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Israël, la tentation populiste

Le 14 mai dernier, Israël, en liesse, célébrait deux succès majeurs. À Jérusalem, Ivanka Trump et son époux, Jared Kushner, envoyés spéciaux du président Donald Trump, inauguraient le bâtiment de l’ambassade des États-Unis transférée dans la « capitale éternelle d’Israël ».

L’ensemble de la classe politique, gouvernement, majorité et opposition réunis, assistait à l’évènement qualifié d’« historique ». Le soir même, à Tel-Aviv, place Itzhak Rabin, une cinquantaine de milliers de jeunes et de moins jeunes accueillaient triomphalement Netta Barzilaï, qui, deux jours auparavant, avait remporté le concours de l’Eurovision avec sa chanson Toy (1). Pour la majorité des Israéliens, ce fut une belle journée, et pour le Premier ministre Binyamin Netanyahou, une très belle journée : les sondages qui suivirent lui donnaient une avance confortable aux élections prévues pour novembre 2019 (2), qui seront cependant marquées par plusieurs enquêtes judiciaires visant le Premier ministre ou son entourage…

Corruption à tous les étages

Binyamin Netanyahou sera vraisemblablement inculpé dans trois des quatre « affaires » où son nom apparaît. Dans la première, dite « dossier 1000 », il est soupçonné d’avoir reçu des cadeaux somptueux en échange d’avantages fiscaux et autres prodigués à des milliardaires. Le montant des présents atteindrait une somme de l’ordre du million de shekels, soit plus de 200 000 euros. Dans les deux autres dossiers, il n’est pas question principalement d’argent, mais d’influence politique. Dans la seconde affaire, dite « dossier 2000 », Binyamin Netanyahou aurait proposé au propriétaire du principal quotidien (payant) israélien Yediot Aharonot de mettre en place une législation réduisant les droits de diffusion du quotidien gratuit Israel Ayom contre un changement de ligne éditoriale plus favorable au Premier ministre. Dans la troisième affaire, dite « dossier 4000 », le chef du gouvernement aurait promu des solutions favorables au puissant groupe de communication Bezeq, afin que son site Walla News fasse bénéficier Binyamin Netanyahou et son épouse Sarah d’une couverture très positive. Dans les trois affaires, le tout-puissant Conseiller juridique du gouvernement (dont le rôle est comparable à celui d’un Attorney General dans les pays anglo-saxons), Avichaï Mandelblit, devrait proposer qu’une procédure judiciaire soit engagée.

Deux ministres sont aussi concernés par des affaires. Arieh Déri, ministre de l’Intérieur, leader du Shas (parti ultra-orthodoxe séfarade), qui avait déjà été condamné et emprisonné pendant trois ans, fait l’objet d’une nouvelle procédure pour corruption. Avec son frère Shlomo, promoteur, il aurait notamment détourné l’argent d’associations pour offrir un logement à chacun de ses neuf enfants, et une belle résidence secondaire en Galilée à l’ensemble de sa famille. Haïm Katz, ministre des Affaires sociales, est soupçonné d’avoir usé et abusé de son poste de dirigeant syndical pour acheter les voix de travailleurs des Industries aéronautiques israéliennes (IAI) lors des primaires du Likoud. L’ancien président du groupe parlementaire de ce parti, qui était également coordinateur de la coalition, David Bitan, fait l’objet d’enquêtes sur les pots-de-vin qu’il aurait reçus de différents promoteurs immobiliers à Rishon-le-Tsion, ville où il avait été adjoint au maire. Au niveau des collectivités territoriales, la corruption atteint des niveaux inquiétants, avec une vingtaine de maires ou d’anciens maires sous enquête ou déjà condamnés, dont plusieurs à des peines de prison (3).

Divers éléments du système politique israélien favorisent la corruption. Au niveau national, le coût des campagnes électorales contraint les candidats à des levers de fonds importants. Cela est particulièrement vrai pour la campagne des primaires servant à déterminer la composition de la liste qui sera soumise au choix des électeurs pour la Knesset. Au niveau local, le confortable statut et les généreuses indemnités dont bénéficient les maires et leurs adjoints génèrent une compétition acharnée et dispendieuse lors des élections locales. Le népotisme joue aussi un rôle important. Israël appartient au monde occidental en raison de son système politique et de son niveau de développement économique, mais, culturellement, l’État juif reste un pays oriental. Et en Orient, on a le sens de la famille… Enfin, l’importance des pouvoirs détenus par les élus locaux en matière de politique immobilière encourage tous les trafics d’influence. Bien sûr, la corruption concerne une minorité d’élus, mais elle conduit beaucoup d’Israéliens à faire leur un des slogans favoris du discours populiste : « Tous pourris ! ». Le thème emporte surtout la conviction de ceux, nombreux, qui vivent chichement.

Inégalités

Selon le dernier rapport du Bitouah Léoumi (la sécurité sociale), 20 % des Israéliens, soit plus de 1,8 million de personnes – dont 842 000 enfants (4) – vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Sur les 36 pays membres de l’OCDE, Israël occupe l’avant-dernière place concernant le taux de pauvreté (devant les États-Unis), et figure parmi les dix pays aux plus forts taux d’inégalités, avec notamment, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Turquie et le Mexique (5). Elie Elalouf, député sortant du parti de centre droit Koulanou, expert reconnu dans ce domaine, constate avec tristesse : « Israël, côté pile, c’est la start-up nation, côté face, c’est la misère. » (6) Car l’économie israélienne se porte globalement bien et connaît une situation de plein-emploi. Le secteur de la high tech, en particulier, réalise des prodiges, notamment à l’exportation. Mais, précisément, en creusant les écarts en matière de salaires, d’éducation et de productivité, le secteur technologique a multiplié les « laissés-pour-compte » du miracle israélien. L’OCDE avait fait ce diagnostic dès 2014 dans son rapport sur Israël : « Cette croissance induite par la technologie n’a pas été assez inclusive : la pauvreté et les inégalités se sont aggravées, et le pays traverse une période d’assainissement budgétaire ». Tous les experts internationaux insistent sur la nécessité de politiques publiques plus actives dans l’éducation, la santé, la formation professionnelle. Peine perdue.

Binyamin Netanyahou n’a jamais caché son penchant pour les thèses libérales, voire ultralibérales, en économie. « Bibi », comme le surnomment ses partisans, est à ce titre un pur produit de l’école de Chicago, dont il a appris la doctrine sur les bancs du prestigieux MIT, avant de la mettre en pratique dans le secteur privé, d’abord comme conseiller stratégique au Boston Consulting Group, puis en qualité de cadre dirigeant d’une entreprise israélienne. Dès son premier mandat (1996-1999), adversaire résolu de l’État-providence (Welfare State), il a mis en place une politique de Workfare State (que l’on pourrait traduire par « Tout pour l’emploi »), en réduisant les indemnités chômage, en facilitant les licenciements, et en marginalisant le rôle des conventions collectives. Cette politique réussira globalement. Comme le note l’OCDE en 2018, la croissance est vigoureuse et le chômage faible et en baisse. La hausse rapide de l’emploi a également renforcé les revenus des plus pauvres, ce dont ont bénéficié les catégories défavorisées. Néanmoins, la proportion de travailleurs pauvres a augmenté, de nombreux actifs, notamment des Arabes israéliens et des Haredim, occupant des emplois peu rémunérés en raison de leurs compétences limitées (7). En d’autres termes, la précarité s’est installée… durablement !

Cela n’empêche pas le chef du gouvernement israélien d’entonner à tout propos un des grands classiques du populisme : « le peuple contre les élites ». Il serait bien évidemment du côté du premier, alors qu’il aime fréquenter les milliardaires, on l’a vu. Plus encore, il a laissé s’opérer une mutation qui correspond à l’autre face cachée du miracle économique israélien : la constitution d’une oligarchie, qui, en cumulant monopoles et positions dominantes dans des secteurs-clés (télécommunications, énergie, banque, immobilier…), a amassé des fortunes considérables (8). Ces tycoons – une dizaine de familles – dominent désormais l’économie israélienne, et ils jouent de leur influence au niveau politique. Le gouvernement a fait adopter par la Knesset un cadre juridique sur l’exploitation du gaz au large des côtes qui protège très bien les intérêts du monopole détenu par Delek, la compagnie d’Itzak Tshuva, en partenariat avec la société américaine Noble Energy. Les propriétaires de chaînes de télévision se félicitent de la mise en coupe réglée du service public. Dans d’autres domaines, le lobbying des puissants fonctionne parfaitement, empêchant le plafonnement des frais bancaires qui ponctionnent lourdement le budget des ménages, par exemple. Un documentaire télévisé en trois épisodes (Le plateau d’argent) (9), plébiscité par le public, mettait en exergue ces pratiques anti-concurrentielles, l’idéologie qui les sous-tend et les liens entre leurs bénéficiaires dans le monde économique et les décideurs dans la sphère politique. Mais Binyamin Netanyahou n’en a cure, car pour consolider sa popularité, il sait jouer sur des réflexes bien ancrés dans une population qui craint d’abord pour sa sécurité dans une région en flammes.

Face à l’islamisme

La nouvelle donne régionale favorise la montée du populisme. Pourtant, Israël n’a plus de pays ennemi à ses frontières : l’Égypte et la Jordanie ont signé avec Israël des traités de paix qui fonctionnent bien. Sur la frontière nord, le gouvernement libanais n’a plus le monopole de la force qui est l’une des caractéristiques d’un État indépendant. Au nord-est, la Syrie existe encore, mais par la seule grâce de Vladimir Poutine, avec qui le gouvernement israélien avait su développer une concertation étroite, avant le grave incident qui devait conduire à la mort de 15 soldats russes, leur avion ayant été abattu dans des circonstances troubles le 16 septembre dernier. Au sud, l’Arabie saoudite a abandonné son statut d’ennemi juré de l’État juif au profit de celui de candidate à un partenariat privilégié : une coopération encore officieuse mais déjà importante dans les domaines de la technologie, de l’économie et des renseignements militaires dessine une alliance étroite qui change la donne sécuritaire dans la région. Au total, Israël ne connaît plus d’État fort et hostile à ses frontières, ce qui ne signifie pas que le pays soit hors de danger. La menace iranienne se fait plus pressante, avec l’installation de bases en Syrie, et deux puissantes milices, le Hezbollah au nord et le Hamas au sud, restent fidèles à leurs mentors de Téhéran. À Gaza, le Hamas a été à l’offensive pendant toute l’année 2018 et de graves incidents opposant Tsahal et ses sympathisants ont été à l’origine de plusieurs centaines de morts, de plus de dix mille blessés et de graves dégâts. Sur le front nord, la perspective d’une véritable guerre avec un Hezbollah doté d’une capacité de nuisance sans précédent ne peut plus être écartée. On peut imaginer que les Israéliens, avec leur puissante armée, ne vont pas rester éternellement indifférents à l’idéologie mortifère des derniers ennemis de leur pays. En tout état de cause, dans un contexte mondial où l’islam politique est à l’offensive, la population à Jérusalem, à Haïfa, ou à Tel-Aviv s’identifie à toutes les victimes du terrorisme… en s’octroyant parfois facilement une bonne conscience. Ainsi, ce fameux 14 mai 2018, les deux évènements célébrés en grande pompe – le transfert de l’Ambassade américaine à Jérusalem et le retour triomphal de la gagnante de l’Eurovision à Tel-Aviv – éclipsèrent un troisième titre de l’actualité : à la « frontière » entre Gaza et Israël, une manifestation organisée par le Hamas fut vivement réprimée par l’armée israélienne. Les tirs des soldats firent soixante-trois morts dans les rangs des manifestants. Le présentateur de la fête sur la place Rabin à Tel-Aviv y fit une rapide allusion (« Notre pays connaît aussi souvent des moments difficiles, mais cela ne doit pas nous empêcher de manifester notre joie lors de nos succès »). C’est dire si l’ethno-centrisme fonctionne. D’autant que le gouvernement sait le stimuler.

Ethnocentrisme

Le contexte sécuritaire conduit les Juifs israéliens à une méfiance instinctive vis-à-vis du monde arabe, et à soutenir toute initiative inspirée par un ethnocentrisme exacerbé. Ainsi, un vieux projet de législation dite « Loi sur la Nation » a fini par être adopté par la Knesset fin juillet 2018. Ce sera la treizième loi fondamentale d’un pays qui ne possède pas de constitution. Ce texte dispose notamment qu’Israël est l’État-Nation du peuple juif (article 1er) ; que la langue arabe n’est plus traitée comme l’hébreu (article 4) ; que « L’État considère le développement de la colonisation juive comme une valeur nationale et agira pour encourager et promouvoir sa création et sa consolidation » (article 7). L’adoption de cette loi a suscité de vives protestations, notamment au sein de la minorité arabe israélienne. Celle-ci représente plus de 20 % de la population du pays, soit près de deux millions de personnes. La sous-minorité druze (environ 150 000 personnes), en particulier, s’est dressée vent debout contre des dispositions qui freineront le développement de ses localités dans le Nord du pays. Plus fondamentalement, ce texte met en cause l’identification des Druzes israéliens à leur pays qu’ils servent fidèlement, notamment à l’armée et dans les services de sécurité, où nombre d’entre eux font carrière, y compris au plus haut niveau. Cette « révolte druze » fera sans doute perdre au Likoud des voix dans cette communauté… mais il en gagnera d’autres. En effet, Binyamin Netanyahou, en poussant à l’adoption de la loi dans une phase sécuritaire délicate, savait parfaitement ce qu’il faisait. Un sondage (10) montrait que ce texte était approuvé par 58 % des personnes interrogées contre 34 % (8 % étant sans opinion).

Israël et l’Internationale populiste

Dans le dispositif pré-électoral du Premier ministre sortant, les initiatives de ce type se multiplient qui permettent d’amalgamer la gauche, les Arabes, et les intellectuels, présentés comme des opposants irréductibles à la judéité de l’État (11). Ce discours entre en résonance avec ceux des populistes qui désormais dominent de grandes puissances (États-Unis et Russie), des pays émergents (Brésil, Inde, Turquie) et qui conquièrent des pays en Europe (le dernier en date étant l’Italie). Au sein de l’Union européenne, le Premier ministre israélien a observé avec intérêt les divisions apparues entre les États membres… et décidé de les utiliser. En 2017, il s’était rapproché des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Slovaquie, République tchèque) et avait participé à l’une de leurs réunions. De façon très solennelle, il a reçu en juillet 2018 à Jérusalem le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Pour emporter le soutien de ses nouveaux alliés, Binyamin Netanyahou joue sur plusieurs registres : le registre nationaliste de ces pays très critiques du fonctionnement d’une UE présentée comme hostile à Israël ; le registre économique en proposant de mettre à leur disposition les atouts de la high tech israélienne ; enfin le registre historique : il se déclare satisfait des déclarations contre l’antisémitisme de ses homologues des pays baltes. Il a même souscrit une déclaration commune avec le Premier ministre de Pologne qui dédouane ce pays de toute responsabilité dans la Shoah. Avec la Hongrie, il est allé plus loin, refusant de se solidariser avec le milliardaire américain George Soros, originaire de ce pays, où les autorités avaient mené une campagne antisémite contre lui. Les Israéliens du camp de la paix (il en reste) sont choqués par ces accointances avec l’Internationale populiste.

Mais le discours pacifiste est souvent rendu inaudible par le comportement d’un leadership palestinien en pleine décadence. Au printemps dernier, après avoir échoué pour la énième fois à se réconcilier avec le Hamas, le président de l’Autorité palestinienne a renoué avec la grande tradition antisémite du mouvement nationaliste arabe, en prononçant un discours-fleuve où tous les stéréotypes anti-juifs figuraient (12). Contraint de s’excuser (sous la pression de ses soutiens dans l’Union européenne), Mahmoud Abbas (Abou Mazen) n’est pas sorti grandi de cette séquence aux yeux des Israéliens. Tout au contraire, les déclarations de ce type renforcent une idée largement répandue dans l’opinion publique israélienne depuis la deuxième Intifada (2000) : « Il n’y a personne à qui parler » (ein im mi ledaber).

La droite israélienne attend les prochaines élections sans inquiétude. On peut la comprendre. Dans un Israël préoccupé par la montée de l’islamisme, miné par la corruption, découragé par la progression des inégalités, et en proie à un ethnocentrisme exacerbé par des politiciens sans scrupule, le populisme a de beaux jours devant lui.

Notes

(1) La prochaine compétition de l’Eurovision dont la finale aura lieu à Tel-Aviv le 18 mai 2019 fait déjà l’objet de consignes de boycott.

(2) Le Parlement israélien compte 120 membres élus sur des listes nationales à la représentation proportionnelle intégrale. Le seuil de représentativité a été relevé à 3,25 %. Un parti doit donc faire élire un minimum de 4 députés pour être représenté à la Knesset. Dans sa formation actuelle, le Parlement compte 10 groupes politiques : Likoud (droite, parti de Binyamin Netanyahou, 30 sièges) ; Koulanou (centre-droit, 10 sièges), le Foyer juif (extrême-droite sioniste-religieuse, 8 sièges), Israël Beïtenou (extrême-droite, proche des nouveaux immigrants russophones, 5 sièges depuis le départ d’une élue de ce groupe), Shas (ultra-orthodoxes séfarades, 7 sièges), Yaadout ha Thora (ultra-orthodoxes ashkénazes, 6 sièges). L’opposition est éclatée entre le Camp sioniste (Regroupement du Parti travailliste et d’un petit parti centriste, 24 sièges), Yesh Atid (centre, 11 sièges), Liste (arabe) unifiée (13 sièges), Meretz (extrême gauche, 5 sièges).

(3) Shlomo Layani, maire de Bat-Yam, a purgé une peine de 8 mois de prison. Il rejoint ainsi sur la liste ses collègues Shimon Gabso (Nazareth), Tzvi Bar (Ramat-Gan), Nissim Malka (Kiriat-Shmona), Rahamim Melloul (Rehovot), etc. Ehoud Olmert, ancien Premier ministre, a été emprisonné pour plusieurs faits de corruption intervenus pendant la période où il était maire de Jérusalem. Source : Jacques Bendelac, « Corruption en Israël : pourquoi de nombreux maires sont corrompus », Israel Valley, 11 septembre 2016 (en français). Ces déboires judiciaires n’ont pas empêché plusieurs maires mis en cause d’être réélus le 30 octobre 2018, telle Myriam Fierberg à Netanya.

(4) https://fr.timesofisrael.com/18-million-disraeliens-dont-842-000-enfants-sous-le-seuil-de-pauvrete-rapport/

(5) https://data.oecd.org/fr/inequality/inegalite-de-revenu.htm#indicator-chart ; https://data.oecd.org/fr/inequality/taux-de-pauvrete.htm.

(6) https://fr.timesofisrael.com/israel-pile-cest-la-start-up-nation-face-cest-la-misere-deplore-alalouf/

(7) http://www.oecd.org/fr/eco/etudes/ISRAEL-2018-OCDE-Etudes-Economiques-Synthese.pdf

(8) Les principales fortunes du pays sont détenues par Roman Abramovich (12,5 milliards de dollars – le propriétaire du club de Chelsea, en devenant israélien en 2018, a pris la tête du peloton des grosses fortunes du pays) ; Eyal Ofer (9,3 milliards, immobilier, transport maritime) ; Stef Wertheimer (9 milliards, métallurgie) ; Patrick Drahi (6,5 milliards – le patron d’Altice détient en Israël un groupe de télévision et la chaîne I24News) ; Shari Arison (5,5 milliards, banque, tourisme – est en train de se retirer des affaires) ; famille Azrieli (5 milliards, centres commerciaux) ; Gil Schwed (4,2 milliards, cybersécurité) ; Itzhak Tshuva (4,1 milliards, énergie) ; Haïm Saban (3,5 milliards, télévision) ; Arnon Milchen (cinéma, 3,5 milliards – il est aussi le principal protagoniste du dossier 1000 évoqué plus haut). Source : https://fr.timesofisrael.com/eyal-ofer-en-tete-de-la-liste-des-israeliens-moins-riches-quabramovich/

(9) Doron Tsabari, Magash Hakesef, 2015.

(10) Sondage Walla/Panel Politics du 30 juillet 2018.

(11) Voir notre article « Menaces contre la démocratie israélienne », Diplomatie, no 81, juillet-août 2016.

(12) Guillaume Gendron, « Mahmoud Abbas, dérapage antisémite et verrouillage politique », Libération, 2 mai 2018.

Légende de la photo ci-dessus : L’actuel Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, est en poste depuis 2009, après avoir déjà occupé ces fonctions entre 1996 et 1999, détenant ainsi le record de longévité après David Ben Gourion. À la suite d’une crise au sein de la coalition de gouvernement qui a conduit en novembre 2018 à la démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman, Binyamin Netanyahou a également récupéré le portefeuille de la Défense, pour éviter une dissolution du gouvernement qui aurait provoqué des élections législatives anticipées. (© Shutterstock/Alexandros Michailidis)

Article paru dans la revue Diplomatie n°96, « BREXIT : 90 jours avant la fin d’un monde », janvier-février 2019.

Philippe Velilla, Israël et ses conflits : des querelles et des rêves, Paris, Le Bord de l’eau, septembre 2017, 192 p.

À propos de l'auteur

Philippe Velilla

Philippe Velilla

Docteur en droit, enseignant à l’Université numérique européenne des études juives (UNEEJ) et auteur du blog Vu d’ici et là (velillap.over-blog.com).

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