La nouvelle formule de DSI, quels changements ?

Avec votre numéro 147 arrivent une série de changements dans le cadre d’une nouvelle formule, la première depuis 2016. Nous avons tenu compte de vos remarques et observations reçues au fil des ans. Nous avons aussi mené en interne, depuis janvier 2019, une réflexion sur le rôle que nous avions dans le monde de la défense comme, plus généralement, dans la société : sur ce que devait être le DSI des années 2020. Notre spécificité est de fournir un modèle hybride original, combinant veilles, recherche et analyses de chercheurs comme de praticiens dans un format de type magazine, permettant à tout un chacun, de l’étudiant au chef d’état-major, d’avoir accès à la pointe avancée de la réflexion sur les questions stratégiques et militaires.

Ce sera évidemment toujours le cas : nous croyons dans les vertus d’une réflexion approfondie accessible au prix de l’effort intellectuel. Nous sommes fiers de nos procédures de vérification, qui peuvent faire appel à la revue par les pairs. Nous sommes fiers également de notre indépendance, financière comme politique, qui peut parfois irriter dans l’industrie, les armées ou le monde politique. Non pas gratuitement, mais parce que nous croyons aux vertus du débat et qu’il n’est de débat que libre. Dans un système international où les risques et menaces se diversifient et où il importe de maîtriser une littérature qui n’a jamais été aussi dense, nous pensons aussi que « tout homme qui écrit – et qui écrit bien, sert la France » . Nous sommes également fiers de faire tout cela en conservant un prix raisonnable, même si cette nouvelle formule voit son adaptation (le prix de l’abonnement reste pour l’instant inchangé).

Enfin, nous sommes également fiers de pouvoir proposer une revue alternative aux grands titres anglo-saxons du secteur défense. DSI s’est non seulement imposé dans le monde francophone mais aussi ailleurs : nous sommes disponibles dans plus de 4 800 points de vente en France mais aussi dans plus de 30 pays. DSI est ainsi, pleinement, une revue internationale, et pas uniquement parce qu’elle donne la parole aux meilleurs chercheurs mondiaux travaillant sur les questions stratégiques. Que réserve notre nouvelle formule ?

De nouvelles chroniques

Parce que nous sommes un espace de débats, nous avons fait appel à quelques-uns des meilleurs chercheurs français pour aiguillonner la réflexion dans des chroniques récurrentes :

Vous avez pu découvrir Roger Noël dans DSI n°146. Pseudonyme d’un spécialiste du renseignement et du contre-terrorisme. Il complètera avec ses analyses des débats et de la littérature spécialisé la rubrique de veille des actes terroristes, la seule du genre existant en France, établie par Véronique Sartini.

Politologue, Directeur de l’Institut d’Etudes de Stratégie et de Défense à l’Université Jean Moulin Lyon-3, professeur à l’Ecole de guerre et chargé de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée, Olivier Zajec a un passé opérationnel et a évolué dans le monde du conseil. Il interviendra sur les questions stratégiques au sens large.

Economiste, Renaud Bellais est chercheur associé à l’ENSTA-Bretagne et est actuellement en poste chez MBDA après être passé chez Airbus. Spécialiste des questions d’économie de défense, il gardera pour nous un œil acéré sur les questions industrielles et d’économie de défense.

Politologue, Delphine Deschaux-Dutard, est professeur à l’Université de Grenoble-Alpes et membre du Centre d’études sur la Sécurité Internationale et les Coopérations Européennes (CESICE). Notamment spécialiste des relations franco-allemandes et de la PSDC, elle interviendra également sur ces questions, stratégiques pour la France, chez nous.

On ne présente plus Laure Bardiès, sociologue, et Michel Goya, historien et colonel (R) issu des Troupes de Marine, qui animaient dans nos pages les chroniques « penser la guerre » et « penser les opérations ». Ils restent bien évidemment parmi nous.

Historien et enseignant aux Ecoles de Saint Cyr Coëtquidan, Stéphane Taillat est également chercheur au Centre de Recherche des Ecoles de Coëtquidan. S’il a beaucoup étudié la contre-insurrection, il s’est notamment spécialisé sur le domaine cyber et ses implications stratégiques, domaine qu’il chroniquera pour nous.

Un nouveau rubriquage

Autre nouveauté, nous consacrons deux pages, en début de magazine, pour revenir aux fondamentaux. Dans un monde où la manipulation de l’information redevient un instrument de premier plan dans les stratégies d’influences d’acteurs parfois hostiles, revenir sur une déclaration ou l’interprétation de faits peut aider à mieux mettre en perspective des événements. Si le choix du premier sujet est le fait de la rédaction – préservation de la surprise autour de la nouvelle formule oblige – les suivantes seront mises au vote sur notre compte Twitter, @DSI_magazine.

Nous conservons un certain nombre de nos rubriques et notamment nos contrats du mois – là aussi la seule veille aussi systématique dans le domaine public – ; la carte, en partenariat avec notre revue-sœur Carto ; ou encore nos fiches techniques (elles sont à présent plus de 500 !). Avec nos brèves analytiques et les “flashs” concernant l’industrie de défense et les programmes en cours, l’ensemble forme un ensemble robuste permettant de suivre l’actualité stratégique. Nous conservons également – parce qu’il est essentiel de travailler en profondeur – nos recensions, de même évidemment (et parce que l’humour peut être le meilleur révélateur de notre monde) la chronique de Carl von C.

Par contre, nous réagençons d’autres rubriques. Les « débats » font place à « art de la guerre » et « concepts » à « technologies », tandis qu’assez logiquement, nous conservons la rubrique « armées » – en lui adjoignant cependant un point de situation d’une armée sous la forme d’un tableau de bord ; ce qui permet au demeurant de porter le regard vers des forces moins connues.

Ces trois rubriques sont aussi des espaces d’expression pour les professionnels de la défense, chercheurs, militaires ou, cette fois sous forme d’interviews, petits ou grands industriels : DSI n’est pas qu’une revue du groupe Areion, elle est aussi le reflet de la communauté de défense comprise au sens large. Toutes et tous y sont bienvenus, pour peu que nos règles (éventuelles demandes de correction de la part de notre comité scientifique, textes n’excédant pas 12 400 ou 17 500 signes espaces et notes de bas de pages compris) soient respectées.

Quinze ans après son lancement et après avoir publié des milliers d’articles, le DSI des années 2020, publié en alternance avec nos hors-séries, vous attend donc. Nous espérons ainsi répondre à vos attentes et continuer à nourrir votre réflexion, voire susciter des vocations. Bonne lecture !

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