Le Starstreak peut être tiré à l’épaule avec un tube classique ou être monté sur trépied avec un lanceur à trois tubes qui permet d’engager rapidement plusieurs cibles. Outre les variantes hélicoptère (ATASK) et navale (Seastreak), une variante montée sur le véhicule chenillé Alvis Stormer AFV, le Starstreak SP HVM cumule huit tubes prêts à tirer, avec 12 missiles supplémentaires en réserve.
L’architecture Sky Warden
Couvrant tout le spectre de menaces UAS (Unmanned air system) allant des microdrones de classes 1 et 2 aux drones tactiques en passant par les drones kamikazes et les munitions rôdeuses, ce système C2 multicouche, modulaire et évolutif représente le fleuron de MBDA dans le domaine de la lutte antidrone. Articulé autour d’un ensemble de capteurs (infrarouge, électro – optique, radar, radio), le Sky Warden fournit plusieurs couches de protection C‑UAS dans tous les environnements (urbain, montagneux, désertique, maritime) au profit d’infrastructures fixes, de moyens mobiles, d’unités de combat ou d’unités GBAD. Il peut ensuite actionner une large gamme d’effecteurs allant du brouilleur au missile, en passant par les drones antidrones, les lance – filets, les armes à effet dirigé, etc.
Les logiciels C2 du système Sky Warden intègrent des algorithmes d’IA capables de réduire les fausses alertes et génèrent des réponses adaptées à toutes les menaces avec une approche incrémentale. Ils permettent la planification des missions, la gestion des règles d’engagement et l’entraînement de ses utilisateurs. Le Sky Warden peut être utilisé seul, débarqué ou embarqué dans un véhicule, ou encore intégré à un dispositif plus large grâce à des liaisons tactiques JREAP‑C ou propres à l’unité de déploiement. Le SATCP Mistral 3 constitue la composante MANPADS de cet ensemble.
Le Nimbrix et le concept Loke
La lutte antidrone est devenue incontournable, car elle s’invite tant dans les affrontements conventionnels que dans la guerre hybride avec les récents survols d’infrastructures en Allemagne, au Danemark et dans d’autres pays européens. La défense aérienne, déjà pensée depuis longtemps comme une architecture multicouche, vient donc s’étoffer de quelques couches supplémentaires : du fusil de chasse au canon de 20 mm pour les 2 000 premiers mètres de portée, jusqu’aux missiles VSHORAD destinés à abattre à plus longue portée des cibles plus imposantes et moins nombreuses.
Entre les deux, il existe un déficit capacitaire que vient combler le missile Nimbrix de Saab, pour traiter des cibles trop nombreuses pour le RBS‑70NG, et trop agiles ou éloignées pour être à portée des canons de moyen calibre tels que le Flakpanzer Gepard ou, plus récemment, le Skyranger. Pour répondre à ce besoin, il a fallu développer un missile performant, très peu coûteux et facile à produire en masse.
Le Saab Nimbrix est un missile C‑UAS de type fire-and – forget mesurant environ 1 m de long pour un poids de moins de 3 kg, offrant une enveloppe de tir de 2 km à 5 km de portée contre les cibles manœuvrantes. Deux fois moins gros que le RBS‑70NG, le Nimbrix intègre un autodirecteur infrarouge basique et une petite charge explosive dont les détails sont classifiés, mise à feu par un détonateur de proximité. Le Nimbrix est destiné à engager des essaims de drones et à les détruire grâce à sa tête hardkill airburst à fragmentation. Ce petit missile, prévu pour contrer les munitions rôdeuses et les drones kamikazes, devra effectuer en masse un travail de précision : chaque missile doit abattre un drone, y compris face à un essaim. Le Nimbrix peut être tiré au coup par coup ou en salves, par un lanceur multiple de neuf à douze missiles monté sur un trépied.













