​v​r​a​s​h​c​h​a​e​t​s​i​a​-​v​-​a​f​r​i​k​u​.​h​tml).
(9) Andreï Maslov, loc. cit.
(10) Poline Tchoubar, « La nouvelle stratégie russe en Afrique subsaharienne : nouveaux moyens et nouveaux acteurs », Fondation pour la recherche stratégique, note no 21/19, 11 octobre 2019, p. 2.
(11) Arnaud Kalika, « Le « grand retour » de la Russie en Afrique ? », Russie.Nei.Visions, no 114, Institut français des relations internationales, avril 2019, p. 22.
(12) Vadim Zaitsev, Andreï Maslov, Iuliia Timofeeva, « Chto Rossija delaet v Tsentral’noï Afrike », Moscow Carnegie Center, 10 août 2018 (https://​carnegie​.ru/​c​o​m​m​e​n​t​a​r​y​/​7​7​022).
(13) Matusevich, loc.cit., p. 26.
(14) Tchoubar, loc.cit., p. 5
(15) Igor’ Zubkov, « Afrikanskii siujet : Pochemu Rossiia spustia desiatiletia posle paspada SSSR vozvrashchaetsia v Afriku », Rossiisskaia gazeta, no 273 (8031), 3 décembre 2019 (https://​rg​.ru/​2​0​1​9​/​1​2​/​0​3​/​p​o​c​h​e​m​u​-​r​o​s​s​i​i​a​-​c​h​e​r​e​z​-​t​r​i​d​c​a​t​-​l​e​t​-​v​o​z​v​r​a​s​h​c​h​a​e​t​s​i​a​-​v​-​a​f​r​i​k​u​.​h​tml).
(16) Maslov, loc.cit.

Légende de la photo en première page : Le 23 octobre 2019, le président russe Vladimir Poutine reçoit à Sotchi le président malien et son épouse à l’occasion du premier sommet Russie-Afrique, qui a réuni 43 chefs d’État et de gouvernement du continent africain. (© Kremlin​.ru)

Article paru dans la revue Les Grands Dossiers de Diplomatie n°57, « Géopolitique de la Russie », Juillet-Août 2020.
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