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VORTEX, drone spatial en devenir

Sur la base de tels critères techniques et commerciaux, nous développons un modèle d’affaires équilibré en termes de nombre de véhicules produits (flotte), de volume d’activité (nombre de vols annuels) et de rythme d’utilisation de chaque véhicule (en tenant compte du reconditionnement nécessaire).

Dans un premier temps au moins, VORTEX doit être un drone : les phases de retour et d’atterrissage doivent être automatiques. Cela engendre-t‑il des difficultés particulières, y compris dans un environnement qui peut être marqué par les interférences GPS ?

Les phases terminales d’un vol du VORTEX sont les plus familières pour une société comme la nôtre. Nous revenons là dans un domaine de vol atmosphérique classique. À titre de comparaison, l’atterrissage du VORTEX s’apparente, en termes de performances, à celui d’un Mirage III turbine coupée.

Sur l’aspect « drone », notre expérience du drone de combat nEUROn a démontré toute notre aptitude à réaliser des vols et atterrissages autonomes. Enfin, le vol de notre démonstrateur permettra également de valider une grande partie des fonctions de vol de ce véhicule.

Dans l’hypothèse où un programme de développement serait effectivement lancé, dans quel délai pourriez-vous faire voler un démonstrateur ?

Le programme de développement du démonstrateur est d’ores et déjà lancé, et son vol est prévu pour le deuxième trimestre 2028.

Propos recueillis par Joseph Henrotin, le 17 octobre 2025.

Légende de la photo en première page : Par définition, l’avion spatial doté d’une soute est polyvalent. (© Dassault Aviation/Falcon Graphics Lab)

Article paru dans la revue DSI hors-série n°105, « Technologies militaires 2026 », Décembre 2025-Janvier 2026.
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