Ces navires militaires, appelés à soutenir les activités commerciales (pêche) et scientifiques, montrent l’imbrication des trois dimensions en Antarctique. La question militaire apparaît cependant beaucoup moins déterminante que les deux autres, économique et scientifique. Ce sont elles qui orientent et organisent les politiques déployées par les acteurs impliqués dans la région, et qui alimentent donc les tensions qui la traversent.


Notes
(1) Ces craintes sont notamment exprimées dans un rapport adopté en 2018 par l’association Greenpeace : « Licence to krill: the little-known world of Antarctic fishing » (https://bit.ly/3g4qrmM).
(2) Des centaines de brevets sont enregistrés auprès de l’Office européen des brevets comme de son homologue états-unien.
(3) Des activités équivalentes sont par exemple développées par la Norvège (station TrollSat).
(4) On observera avec intérêt les activités du nouvel ambassadeur des pôles en France (Olivier Poivre d’Arvor), nommé en novembre 2020 et dont la mission porte précisément sur ces « enjeux maritimes ».
(5) Memorandum of Safeguarding U.S. National Interests in the Arctic and Antarctic region, 9 juin 2020.
Légende de la photo en première page : Une partie des drapeaux des pays signataires du Traité sur l’Antarctique en arrière-plan du marqueur officiel du pôle Sud (renouvelé et déplacé régulièrement, en raison de la dérive des glaces). (© Michael Lodge/Shutterstock)













