Aujourd’hui, les Génois conservent un souvenir amer du bombardement de leur ville, tout comme de l’humiliation de leur doge. Lorsque, en 2004, Gênes fut déclarée « ville européenne de la culture », une gravure allemande (5) représentant le bombardement fut largement distribuée à l’issue des cérémonies. Ce document, enroulé, était ceint d’un ruban blanc et rouge aux couleurs de Gênes.
Notes
(1) Gaudenzio Claretta, « Il Doge di Genova alla corte di Versailles nel maggio dell’anno, 1685 », Giornale ligustico di archeologia, storia e letteratura, XII, 1885, p. 342 (https://tinyurl.com/bdvsxsvr)
(2) Jean Donneau de Visé, Relation historique de tout ce qui a été fait devant Gênes par l’armée navale de Sa Majesté tres-chrestienne, Chez Thomas Amaulry, 1684, p. 97-98.
(3) Voltaire, Le siècle de Louis XIV, chap. XVI, 1751.
(4) Émile Vincens, op. cit., p. 228
(5) Titre : « Genua wird durch die Französische Flotta mit Fewer bëangstiget im Monat Majo 1684 », collection privée.
Légende de la photo en premoière page : Tableau de Claude Guy Hallé, intitulé Réparation faite à Louis XIV par le doge de Gênes. Le 15 mai 1685, lorsque le doge de Gênes se rend à Versailles et se présente devant Louis XIV, vêtu d’un grand manteau en velours pourpre, il assure l’avenir commercial de sa cité ; son geste ayant incité la cour française à acheter massivement le précieux tissu, assurant par ces fonds la reconstruction de Gênes. (DR)













